Vie de parent

Où et comment préférez-vous donner la vie ?

« Un accouchement peut être comparé à un voyage. Vous connaissez l’arrivée, le bébé. Mais l’inconnu reste de mise quant au moyen de transport que vous choisirez ». Ces paroles sont celles de Vanessa Wittvrouw, présidente de l’Union professionnelle des sages-femmes de Belgique.

Où et comment préférez-vous donner la vie ?

Pour la plupart des parents belges, 98% exactement, en 2019, ce « moyen de transport », c'est l’hôpital. Mais, depuis plusieurs années, des interrogations se font plus nombreuses. Elles ont commencé par le débat sur les violences obstétricales. Après un premier accouchement, des femmes refusent des actes médicaux sans leur consentement.

Une remise en question accélérée par la crise du covid. Pendant le premier confinement, le papa n’était pas toujours autorisé à accompagner la maman pendant l’accouchement. Le port du masque était obligatoire pour la maman pendant le travail. Les visites des proches (dont les frères et sœurs du nouveau-né) interdites.

Des restrictions qui auraient poussé encore plus certains parents à vouloir autre chose qu’une chambre d’hôpital. « Si nous ne disposons pas encore de statistiques qui le prouvent, nos sages-femmes ont confié qu’elles avaient été bien plus sollicitées que d’habitude », relève Vanessa Wittvrouw.

Un véritable choix de vie

Le Baromètre des parents 2020 de la Ligue des familles confirme cette tendance. Il relève que 18% des femmes sur les 1 500 interrogées à Bruxelles et en Wallonie ne souhaitent pas accoucher à l’hôpital. Ce choix n’est donc pas partagé par 82% des parents, qui se sentent davantage en sécurité à l’hôpital. À raison selon le Collège royal des gynécologues-obstétriciens de langue française de Belgique.

En fonction des affinités et surtout de l’évaluation du risque, les choix sont donc posés. Mais pour cela, encore faut-il être informé. D’où l’idée de ce dossier. Il vous propose un inventaire des lieux où donner la vie, les raisons des préférences parentales et l’avis des expert·e·s.

Alix Dehin et Marie-Laure Mathot