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Un casse-tête… mais des solutions

Ah, le confort de la 1re année, malgré vos inquiétudes à pénétrer le lieu des grands parmi lesquels il semblait si frêle. Et le temps béni de la 6e ? Bien sûr, l’épreuve du CEB vous a fait, à certains moments, transpirer (et votre gamin ou gamine, peut-être pire encore ?) mais l’angoisse n’était pas comparable à celle que vous traversez maintenant (ou du moins le pensez-vous) face aux interrogations anxieuses ou aux changements de décisions de votre (presque) vieil ado. Vous vous sentez impuissant ? Pourtant, vous pouvez l’aider… à moins qu’il vous ait déjà appelé au secours.

Un casse-tête… mais des solutions - Thinkstock

Ça va tout seul !

Il y a des jeunes pour qui ça roule tout seul quel que soit le type d’orientation. Si en technique et même en professionnel (selon les débouchés possibles !), l’étudiant a déjà un fameux bagage, un premier bout de métier en main, pour l’enseignement général, il n’en va pas de même. Disons-le : en rétho, il a peut-être une ébauche de méthode, une capacité d’analyse qui ne demande qu’à se développer, les premières clés pour connaître les choses du monde… mais, sur le terrain, il n’est guère capable de se débrouiller si ce n’est être jobiste à la grande surface du coin ou dans un établissement de l’HoReCa.
On a coutume de dire que c’est en 5e année que l’étudiant du général doit commencer à s’interroger sur ce qu’il souhaite faire plus tard. Plus tard, en termes d’études ou en termes de métier ? Et c’est là que la fièvre commence à monter côté jeune et côté parents. Confronter ses fantasmes à la réalité des études et par extension des métiers (ou l’inverse) est souvent douloureux. Surtout, ne pas se laisser aller, trouver la force de se renseigner, de s’évaluer et surtout de mesurer les moyens qu’on est prêt à se donner pour réussir. Wouah !
Quand le parcours scolaire s’est passé sans quasi d’embûches, parfois même avec une facilité déconcertante, c’est à ce moment-là que les meilleurs se font piéger. Fini de bloquer l’interro à la dernière minute : apprendre à maîtriser un métier, ça demande effort et persévérance. Tout un programme que vous ne pouvez pas entamer à sa place. Alors ? Outre l’encourager à se poser les bonnes questions, vous pouvez lui conseiller de garder un œil sur les passerelles et débouchés, imaginer d’éventuelles réorientation pour ne pas bêtement se fermer des portes. Et le ramener - en douceur ! - sur Terre quand il le faut : rien ne sert de rêver de doctorats s’il risque de ne pas arriver à surmonter les cours plus généraux dispensés au premier cycle.
L’idéal reste d’aller « sur le terrain », un bon moyen de tâter l'ambiance des environs, à l’occasion de portes ouvertes ou de cours préparatoires, pour se faire une idée précise de ses futures études. Ce petit tour sur le terrain peut se faire également via les sites internet, dont les forums sont fréquentés par des étudiants qui répondront le plus concrètement possible. Less pages 22-23 de ce numéro vous indiqueront encore bien d’autres pistes pour ne pas se laisser déborder en toute dernière minute jusqu’à rendre fous son GPS interne (et le vôtre par la même occasion !).

Ça ne va pas tout seul !

Son parcours scolaire est chaotique ? Indécis ? Il a raté ? Elle change d’idée et renâcle à continuer l’orientation choisie ? Là aussi, ce dossier vous propose un premier élagage des bonnes et fausses bonnes idées qui envahissent les jeunes à ce moment-là. Avec paroles d’experts et surtout témoignages d’étudiants qui s’en sont sortis et qui vous livrent leurs pistes.
Plus que trente fois dormir (et des poussières en plus)… et vous serez en vacances. Pensez-y ou préparez-vous déjà pour l’année à venir.

Myriam Katz

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