Loisirs et culture
Après Jardin d’Eden, premier ouvrage remarqué sur le thème du consentement, Juliette Leyvraz Lagnaz, autrice belgo-suisse, revient avec Quitter la glace, chez Glénat. Cette fois-ci, c’est la domination patriarcale qui est au cœur de ce bel objet graphique aux textes limités en nombre, aux images très présentes et prenantes. Le tout dans une retenue et une intimité qui génèrent plein de douceur.
Le personnage principal de Quitter la glace se présente sous les traits de Nève, la trentaine, en plein questionnement sur elle et son avenir. Au fil des pages, on la voit évoluer entre, d’un côté, son père, alias la Montagne, homme froid, distant, tout en étant écrasant, et de l’autre, Lucette, la voisine du dessus, petite femme pleine d’expérience de vie, bavarde autant qu’à l’écoute, féministe et directe. Entre le poids des souvenirs d’enfance et la découverte d’une nouvelle voie à explorer, Nève se lance sur le chemin de l’émancipation, accompagnée de Lucette et de ses amies de toujours.
Malgré l’économie de mots – on aurait aimé que le sujet soit abordé plus en profondeur –, Quitter la glace a le mérite d’inciter à une réflexion qui devrait particulièrement toucher les jeunes adultes. De plus, on ne peut qu’apprécier la beauté des paysages de montagne illustrés par Juliette Leyvraz-Lagnaz, tant ils invitent au voyage.
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