Crèche et école

Examens scolaires : des conseils pour diminuer le stress

La période des examens approche. Une formalité, depuis le temps que vos enfants sont soumis à ce genre d’exercice. Pas sûr ! Le trac est là, tantôt discret, tantôt intense quand il prend des allures d’angoisse. Petit à petit, il envahit toute la maisonnée, vous compris. Mais comment faire pour maîtriser ce satané stress qui risque de faire perdre tous ses moyens à votre enfant ?

En primaire : le plaisir d’apprendre avant les points

« Maman, oblige-moi à m’asseoir pour étudier ! ». La mère est interloquée. Elle qui voulait justement détendre l’atmosphère, convaincue que son petit de 9 ans n’avait pas besoin de répéter la matière pour le lendemain, s’interroge : qu’est-ce qui a bien pu lui échapper ?
Ses contrôles ont été bons tout le long de l’année. Il n’a pas de difficulté d’intégration en classe. Sa vie scolaire se déroule avec une grande facilité. Le gosse est là, face à elle, visiblement habité par un trac subit. Un signe de bon stress, celui qui libère l’adrénaline qui nourrira muscles et cerveau ? Difficile à dire. Dans le doute, cette maman répondra à l’injonction de son petit en lui proposant de revoir la matière pendant… un gros quart d’heure, histoire de le rassurer.
On a beau vouloir, à cet âge encore tendre, éviter tout principe de compétition, la course à la performance est bien présente. Et nous y participons, nous les parents, parfois même à notre insu. En comparant nos enfants entre eux, par exemple. Au sein de la fratrie, par rapport aux petits copains. Pas certain que cette approche leur donne le goût de l’effort. Il suffit d’un mauvais contrôle, de quelques points vacillants pour que l’enfant se sente alors moins sûr de lui. Seuls les élèves qui réussissent ont suffisamment de force en eux pour allier le plaisir d’apprendre au travail pour les points.
En attendant l’approche qui pourrait remettre à niveau bien des enfants, celle qui leur ferait comprendre que seuls leurs progrès personnels valent la peine, c’est toute la classe (avec des mômes plongés dans l’angoisse, faute de posséder suffisamment d’atouts) qui, dans certaines écoles encore (sous la pression souvent des parents eux-mêmes !), est soumise à plusieurs journées d’examens divers… sans compter la petite centaine de travaux d’évaluation et de dictées qui ont été donnés tout au long de l’année.

En secondaire : prendre la mesure du stress

Les écoles à pédagogie active comme Decroly le font depuis longtemps : les examens proprement dits ne sont introduits qu’à partir des toutes dernières années, afin que l’élève puisse s’entraîner à bloquer beaucoup de matières à restituer en quelques jours sans être tout à fait désarçonné.
Mais votre enfant n’est pas dans une telle école, les examens l’attendent et la peur s’installe tout doucement aussi. Si, chez l’enfant de primaire, les maux de ventre et vomissements sont des signes clairs de stress, chez l’enfant de secondaire, la peur est plus diffuse et peut se traduire soit par une dégringolade de points durant l’année, soit par de mauvaises relations avec le reste de la classe.
Pour mieux savoir s’il est sujet à l’angoisse de l’évaluation, observez s’il manifeste la moindre anxiété au moment où il est regardé lors d’une de ses activités extrascolaires (foot, musique, etc.). Une fois prise la mesure de cette peur, il existe des manières de rassurer votre enfant et de le soutenir dans la préparation des examens.
C’est là qu’entre en scène notre dossier : il se propose de vous aider à entraîner votre enfant à se confronter à l’épreuve. Avec des idées pratiques, des témoignages de jeunes déjà « passés par là » et des conseils de profs, de pédagogues et de nutritionnistes. Bloquer, c’est une chose. Vivre sainement pour mettre toutes les chances de son côté en est une autre. De quoi vous armer pour les semaines qui arrivent.



M. K.

Help !

Des idées pour les relaxer !

Chacun(e) à ses solutions pour se détendre. Partagez les vôtres avec vos enfants et si vous êtes en panne d’imagination, adoptez les nôtres :

  • Montrez-lui qu’une série de respirations abdominales lui feront le plus grand bien.
  • Invitez-le à fermer les yeux et à penser à un paysage qu’il aime tout particulièrement.
  • Aidez-le à organiser son travail : planifiez avec lui les révisions, discutez du sens de la leçon avant qu’il ne l’apprenne bêtement par cœur, apprenez-lui à retenir des mots-clés qui jouent le rôle du pense-bête.
  • Est-il auditif ? Visuel ? Incitez-le à trouver sa propre façon de travailler.
  • Sa méthode n’est pas du tout la vôtre mais elle est efficace ? Déstressez-vous et acceptez - eh oui ! - que votre rejeton ne vous ressemble pas nécessairement !
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