Santé et bien-être

Verrues : stop à la contagion

Jadis, les verrues plantaires étaient la hantise de bien des gamins-gamines. Elles n’ont pas disparu mais semblent davantage sous contrôle, notamment grâce à la prévention. Décryptage et conseils avec l’aide de la pharmacienne Charlotte Costenoble.

Où et comment une verrue s’attrape-t-elle ?

Numéro 1 au hit-parade du lieu pour attraper des verrues plantaires : la piscine et pas directement, comme on le croit souvent, le pédiluve - où les pieds de nos gamins se succèdent - mais plutôt le plongeoir, comme nous le rappelle notre pharmacienne. Explication. Pour éviter que les nageurs ne glissent, ce dernier est légèrement rugueux, une surface qui peut facilement occasionner des microlésions, d’autant plus facilement encore sur les pieds à la peau sèche. Et hop, c’est la voie royale pour attraper une souche du papillomavirus (le fameux VPH, mais pas de panique, cette variante-ci n’est associée à aucun cancer !) déposé par le nageur précédent et qui, en s’introduisant sous la peau via une minuscule blessure, peut provoquer une verrue.
D’une manière plus générale, tous les lieux où les petons de nos rejetons se côtoient dans une grande promiscuité sont des « nids à verrues » : vestiaires, douches, salles de gym ou de sport, dortoirs ou encore les plages, les bacs à sable, mais aussi les berges des étangs, les pelouses des parcs et jardins dès le retour des beaux jours.
Le virus étant extrêmement contagieux, il se propage aussi facilement d’un pied à l’autre et aux mains, toujours en s’infiltrant via une minuscule blessure, notamment à côté des ongles si votre gamin(e) a l’habitude de ronger ces derniers.

Comment les soigner ?

Vous repérez une petite excroissance de la peau sur le pied ou la main de votre enfant ? Deux trucs pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une verrue. Cette dernière est douloureuse lorsqu’on la presse latéralement et non lorsqu’on appuie dessus. Contrairement au cor, une verrue ne respecte pas les lignes naturelles de la peau.
Pas de panique, les verrues plantaires sont généralement sans danger. La majorité d’entre elles disparaissent d’ailleurs toutes seules et sans traitement au bout de quelques semaines. La seule chose à faire dans un premier temps est de surveiller son évolution et surtout d’éviter la contagion (voir ci-dessous).
Par contre, dans les cas suivants, Charlotte Costenoble conseille une visite chez le pédiatre ou le dermatologue : lorsque les verrues sont nombreuses ou douloureuses - signe d’infection ou d’inflammation - ou encore si elles sont situées près de l’ongle, simplement parce que la traiter peut endommager la matrice.

Le danger : pas la piscine en elle-même, mais les microlésions des pieds

Pour faire disparaître une verrue récalcitrante, votre pharmacien pourra vous conseiller divers traitements en vente libre. Le plus courant (et le moins cher) étant les pansements à base d’acide salicylique, à poser sur la verrue. 
Important : une verrue qui ne disparaît pas (ou réapparaît) après trois mois de traitement nécessite un passage chez le médecin.

Comment les éviter ?

Côté prévention, vous pouvez glisser dans le sac de piscine de votre enfant des chaussettes de protection, en vente notamment dans les magasins de sport. Pensez aussi à aérer ses sandales de gym ou ses chaussures de sport. Astuce aussi, s’il a la peau des pieds ou des mains sèches : appliquer une crème afin d’éviter les microlésions.
Par contre, si votre enfant a déjà une (ou plusieurs) verrue(s), notre pharmacienne rappelle quelques conseils pleins de bons sens et indispensables pour éviter la contagion à l’école comme à la maison :

► Protégez la verrue par un petit sparadrap, éventuellement waterproof pour la piscine.
► Rappelez à votre enfant de se laver les mains, de préférence avec du savon germicide, dès qu’il a touché sa verrue.
► Veillez à ce qu’il n’échange pas sa serviette de bain avec un autre enfant.
► À la maison, pensez aussi à ne pas mélanger les serviettes et à laver régulièrement les tapis de bain.



A. T.

ZOOM

Ados : changez de chaussettes !

Bien plus encore que les enfants en âge d’école primaire, les ados sont particulièrement sensibles aux verrues. La faute à la macération de leurs pieds dans leurs chaussettes et baskets. La raison ? Après un bain, la macération provoque la dilatation de la peau qui, comme les microlésions, permet au VPH de s’incruster sous la peau.
La parade, valable aussi pour les plus jeunes qui transpireraient beaucoup : changer de chaussettes tous les jours, aérer ses chaussures la nuit et même éviter de mettre la même paire de godasses chaque jour. Pratique aussi, notamment pour les jeunes sportifs : le savon germicide iso-Betadine qui empêche la prolifération des germes.

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