Vie de parent

Les familles où tout semble aller bien

Anges ou démons, les frangins-frangines ? Drôles de petits clans, en tout cas ! Aucune fratrie ne ressemble à une autre. Faites le test autour de vous : divers degrés très subtils définissent les relations fraternelles. De la haine viscérale à l’amitié fusionnelle. Entre les deux, il existe toute une palette avec autant de couleurs que de combinaisons. Les amis, les rivaux, ceux qui ne trouvent pas leur place, ceux qui grandissent seuls… On ouvre les festivités avec la fratrie traditionnelle sous l’œil expert de la psychanalyste Virginie Megglé et de la sociologue Laura Merla. Une vérité lie toutes ces histoires, leur unicité peut-être.

Les familles où tout semble aller bien

Copains comme frangins

Thérèse, quatre enfants de 9 à 20 ans :
« Des amis avant tout »

Ouvrons les festivités par un horizon dégagé. Une brochette fraternelle. Tous copains, tous unis. Non, ça n’existe pas que dans les films. Thérèse nous livre même sa méthode pour que tout se passe le mieux possible. Son truc ? Casser les clans. « Issue d’une famille nombreuse, j’ai beaucoup souffert des exclusivités entre ses membres et je n’en ai pas voulu pour mes enfants. Je me suis battue pour que tout le monde s’entende bien et forme une grande et belle amitié. Je favorise les moments entre tous, les interactions ou les moments plus privilégiés. J’évite que les âges plus rapprochés ne jouent qu’entre eux. Et j’ai l’impression que ça fonctionne. Il y a des conflits, mais qui sont vite résorbés par plein de moments très joyeux. Je suis très fière de ma tribu et de l’hétéroclisme qui y règne. »

Raphaël, trois garçons de 6 à 12 ans :
« Mes fils ? Un groupe de rock ! »

Le papa nous parle d’abord avec émotion de la belle amitié qu’il vit avec son propre frère : « Mon grand frangin, c’est mon super pote. C’est un peu mon héros, il le sait d’ailleurs, il en profite ! Je lui confie tout, je le sollicite pour tous les moments importants. Pas un ami ne passe avant lui. C’est dans cet esprit que mes fils sont élevés. Ils sont trois. C’est un chiffre compliqué, mais avec ma femme, on fait en sorte que ça fonctionne. Et puis, chez mon frère, il y a des fistons du même âge que les miens. Ils forment tous une sacrée bande. Ils se sont même donnés un nom : ‘Les bananes volantes’. Ça ferait un beau nom de groupe de rock, non ? »

Mike, 11 ans, Eddie, 14 ans, Carl, 16 ans :
« Unis comme les doigts de la main »

Un autre bel exemple d’amitié fraternelle. On rencontre les garnements en train d’écouter de la musique sur leur GSM. On est d’abord surpris qu’ils soient de la même famille : de loin, ils ressemblent à une bande de copains. Le cadet prend la parole : « Je les éduque à la bonne musique, s’il n’y avait qu’eux on écouterait que du Bruel. Trop l’archouma (la honte) ». Ils rigolent tous. Eddie poursuit : « C’est moi le chef, parce que je suis le plus malin. Mike, c’est le chouchou à sa maman et Carl est un peu benêt comme vous pouvez voir. Personne ne le calcule ». Carl fait mine d’acquiescer, avant de dire : « Moi, je fais mes trucs dans mon coin. Comme Eddie est de petite taille, c’est celui qui fait le plus de bruit, un peu comme les chihuahuas ». Eddie explose de rire. On leur fait remarquer qu’ils ont l’air très potes. Mike, le plus jeune, répond : « Tout le monde nous le dit, alors qu’on se dispute tout le temps. Mais on reste unis comme les trois doigts de la main, comme on dit ». Carl rétorque du tac au tac : « Wep, toi, t’es uni comme les doigts de maman, surtout ! ».

LA PSY NOUS DIT :
« Être copains est de l’ordre de la complicité. Il s’agit d’une façon de conjurer la réalité, à savoir nier la rivalité entre frères (ou sœurs). Il n’existe aucune règle sur cette complicité, elle peut s’estomper, être rattrapée par les conflits, tout comme résister au temps.

Chez Abel et Caïn, les frères ennemis

Tariq, deux enfants de 14 et 16 ans :
« C’est la guerre »

Quittons un instant les relations soudées avec Tariq, visiblement accablé par la rivalité permanente chez ses fils. « Je mettrais bien tout sur le dos de l’adolescence, mais depuis toujours, on a l’impression qu’ils sont adversaires. C’est odieux. On ne peut parler de rien sans que ça dégénère. L’an passé, on nous a convoqués, leur mère et moi, parce qu’ils se sont tapés dessus dans les couloirs de l’école. Ils sont super violents. Le plus petit a lancé un caillou à la tête de l’aîné, il y a quelques jours. S’ils partent en stage pendant les vacances, c’est séparément. On a tout essayé pour les réconcilier. Le sport, le psy, la console, même des activités artistiques et tout finit en bagarre, tout le temps. C’est fatigant. Est-ce qu’ils deviendront amis, un jour ? J’ai l’impression qu’ils ont atteint le point de non-retour. »

Chloé, trois enfants de 9 à 13 ans :
« Le silence comme lien unique »

La maman serait presque envieuse de la situation de Tariq. Chez elle, il s’est mis en place une situation qu’elle n’aurait jamais cru possible : l’indifférence générale. « Si je devais tirer un bilan de la famille que j’ai fondée, ce ne serait pas très glorieux. Le père de mes enfants est parti refaire sa vie, un jour, en sortant les poubelles. Quant à ma fille aînée, son petit frère et sa petite sœur, tous d’âges rapprochés : 9, 11 et 13 ans, ils s’ignorent tous au quotidien. Un jour, j’ai vu la grande et la petite qui marchaient dans la rue en rentrant de l’école à cinq mètres d’écart, sans s’adresser la parole. J’essaie de les sortir, de les unir, de renforcer les liens, mais, à chaque fois, chacun se niche dans son mutisme. Même à moi, ils ne disent rien. Je suis pourtant hyper-ouverte au dialogue, hyper-sociale. Ma propre sœur et moi avons de très bons rapports. Je ne sais pas ce que j’ai fait. Je ne sais pas ce que je dois faire. Je ne souhaite cette situation à personne. Le désamour, c’est le pire des conflits. »

Pierre, deux enfants de 8 et 4 ans :
« Amis, rivaux, puis frères »

La place comme facteur de dispute ? Il est là, grand, fort, intelligent, une sorte d'être suprême. Il ? C'est l'aîné. Celui qui est suivi comme son ombre par un petit frère ou une petite sœur qui tentent, vaille que vaille, de faire la même chose que lui. Et puis, comme nous l’explique Pierre, au fil du temps, il peut passer du statut d' « admiré » à celui d’« envié ». Puis, d’un coup, il incarne l’être à faire chuter de son piédestal. Coûte que coûte. « Pendant des années, j'ai tout fait pour ressembler à mon grand frère, pour être une sorte de petit jumeau de cette idole absolue. Et puis, arrivé vers 13-14 ans, le rapport s'est modifié pour tendre vers la rivalité. Je ne voulais plus être comme lui, je voulais sa place. Pendant deux années, je n’ai pensé qu'à ça. Et puis, un jour, je l'ai battu pour la première fois au basket. J'ai fanfaronné deux heures... avant de prendre une nouvelle raclée sur le terrain. À la fin de la journée, mon grand frère m'a juste dit que c'était une belle journée, parce qu'il avait enfin un vrai adversaire. Ça a marqué immédiatement la fin de la rivalité, comme un adoubement. J'étais devenu assez 'valable' à ses yeux pour rentrer dans son cercle. Quelle fierté ! Devenus pères tous les deux, on regarde nos gosses respectifs et on se marre de nos bêtises de gamins si caricaturales. On a presque hâte que nos cadets respectifs fassent leur révolution fraternelle, tant ça a été un élément fondateur pour nous. »

LA PSY NOUS DIT :
La rivalité est tout à fait normale. Elle existe. Il est important de ne pas nier ce qui ne va pas. Quand il y a de gros conflits comme c’est le cas pour les enfants de Tariq, il peut être intéressant de regarder ce qui cloche dans sa propre fratrie ou dans son enfance. Le facteur de mésentente de ses propres enfants peut dire beaucoup sur soi. Même si on a été enfant unique. Il peut faire ressortir des éléments enterrés. Quant aux oppositions fraternelles ou sororales, les parents doivent les accepter. Bien s’entendre, ça ne s’ordonne pas.

Chacun cherche sa place

Morgane, trois filles de 6, 8 et 10 ans :
« Sœurs rivales »

Nous retrouvons de nouveau une maman qui élève seule ses enfants. Le père est peu présent. En conséquence, les rivalités des filles pour attirer l’attention et la place de choix dans le cœur de leur chère mère sont palpables. « C’est assez pénible d’être la cause d’une forme de concurrence et de jalousie. Cette charge est trop lourde à porter seule, alors je me fais aider par un psychologue de la famille qui m’explique que les sentiments qu’éprouvent mes filles sont naturels. Il me conseille de ne pas y prêter attention et de les considérer comme un soutien qui leur permet de grandir et de se différencier. En tant que parents, on doit marquer une certaine distance. Ce qui m’aide plus que tout dans cette période, c’est de me dire que ces conflits ne seront pas éternels. Mes filles peuvent se déchirer maintenant et bien s’entendre à l’âge adulte. Pour l’heure, c’est épuisant »

Jacob, père de deux filles de 12 et 16 ans :
« La place de l’aînée »

Jacob est le cadet de sa fratrie. Pour lui, il n’existe pas de place déterminée dans la famille, mais juste des enfants qui agissent en fonction des parents. « Je pense que l'aîné est privilégié, parce qu’il nous rend parents. Ses progrès, son évolution… Tout est sous le feu des projecteurs. C’est une place très valorisée et à la fois difficile à tenir. Mon frère et moi avons été élevés dans le rôle du grand et du petit. C’était pesant pour moi. Je m’efforce donc de ne pas reproduire ce schéma-là. Je ne les compare jamais. Je ne vais pas dire que l’une a marché plus tôt, que l’autre est plus scientifique, que l’une est comme ci et que l’autre est comme ça. Ce sont deux individus que j’aime et que j’élève avec leurs aptitudes. Ce ne sont pas des numéros qui se suivent. »

Charlie, trois enfants de 10, 15 et 18 ans :
« Chacun joue son rôle »

De son côté, Charlie assume une vision plus échelonnée de la fratrie. Selon cet enfant unique, il est important de bien respecter la place de chacun. « L’aîné est idolâtré par les parents et le reste de la fratrie. On lui confie plus de responsabilités, de tâches, il assouplit les limites des parents aussi. Le second cherche sa place. Il s’est toujours positionné face à un plus grand. Il doit le dépasser. Il doit se battre, se trouver une identité. Alors que le petit dernier incarne ce qu’il y a de plus mignon, de plus innocent. Et chez nous, il s’agit d’une fille qui arrive après deux grands gaillards. Et puis, l’autre absurdité, c’est de dire qu’il n’y a pas de préférence. Je suis persuadé qu’on en aime un toujours plus fort à différents moments. Prétendre l’inverse, c’est se mentir. Je vais passer pour un odieux personnage, là, non ? ».

LA PSY NOUS DIT :
N’oubliez pas que, jusqu’à 18 ans, ces petits restent des enfants. L’aîné a en effet une place particulière : il invente les parents. On ne peut rien faire contre. Cela peut créer une vulnérabilité chez les autres. Le deuxième éprouve généralement un sentiment d’insécurité. La jalousie, la rivalité sont de l’ordre de la fragilité. Le petit dernier est sujet à plus d’affection parce qu’il permet aux parents de prolonger leur fonction. Votre rôle consiste à comprendre le fonctionnement de chacun et à leur permettre de jouer leur place d’enfant. Ils se battent pour être les « préférés », ils pensent que ça va les rassurer. Ce que je vais dire va peut-être surprendre, mais il faut oser assumer ses préférences pour pouvoir les dépasser.

Unique mais pas simple

Lucie, 25 ans, fille unique :
« Je suis une emmerdeuse »

Lucie a une théorie merveilleuse sur l’enfant unique : il est condamné à devenir un manipulateur et susciter l’animosité. Beau programme. « Mes parents n’ont pas pu avoir de deuxième enfant pour raison médicale. Ils n’ont pas voulu adopter. Résultat des courses, j’ai été élevée avec un brin de culpabilité. On m’a tout cédé et tout s’organisait autour de moi. Ma mère voulait absolument que l’on soit copine. De mon enfance à mon adolescence, j’ai été la reine d’un minuscule univers. Je contrôle tout. On se plie à mes exigences. Le problème, c’est qu’en dehors du foyer, mes superpouvoirs s’estompent. On me reproche d’être dirigiste, égocentrique et capricieuse. Il faut se le manger. J’ai une tendance à agir comme si les autres étaient mes marionnettes et ça m’a valu beaucoup de déconvenues, tant amicales qu’amoureuses. »

Herbert et Nathalie, un enfant de 5 ans :
« Une, non unique »

Contrairement aux parents de Lucie, Herbert et Nathalie assument pleinement le choix de n’avoir qu’un enfant. Ils ne l’envisagent pas comme un choix égoïste, comme bien des parents pourraient le faire. « Nous ne vivons pas dans ce truc un peu ronflant de la tribu qui vit exclusivement repliée sur elle, dîne autour de la télé et vit de façon réglementée. Chez nous, il y a du passage à l’improviste. Des petites amies de l’école, des voisines, des enfants de nos amis. Sylvia n’est pas élevée comme une fille unique, elle apprend le partage, vit avec des plus petits, des plus grands. Nous vivons beaucoup en grappe et certains gosses de nos amis sont comme les nôtres. Nous sommes certains qu’elle ne souffrira pas d’un manque de frères et sœurs. Elle ne nous en a jamais réclamés. »

LA PSY NOUS DIT :
Tout gamin souffre de manque. Dans une famille nombreuse, les frères et sœurs déplorent le manque de place, l’enfant unique lui, la fratrie ! Il exprime tous ses malheurs par cette absence. Les témoignages soulèvent les aspects négatifs. Il faut aussi évoquer les côtés positifs. On peut citer la confiance et l’assurance en soi. Je dis ça avec prudence, je ne veux pas tomber dans les généralités. Aucune situation n’est absolue. Lucie parle d’égoïsme, c’est bien que les enfants le soient un peu. Il faut l’être pour être généreux, car il faut avoir conscience de soi. On ne peut partager que ce que l’on a. La jeune fille dit qu’on lui reproche d’être capricieuse, manipulatrice… il n’y a pas de défauts qui n’aient leurs qualités. Tous ces clichés qui émanent du regard des autres sont peut-être basés sur la jalousie. Ne s’agit-il pas de critiques toutes faites pour déstabiliser l’autre ?

LA SOCIOLOGUE NOUS  DIT :
« Un cocon protecteur, la famille ? »

Je trouve qu’il y a un élément commun qui ressort en lien avec l’évolution de la famille. Auparavant, la place des différents membres de la fratrie était définie de manière assez claire. Et, bien entendu, le genre et le rang dans la fratrie étaient déterminants. De manière générale, on peut dire qu’on est passé d’une vision de l’enfant comme quasi dénué d’âme et destiné à contribuer à l’économie du ménage à l’enfant-citoyen. Un enfant dont on doit respecter les spécificités, les goûts, et que l’on doit aider à se réaliser pleinement. Aujourd’hui, nos sociétés accordent une vraie place à l’enfant. Dans les familles, cela se traduit à la fois par un souci de traiter tous les enfants de manière équitable tout en respectant la singularité  de chaque enfant. Ce qui peut créer une tension. On avance toujours avec cette idée de la famille comme cocon protecteur, qui rassemble des personnes qui partagent des affinités, ce qui masque le caractère souvent conflictuel des relations.

Yves-Marie Vilain-Lepage et Romain Brindeau

Help !

Ciel, un petit nouveau ?

La grande majorité des témoins évoquent de grosses difficultés liées à l’arrivée d’un nouveau-né. Pour Virginie Megglé, il n’y a pas de règles. Trop rapprochés, trop éloignés… Il n’existe aucune recette-miracle. La naissance d’un nouveau-né perturbe la famille. La mère disparaît, le père est absorbé. Oui, le bébé a ce pouvoir : il prend de la place, occupe la chambre… La solution ? Les gestes ! Ils ont plus de pouvoirs que les mots qui peuvent être maladroits et peuvent apporter beaucoup de fragilités. « Toi, tu es l’aîné » et « le petit est né », c’est difficile à comprendre pour un enfant. Mais multipliez les moments de complicité, de réconfort, montrez de façon physique que vous restez ses parents, c’est plus concret. Et si l’enfant ne réagit pas, assurez-vous qu’il ne garde pas sa rancœur pour lui. À l’inverse, veillez à ne pas mettre la jalousie toujours sur le tapis. « S’il y a un maître mot pour caractériser la bonne attitude de l’adulte, ce serait la bienveillance », conclut la psychologue. 

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