Société Publié le 18.03.2025
Oser parler de la mort
Face à la mort, les mots manquent. On peut se sentir gauche. Prisonnier, prisonnière de notre peur de mal faire, on sort des formules toutes faites.
Vous êtes nombreux et nombreuses à nous avoir écrit pour partager votre témoignage. Dans la diversité de vos messages, un fil rouge : « merci de mettre des mots sur ce que nous vivons ». Pas besoin de grandes formules ou de mots savants, de simples questions ouvertes comme « Comment vas-tu ? » ou « Qu’est-ce qui te fait du bien ? » permettront à la personne endeuillée de pouvoir dire ce qu’elle a envie de partager.
C’est le premier pas qui coûte. Osez écrire avec le cœur et partager un souvenir avec la personne décédée. Osez proposer votre aide. Osez déposer un repas. Osez lire un livre aux enfants sur le sujet. Osez suggérer une balade. Parce que ce n’est pas grand-chose, mais pour celles et ceux qui sont au fond du trou, c’est beaucoup.
Finalement, le pire, ce serait de ne rien dire. De faire comme si. De nier la personne endeuillée dans ce qu’elle vit. De changer de trottoir pour éviter de se confronter. Aucune parole, aucun geste n’est maladroit quand on sent que c’est fait avec le cœur, rassure encore Sophie.