Loisirs et culture
Dès 9 ans
« Ce jeu est né dans une pizzeria, explique Thierry Saeys, son créateur. Nous étions en plein boulot avec des game designers - les personnes qui permettent de passer d’une idée à un jeu - sur un autre titre. On fait une pause. On lance un concept comme ça pour plaisanter. En se disant que ce serait génial de mêler le bingo avec un jeu de lettres. Une idée en entraîne une autre, et je cours chez moi à la fin de la journée pour commencer à imaginer et découper les éléments qui feront la base de Happy Letters. Comme quoi la création de jeu est un cercle vertueux. En concevoir un conduit souvent à un autre ».
► CE QU’EN PENSENT LES PARENTS
La grande ingéniosité réside dans le fait qu’il y a un système de de classement un peu comme au tennis, qu’on gravit par niveaux. Par exemple, j’ai joué à un niveau 1, là où Thierry Saeys en était au niveau 6. Ce qui m’a permis de le battre in extremis (fait suffisamment rare pour être souligné). Voilà qui rééquilibre les forces quand on joue en famille. Émelyne y a joué avec ses deux filles de 11 et 16 ans et son petit dernier de 9 ans. Tout le monde au niveau 1. C’est sa cadette qui a monté les niveaux les uns après les autres. Bloquée au niveau 1, la maman est piquée.
« Je suis super forte en jeux de lettres d’habitude, mais, ici, j’ai été piégée à vouloir remplir les lignes entièrement. Le but est de remplir le premier ou la première sa grille recto et verso, en complétant des lignes de lettres verticales ou horizontales à partir de contraintes. ‘Se range dans le tiroir’, ‘Sert à se cacher’, etc. Le premier ou la première qui trouve active le sablier, et là, ça devient la panique chez les autres, ils doivent trouver un mot pour essayer d’avancer. (Ses enfants la charrient, Émelyne a souvent perdu ses moyens à cause du sablier). Bon, on se refait une partie, je vous jure que c’est moi la plus forte aux jeux de lettres ! ». Bonne nouvelle, Émelyne a sauvé sa réputation à l’issue d’une dernière manche légendaire !
À LIRE AUSSI