Loisirs et culture
Les livres jeunesse ne sont pas des « prêt-à-penser ». Dans cette veine, on vous propose de découvrir Je suis moi et personne d’autre, de Baptiste Beaulieu, illustré par Qin Leng (Les arènes). Parfois, être insoumis répond à une nécessité. Ce livre raconte à quel point il est important de savoir dire non, pour être soi, se respecter et trouver sa vraie place dans la société.
Je suis moi et personne d’autre
Après Les gens sont beaux, premier album jeunesse du médecin généraliste à Toulouse et romancier Baptiste Beaulieu, et sa suite On a deux yeux pour voir, fable universelle sur les émotions où l’on découvre que l’on peut « pleur-rire », vendus à plus de 200.000 exemplaires, les éditions Les Arènes publient Je suis moi et personne d’autre, troisième opus du duo qu'il forme avec la Canadienne Quin Leng. Illustré en aquarelles réalistes et délicates, le récit suit Francisco à l’école. Il aime son prénom et se réjouit d’être avec ses condisciples. Mais ceux-ci lui proposent des activités qui lui déplaisent : jouer au foot, se moquer des filles, etc. De peur de déplaire, il suit la bande. Et selon le mode narratif auquel il nous a habitué, Baptiste Beaulieu amène une touche de merveilleux : à chaque renoncement de Francisco, une lettre de son prénom disparaît. Le jeune héros décide de virer à 180° et de ne plus suivre bêtement la bande. Il constate même : « Peut-être qu’on n’a pas besoin d’être copain avec tout le monde ? » Et puis, observant les autres, sa mère notamment, il prend conscience que dire non n’est simple pour personne, adultes compris. Peu à peu, il découvre que s’affirmer apporte plus d’avantages que de désavantages. Il n'hésite pas à poser la question à ses lecteurs et lectrices : « Et toi, c’est quand la dernière fois que tu as dit Non ? » Comme à son habitude, Baptiste Beaulieu complète le livre en expliquant, sur base de son vécu de médecin, d’où lui est venue l’idée de son récit. Il raconte cet épisode où il a osé dire non à un chef de service hospitalier. « Les parents redoutent souvent la période du non de leurs enfants, explique-t-il, ils cherchent des livres pour leur apprendre à ne plus dire non, alors que c’est précisément l’âge aussi où il faudrait leur proposer un livre qui raconte à quel point il est important de savoir dire non, pour être soi et personne d’autre ». (Dès 6 ans)
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