Loisirs et culture
Dès 6 ans
Avant d’aborder cet excellent jeu d’origine japonaise, un mot sur son éditeur français que l’on aime beaucoup et dont on vous a déjà présenté quelques titres piochés dans le très inventif marché asiatique. Orapa Mine, jeu coréen qui revisite la bataille navale, par exemple, nous a bluffés. Les deux piliers fondateurs de l’éditeur sont à la fois ce type de jeux, abstraits, basés sur des principes géométriques et d’ingénieux jeux d’ambiance, on pense par exemple à L’Enclume ou Inimaginable qui vous ont peut-être tapé dans l’œil lors de vos emplettes ludiques. Ouvrez donc les différentes boîtes de l’éditeur, très peu de choses sont à jeter.
Parmi les nouveautés, en plus du très graphique Kumi Kumi, voici Miro Miro. Un jour, nous consacrerons un article entier à ces éditeurs et éditrices qui ont la passion du titre redondant. Pili Pili / Pigeon-Pigeon / Saï Saï… et donc Miro Miro. Son principe ? Vérifier si justement vous n’êtes pas miro. Dans ce jeu compétitif, on sort une carte défi. Par exemple, un rond jaune étalé sur une grille. Devant vous, des tas de cartes aux motifs géométriques, toutes plus graphiques les unes que les autres. De toute beauté, disons-le. Simultanément, chaque joueur, chaque joueuse pioche une carte qui doit se rapprocher de la surface qu’occupe le motif de la carte défi.
Une fois les choix effectués, les cartes sont révélées et les valeurs exactes de surface, indiquées au dos, permettent de trancher. Par exemple, Rodrigo a estimé une valeur de 4, Pamela une valeur de 4,5,, la surface de la carte défi était de 5, c’est donc Pamela qui l’emporte, puisqu’ elle a la valeur la plus proche, elle conserve donc sa carte. Et ainsi de suite jusqu’à marquer le plus de points possible. Le principe est imparable. On explique, on joue. La mécanique est addictive, bluffante et on se surprend même à se dire que la géométrie… eh, bah, c’est hyper drôle.
► Ce qu’en pensent les joueurs et joueuses
Entorse à notre façon de faire, nous n’avons pas fait tester le jeu à des familles, mais l’avons découvert avec des professionnel·les du monde du jeu, néanmoins parents. Voire plutôt grands enfants. C’est une ludicaire qui a flashé le plus dessus. Après une partie, enthousiaste, elle veut y rejouer. « Ça me fait penser à Illusion de chez Oya, que j’ai adoré. Le rythme est soutenu. Pas le temps d’hésiter, on touche une carte, hop, elle est verrouillée. Il faut donc décider vite, au risque de se tromper. En panique on se dit : ‘Je fais quoi, je me fie à mon intuition visuelle ou je prends le temps de calculer les surfaces ?’. J’aime beaucoup les variantes également. La première permet d'ajouter des jetons +1 et -1, ce qui permet d'ajuster la valeur de ses cartes et ainsi affiner au maximum son estimation. La seconde propose de classer dix formes, tirées au hasard, de la plus petite surface à la plus grande. Trop bien à faire avec les enfants ». Voilà un retour plutôt…carré.
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