Crèche et école

Pas à pas, voilà votre enfant en primaire

Le passage de la maternelle au primaire est comparable à la traversée d’un pont

La grande révolution a déjà eu lieu. Si le passage de la crèche à la maternelle est une vraie distance à parcourir, celui de la maternelle au primaire serait plutôt comparable à la traversée d’un pont. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne s’opère pas des changements importants pour votre enfant, pour vous.

Ce qui change pour votre enfant

Same same but different. Dans beaucoup d’établissements, les niveaux de primaire et de maternelle sont regroupés. C’est ce que l’on nomme l’enseignement fondamental. Très souvent, les écoles maternelles autonomes sont liées à des écoles primaires. Votre enfant sait généralement où il met les pieds. Mêmes copains, copines. Mêmes têtes familières. Même environnement. Et pourtant… on y enfile quand même des bottes de sept lieues.

Les apprentissages. C’est parti. Dès les premiers instants en primaire, on attaque franchement la lecture, l’écriture, les calculs. En un mot, les fondamentaux. Ce qui ne va pas sans son lot de discipline. Discipline scolaire, discipline de groupe. « On y apprend à s’asseoir », nous a résumé une prof de primaire dans un dossier précédent.
Qui dit apprentissages, dit évaluations. Dans beaucoup d’écoles, vient le temps des contrôles, parfois des bulletins et, plus tard, le temps béni des devoirs. Ces derniers rassurent les parents autant qu’ils angoissent les enfants. Une certaine pression voit donc le jour. Une façon de l’atténuer ? Prendre le pouls régulièrement pour voir si votre enfant ne se noie pas dans le grand bain scolaire. Pour cela, un petit coup d’œil rapide dans le journal de classe, le média entre la classe et la maison, est une bonne base. L’occasion d’une mise à jour parfois même quotidienne. Votre enfant n’est pas largué et vous êtes rassuré·e. Du gagnant-gagnant.

Ce qui change pour vous parents

Trouver la bonne distance. Plus un enfant évolue dans sa scolarité, plus le parent est mis à distance de l’école. La différence n’est pas manifeste dans les petites classes de primaires. Mais la transition se fait vite sentir et la magie - autrement dit tout le travail de long terme des enseignant·e·s - opère, l’enfant s’autonomise. Attention, toutefois, de ne pas trop s’éloigner du cursus de votre enfant. La relation parent-école est essentielle à l’épanouissement de l’enfant dans l’environnement scolaire. Sans interférer dans la pédagogie qui, elle, est l’affaire du professeur. La solution ? Le coup de sonde auprès des autres parents, être attentif à ce qui se joue en classe et dans la cour de récréation. Vigilant·e· sans en avoir l’air, voici donc votre nouvelle mission.

La bonne entente parentale. Sujet peu évoqué, que la bonne entente entre parents dans une école. En maternelle, c’est facile. On se découvre, on met les disputes des petit·e·s sur le compte de leur innocence. Mais en primaire, voilà trois-quatre ans que l’on vit les un·e·s avec les autres. Comme toute communauté, il faut des règles de savoir-vivre pour que tout se passe pour le mieux. Attention donc de ne pas s’impliquer sans objectivité dans les petites brouilles de récré. De ne pas influer non plus sur les relations. Attention aussi à ce que certaines animosités entre parents ne viennent pas gâcher les rapports du groupe. Une école - particulièrement en ces temps de crise sanitaire - a besoin d’une communauté de parents unis et solidaires pour fonctionner.

Le spécialisé. Comme nous allons le voir plus bas, une des grandes nouveautés concerne la question de l’orientation. Cependant, d’ici à ce que le changement soit complet et que l’inclusion règne comme maître-mot dans toutes les écoles, il nous semble important de rappeler certaines bases. Une orientation ne peut jamais être imposée à un parent. Avant d’aborder un éventuel départ de l’établissement de votre enfant, l’école est tenue d’avoir mis en place des aménagements raisonnables. Le débat est toujours sur la table : spécialisé ou inclusion ? On le sait très sensible tant on sait que les professionnel·le·s du spécialisé font un boulot remarquable. Seulement, les différent·e·s représentant·e·s des parents estiment qu’un enfant à besoins spécifiques a tout intérêt à rester dans l’ordinaire le plus longtemps possible. En cas de doute, faites-vous aider. De nouveau, n’hésitez pas à pousser les portes de la Fapeo et de l’Ufapec qui couvrent aussi l’enseignement spécialisé. Le rôle du parent consiste à accompagner son enfant dans sa demande d’orientation. Ne vous laissez rien imposer qui ne soit pas mûrement réfléchi.

ZOOM

Où trouver les infos ?

Comme le recommandent les expert·e·s, informez-vous sur les changements qui s’opèrent. On ne peut que vous inciter à vous tourner vers nos différent·e·s interlocuteurs et interlocutrices interrogé·e·s pour les besoins de ce dossier :
► Infor jeunes : jeminforme.be
► École de tous : ecoledetous.be
► Changements pour l’égalité : changement-egalite.be