Vie pratique
Plus précoce et plus longue qu’avant, la grand-parentalité est une époque de la vie qui ne rime plus toujours avec pension et contemplation. Pour celles et ceux qui le deviennent, être grand-parent peut être un job à plein temps, bien que l’arrivée des petits-enfants reste pour une large majorité un évènement réjouissant. Mais la génération sandwich ne souhaite pas uniquement être définie par cette étiquette.
« L’idée circule que la famille se désagrège, que ses liens se distendent. Les enquêtes montrent, au contraire, que les solidarités existent, faites d’échanges et de biens. Les grands-parents en sont de plus en plus le pivot », écrit Claudine Attias-Donfut, sociologue et co-autrice de Grands-parents, la famille à travers les âges (paru chez Odile Jacob).
Pivot, c’est un terme adéquat pour décrire les nombreuses fonctions de cette génération de grands-parents. Hommes et femmes avant tout, parents, grands-parents, parfois même arrière-grands-parents. Une situation protéiforme pour ces grands-mères et grands-pères qui font parfois des compromis lorsqu’ils/elles sont encore sur le marché du travail, tout en prenant à cœur ce nouveau rôle parfois surprenant.
« J’aime me dire que, comme avec mes enfants mais autrement, je vais pouvoir transmettre un set de valeurs, mon goût pour la nature » — Daniel
Sur un réseau social, un membre de la rédaction croise une photo d’un de ses amis, Daniel, dont les oreilles sont recouvertes par de petites chaussettes. « C’est ça aussi, être grand-père », commente-t-il. L’homme de 62 ans est devenu grand-père d’une petite-fille il y a un peu plus d’un an.
« Lorsque ma petite-fille est arrivée, ça a transformé mon rôle dans la logique familiale. Tout à coup, j’avais une autre présence à donner à ce petit être. Cette nouvelle fonction m’a tout de suite plu. J’aime me dire que, comme avec mes enfants mais autrement, je vais pouvoir transmettre un set de valeurs, mon goût pour la nature. Et puis, avec ma femme, on ressent déjà le lien très fort qui se construit entre nous, les petits lieux communs qui s’installent. Bien sûr, ma disponibilité n’est plus la même que lorsque j’étais parent. J’ai arrêté le travail fin de l’année dernière, j’ai donc du temps et je veux l’investir dans ma grand-parentalité. »
Une grand-parentalité qui est multiforme : offrir de l’écoute à leurs petits-enfants qui, parfois, se confient plus à eux qu’à leurs propres parents, comme nous racontent plusieurs grands-parents rencontrés dans le cadre de ce dossier ; leur proposer un havre ressourçant en dehors du domicile des parents et de leurs préoccupations quant aux résultats scolaires ; tisser un lien entre générations, essentiel à leur développement psychique et émotionnel ; s’ouvrir à des formes de transmission plus horizontales aussi.
« J’apprends des choses à mes petits-enfants, mais eux m’en apprennent beaucoup aussi, et pas qu’en matière de nouvelles technologies, témoigne Nicole. Ce n’est pas parce que nous avons une expérience de vie plus grande que nous devons nous réduire à une transmission très hiérarchique. Ma petite-fille m’enseigne, par exemple, de nouvelles techniques de cuisine ». Les grands-parents sont donc de véritables ressources vivantes pour leurs petits-enfants.
Accepter de ne pas le devenir
Tout comme avec ses propres parents qui vivaient en Belgique alors que sa compagne et lui avaient déménagé en Suisse, Daniel vit à cinq heures de route de chez sa petite-fille. Mais il parvient quand même à la voir au moins une fois par mois pour un week-end prolongé. Il réalise la chance qu’il a de pouvoir jouir de sa grand-parentalité.
« Beaucoup de parents ne deviendront pas grands-parents. Ils vont devoir faire le deuil des choix éthiques de leurs enfants qui décideront de ne pas avoir d’enfant. Ma nièce, par exemple, a opté pour une stérilisation définitive ». Une décision courageuse étant donné le nombre de médecins qu’elle a dû consulter avant de pouvoir obtenir cette opération, mais aussi l’opprobre auquel l’acte peut encore amener, surtout pour une femme.
« Le choix de non parentalité n’est pas tout nouveau ceci dit, poursuit le grand-père, mais il est certainement plus décomplexé. Nous-même, ma femme et moi, nous nous trouvions dans un grand paradoxe avant de devenir parents : avec une forte conscience écologique, actifs au sein de mouvements militants il y a bien une quarantaine d’années, j’avais envie d’enfants, mais je trouvais ça égoïste car le monde partait déjà à vau-l’eau. Dans tous les cas, il faut se rappeler que nos enfants ne nous appartiennent pas. Ça peut engendrer des déceptions, mais si ça ne passe pas par la transmission familiale, on trouvera d’autres modes de vivre ensemble. »
« Mes frères et sœurs sont déjà grands-parents. Mais mes fils, eux, me font bien comprendre que de leur côté, ce n’est pas une option »
De la déception, Marylise et Odette en ressentent face au choix de leurs fils. « Mon fils de 40 ans ne veut pas d’enfant. Ça m’attriste car je voudrais tant devenir grand-mère. Je m’occupe de mes petits-neveux et de mes petites-nièces comme je le ferais avec mes petits-enfants, mais à mes yeux, c’est tout de même différent », regrette la première.
« Mes frères et sœurs sont déjà grands-parents. Mais mes fils, eux, me font bien comprendre que de leur côté, ce n’est pas une option. Je porte toujours un peu d’espoir avec le dernier qui semble plus ouvert à l’idée, mais en attendant, je ressens une certaine jalousie par rapport à mes frères et sœurs, avoue Odette. Je ne peux évidemment qu’accepter cette décision qui est surtout portée par des questions quant à l’avenir environnemental et à leur liberté personnelle. Mais je réalise qu’en tant que mère solo, je n’ai pas pu donner autant d’affection à mes fils que ce que j’aurais souhaité. Le désir de devenir grand-mère est certainement lié à mon envie de rattraper le temps pour donner tout cet amour que j’ai gardé en moi. »
Soyez disponibles pour nos enfants, mais pas pour leur éducation
Tout le monde profite des saines relations intergénérationnelles au sein des familles. Les grands-parents peuvent assister leurs enfants pour mieux comprendre leurs petits-enfants, car ils ont une autre vision des réalités, plus de recul par rapport aux étapes de la vie et déjà une certaine expérience de la parentalité. La garde des petits-enfants brise la solitude des personnes âgées, améliore leur estime de soi et valorise leur disponibilité, comme le raconte Bob, 94 ans.
« Je suis devenu grand-père à 60 ans, quand je prenais ma retraite. Ça tombait à point nommé, car j’avais tout le temps de pouvoir m’occuper de ces petits monstres. Je dis souvent que j’ai changé de job à plein-temps en devenant grand-père. »
Selon une récente enquête de l’Union nationale des associations familiales (Unaf - France) intitulée Le rôle des grands-parents dans la vie familiale, les attentes des parents sur la place des grands-parents concerne surtout le temps partagé avant la transmission. Le temps passé ensemble, la création d’un lien est de loin ce qu’attendent le plus grand nombre de parents (67,3 %).
Lorsque commence l’expérience de la grand-parentalité, comme l’explique Benoît Schneider dans l’entretien qui précède, c’est aussi une casquette éducative que les grands-parents enfilent. Une fonction seconde, pas secondaire. Mais dès qu’il est question de leur enfant, certains parents se comportent de manière puérile et exigent de leur père/mère qu’il/elle s’occupe de leur petit-garçon/petite-fille comme ci, pas comme ça. Les grands-parents contestent ? Alors, ce sont les parents qui boudent, voire qui claquent la porte à la relation. Car dans le chef des nouveaux parents, on ne veut plus des règles éducatives issues des générations précédentes. À la poubelle, ou presque, éducation à la dure, genrée ou bien trop laxiste.
Les entraves à la grand-parentalité
Grand-mère d’une petite-fille, Monique a souvent l’impression d’être plus laxiste qu’avec sa propre fille : « C’est le cas avec les règles liées à l’alimentation. Ça froisse souvent ses parents qui voient leur travail d’éducation engagé dans une autre direction lorsqu’ils sont chez papy ou chez mamy ». Denise était encore professeure dans une école active basée sur la pédagogie Freinet lorsqu’elle est devenue grand-mère pour la première fois, en 1981. « Lorsque Charlie, mon petit-fils, est entré en primaire, l’école choisie par ses parents n’allait pas dans le sens de mes convictions en matière d’enseignement. Mais j’ai rapidement lâché prise, car ce n’était plus du ressort de mon éducation ».
« Notre époque et notre société ont particulièrement tendance à mettre le focus sur le fait de tout jeter et de recommencer lorsqu’il est question de transmission »
Tiraillés entre des injonctions de toutes parts (réseaux sociaux, ouvrages, coachs en parentalité…) et des vies professionnelles demandeuses, les parents d’aujourd’hui opèrent un rejet du passé tout en exigeant de leurs propres parents d’être présents pour leurs petits-enfants, sans trop infuser leur éducation d’antan.
« Notre époque et notre société ont particulièrement tendance à mettre le focus sur le fait de tout jeter et de recommencer lorsqu’il est question de transmission, explique Cindy Mottrie, psychologue et docteure en sciences psychologiques à l’unité de psychologie du développement et de la famille de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). C’est un peu ce qui s’est passé avec l’émergence de l’éducation positive. Mais c’est un phénomène général. Toutes les générations vont remettre en question ce qu’elles ont reçu ou non en s’appuyant sur les traces laissées par leurs parents. »
C’est précisément là-dessus que se joue la consolidation de l’identité de parent. « En matière de transmission, il est question de décider ce qu’on souhaite pour son enfant, et c’est le parent qui a toujours le dernier mot, poursuit la psychologue. Il peut décider de ne plus s’appuyer sur l’éducation qu’il a reçue pour faire totalement autrement. Les règles entre la maison et chez les grands-parents sont alors parfois radicalement différentes. Je dirais qu’il s’agit d’un processus d’autonomie qui n’est jamais terminé, mais qui permet de se réapproprier sa transmission ».
Que faire pour apaiser les éventuels conflits intergénérationnels alors ? Comme souvent, tout se joue dans la communication : reconnaître les dissemblances de règles, expliciter ce avec quoi le parent a du mal par rapport aux grands-parents. Parfois, plus qu’un conflit, ces différents peuvent mener à une fin de la collaboration de garde des petits-enfants lorsque la discussion est impossible.
« Il ne faut pas oublier qu’en termes d’éducation, les règles à la maison ne seront jamais les mêmes que celles à l’école ou dans le cadre d’une activité parascolaire, tempère Cindy Mottrie. Les parents restent ceux qui ont le dernier mot, mais ils ne peuvent pas contrôler les règles en vigueur dans chaque espace de vie de leurs enfants. »
Grands-parents, oui, mais pas que
Les magazines s’adressant aux seniors et les nombreux guides consacrés à la grand-parentalité décrivent souvent les aîné·es d’une façon somme toute assez traditionnelle. Ils sont les « piliers » de la famille, celles et ceux qui ancrent les petits-enfants dans la lignée familiale et donnent du sens au passé, mais aussi qui disposent de temps, forcément.
« La société attend de nous, en tant que grands-parents, que nous soyons toujours disponibles pour accueillir et prendre soin des petits-enfants, mais ça peut aussi ne pas nous aller, voire nous embêter d’aller chercher les petits à l’école le mercredi midi, déclare Denise. Les grands-parents ne doivent pas être corvéables à souhait. Heureusement, ce n’est pas mon cas. J’ai toujours senti un bon équilibre entre mon rôle de grand-mère et de femme », s’allège-t-elle.
« Il faut se sortir de la tête l’image du papy ou de la mamy gâteau. Les vieilles personnes ont encore une vie active et veulent encore oser, danser, crier, même faire l’amour » — Denise
Aujourd’hui également arrière-grand-mère, Denise ne veut pas uniquement être perçue à travers son statut de grand-parent. La nonagénaire est très active dans le monde associatif, notamment au sein de l’organisation Het Anker. Un lieu de rencontre ainsi qu’un restaurant à visée sociale qui rassemble principalement des aîné·es de son quartier, l’ancien béguinage de Bruxelles. Nous nous y rencontrons sur le temps de midi car Denise aime venir y prendre un repas chaud et échanger avec ses voisin·es.
« Il faut se sortir de la tête l’image du papy ou de la mamy gâteau. Les vieilles personnes ont encore une vie active et veulent encore oser, danser, crier, même faire l’amour ». Quelques jours plus tard, Denise propose d’ailleurs un spectacle de chant avec quelques amies pour se faire la critique des trop nombreux médicaments qu’on refourgue aux vieux/vieilles, dit-elle.
Certainꞏes refusent par ailleurs sciemment de jouer les mamys et papys ultra investiꞏes, ce qui est rarement bien vu. Mais tout comme nous avons commencé à déconstruire l’idée qu’il n’existerait pas d’instinct maternel, « peut-être allons-nous aussi admettre qu’il n’existe pas non plus d’instinct grand-parental », écrit le psychanalyste et écrivain Patrick Avrane, auteur de Grands-parents. Une affaire de famille (PUF, 2017).
« Certains seniors vivent la grand-parentalité comme une entrave à leur épanouissement personnel », observe Camille Walter. Bibliothécaire à la Biblif, la bibliothèque francophone de Forest, Camille organise des ateliers fanzines pour les seniors de la commune. « Même si certains grands-parents apprécient l’être, d’autres ne semblent pas épris par cette fonction, voire se sentent saoûlés de devoir dégager du temps dans leur agenda, ou refusent tout simplement. Et ça, on n’en parle jamais. Une grand-mère qui participe aux ateliers est, par exemple, folle amoureuse d’un Portugais et a décidé de tenter la vie là-bas quelques mois. Rudolph, un autre de nos participants, n’a jamais été marié, n’a pas d’enfant donc pas de petits-enfants et se sent très bien comme ça ».
« Nous ne vivons plus sous le même toit et notre époque a peut-être distendu les liens entre générations, mais nous pouvons y redonner de la place » — Daniel
À chacun·e de choisir ou non dans quelle mesure il/elle souhaite s’investir dans son expérience de la grand-parentalité. Mais ce qui est certain, c’est que les échanges intergénérationnels nous nourrissent. Et Daniel de conclure : « Je souhaite dire à toute personne qui a des petits-enfants et qui en a la possibilité de ne pas passer à côté de cette relation à créer, même si on est jeune grand-parent actif. Nous ne vivons plus sous le même toit et notre époque a peut-être distendu les liens entre générations, mais nous pouvons y redonner de la place ».
EN CHIFFRES
- Si on parle de véritable « ère » des grands-parents, c’est parce que leur nombre a triplé depuis les années 1960, en passant de 0,5 à 1,5 milliard aujourd’hui. En pourcentage, ils représentent 20% de la population mondiale. Et les estimations projettent un peu plus de 2,1 milliards de grands-pères et de grands-mères d’ici 2050 (estimations du Max Planck Institute for Demographic Research, publiées dans The Economist en janvier 2023).
- Selon une publication de la Fondation Roi Baudoin, les personnes qui deviennent grand-père ou grand-mère endossent cette fonction pendant environ un tiers de leur existence. Même si le taux de fertilité est en chute libre depuis les sixties, une majorité des grands-parents auront en moyenne quatre petits-enfants, et c’est environ à l'âge de 50 ans que naît le premier petit-enfant.
- En France, une étude menée par la Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (Drees) établit que même si les grands-parents sont rarement le premier et unique mode de prise en charge des enfants de moins de 6 ans (seuls 2 % sont gardés principalement de cette manière), l’intervention des grands-parents est loin d’être anecdotique : environ 2/3 des enfants de moins de 6 ans sont gardés au moins occasionnellement par un grand-parent. Selon le dernier Baromètre des parents de la Ligue des familles (2022), lorsqu’un enfant de 0 à 3 ans ne va pas à la crèche ni dans aucune structure collective, dans 48% des cas, ce sont les grands-parents ou un proche qui s’occupent de la garde. Un mode de garde qui peut être révélateur d’inégalités étant donné qu’il se manifeste davantage dans les classes populaires et moyenne, où 53% des parents interrogés y ont recours. En revanche, au sein des classes privilégiées, ils ne sont que 31% à demander de l’aide aux grands-parents.
- On observe un taux de dépression et de solitude associée moins élevé chez les grands-parents qui s’occupent de leurs petits-enfants, mais certains d’entre eux avouent s’en occuper plus par devoir que parce qu’ils y prennent plaisir. Des bambins pleins d’énergie peuvent être fatigants, surtout pour les grands-mères qui restent majoritaires à s’en occuper. D’ailleurs, la Belgique est un des pays dans lesquels les grands-mères s’occupent le plus régulièrement de leurs petits-enfants, à plus de 60%, en comparaison à l’Italie où le taux dépasse tout juste les 30% (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe, SHARE, Wave 8, 2022).
EN SAVOIR +
Droits et obligations des grands-parents
Les grands-parents entretiennent une relation précieuse avec leurs petits-enfants, si bien qu’elle est prévue par le droit belge ! L’article 375 bis du Code Civil déclare que : « Les grands-parents ont le droit d’entretenir des relations personnelles avec l’enfant. (..) Ce même droit peut être octroyé à toute personne, si celle-ci justifie d’un lien d’affection particulier avec lui ». L’intérêt est donc placé sur le mineur, non sur celui des parents. Lors d’un conflit opposant parents et grands-parents, les parents ne peuvent sous ce seul prétexte priver l’enfant d’entretenir une relation avec ses aïeul·es.
Il existe aussi une obligation de contribution alimentaire entre grands-parents et petits-enfants. Une obligation qui est d’ailleurs indépendante de leur droit aux relations personnelles. Elle peut donc s’exercer que les grands-parents voient ou non leurs petits-enfants, que la relation soit sereine ou non. Ce sont d’abord les parents qui doivent porter assistance à leurs enfants, mais les grands-parents peuvent être appelés si les premiers font défaut à cette obligation. Si le principe est clair sur papier, rares sont les actions introduites en la matière contre les grands-parents.
ET AUSSI…
Amour & Sagesse, merci
Une grande partie des témoignages de grands-parents recueillis a été permise grâce à l’organisation d’une table ronde au Service Seniors de la commune de Forest (Bruxelles), avec le soutien de l’asbl À travers les arts, dédiée à l’épanouissement et au maintien à domicile des aîné·es bruxellois·es.
L’association édite notamment Amour & Sagesse, un magazine indépendant et un très bel objet de lecture fabriqué par et pour les seniors, à destination de leurs pair·es, mais pas uniquement, qui déconstruit l’image de papy ou de la mamy gâteau. On vous conseille d’aller y jeter un œil.
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