Loisirs et culture

Denko (Old Games)

Denko, jeu de cartes d'inspiration japonaise avec plein de surprises

Dès 7 ans

Nous sommes complètement accros à Denko depuis qu’on l’a découvert au Spiel, le mégasalon du jeu à Essen (Allemagne). Pas une semaine ne se passe sans qu’on en parle et ce jeu va être très difficile à détrôner dans nos cœurs de grands enfants. Sa mécanique est aussi simple que sa façon d’y jouer est torve. Le principe ? Être le premier ou la première à se débarrasser de ses cartes numérotées de 1 à 16. Comment ? On compte à voix haute de 1 à 16, chacun·e son tour, en posant l’une après l’autre les cartes qui constituent sa main. Par miracle, un chiffre annoncé à l’oral tombe sur le même chiffre que celui posé, on tape. Le dernier, la dernière se ramasse le paquet.
Jusqu’ici, rien de bien ardu, n’est-ce pas ? Seulement, de part et d’autre des cartes que l’on pose, deux cartes sont cachées, les cartes « ombre ». Dès que la carte spéciale « lanterne » est posée, il faut taper la carte « ombre » de la plus faible valeur. Et de là s’ajoute une contrainte. Puis une autre, dès qu’une autre carte « lanterne » est jouée. Et ça n’arrête pas. Et alors, votre cerveau se met à faire des nœuds. Ça râle sec autour de la table. On ne sait plus où taper. Voilà, ce qui est d’abord un excellent jeu d’ambiance, le meilleur depuis longtemps, mêlé à un astucieux jeu de défausse. Ou l’inverse ? Rah. Des nœuds au cerveau, on vous dit…

► CE QU’EN PENSENT LES CHASSEURS DE YOKAI
On y a joué d’abord entre adultes, à nous demander « Va-t-il plaire aux enfants ? ». Nous avons eu l’occasion de le tester avec une dizaine d’entre eux, à l’occasion d’un anniversaire avec une meute d’enfants complètement boosté·es au sucre. Le résultat ? Heureusement que l’on ne peut retranscrire les sons sur le papier. Ça hurle, ça chouine, ça tape n’importe où et ça rigole énormément. Antoine, papa de deux enfants, dont sa petite Iris, 6 ans, est la première à se débarrasser de ses cartes, nous dit : « Je le veux, ça a l’air fou. Mais pas sûr que tout le monde à la maison ait le cœur suffisamment accroché pour endurer tout cela ». On vous garantit que non, personne n’est prêt à franchir les portes du dojo illustré sur la boite et hanté par les Yokai, ces fameux esprits japonais qui, ici, vous inoculent le virus du jeu.