Loisirs et culture
Finies les vacances. Les enfants sont (presque tous) à l’école. Lire, ça m’dit et Le Ligueur des parents portent un regard amusé sur ce moment avec Il était une fois l’école, l’enfant et la maîtres…, de Philippe Jalbert (Seuil jeunesse). Cinquième titre d’une série où il est surtout question d’humour loufoque, de jeux de mots enfantins qui peuvent devenir des devinettes, d’effets de surprises désopilants mais aussi d’un regard original et décalé sur le vocabulaire, à mettre en lien avec l’apprentissage de la langue. Un dispositif original qui séduira enfants comme parents et peut-être quelques enseignant∙es.
Il était une fois l’école, l’enfant et la maîtres…
Auteur et illustrateur français prolixe, Philippe Jalbert a trouvé un bon filon avec la série « Il était une fois… » qui peut s’appliquer à peu près à toutes les situations de la vie enfantine. Après la comptine Une souris ver…, le conte Le petit chaperon rou…, Un roi et une rei… et Une histoire de caca…, le revoici pour une réalité de saison : L’école, l’enfant et la maîtres…, toujours aux éditions Seuil jeunesse. Vous avez cru deviner la suite de ces titres amputés de leur dernière syllabe. Et bien, détrompez-vous, le facétieux Jalbert est passé par là.
La série « Il était une fois… » est fondée sur un système simple et imparable. Un texte sur la page de droite s’interrompt sur la dernière syllabe, remplacée par trois petits points de suspension, voire de suspens, on tourne et sur la page de gauche apparaît une illustration inattendue, pour ne pas dire loufoque, avec son nom à droite et l’apparition d’une syllabe colorée qui rappelle l’image et surtout souligne l’effet et les lettres insoupçonnées. Le texte reprend, s’interrompt de nouveau et entraîne la lecture vers la suite, suscitant une subtile envie d’en savoir plus. Au passage, la langue française subit quelques accrocs syntaxiques.
Puis vient un moment de bascule en écriture cursive. Un stop qui annonce une remise en ordre, mais on ne chasse pas le naturel d’un enfant espiègle si facilement que ça. Outre un imagier, cet album offre un univers décalé qui en apprend plus qu’on imagine, tout en nous épargnant le sérieux habituellement de circonstances. À partir de 4 ans.
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