Vie pratique
Les factures d’énergie vous ont laissé à sec. Votre budget vacances a fondu comme neige au soleil. Qu’à cela ne tienne, on vous présente six plans vacances pas chers, pas chers.
70% des Belges déclarent vouloir partir en vacances, nous apprend la compagnie d’assurance Europ Assistance. Mais, malheureusement, un·e Belge sur cinq ne peut s’offrir une semaine de vacances en dehors de son domicile, selon l’enquête sur les revenus et les conditions de vie réalisée par Statbel (l’office belge de statistique), parue en février cette année.
Autre facteur important dans l’équation : la famille. L’espérance de partir en vacances baisse encore d’un cran pour les ménages avec enfants. Sans surprise, ce sont les familles monoparentales qui payent le plus lourd tribut. Près de la moitié d’entre elles (46,3%) n’ont pas les moyens de s’éloigner de son quotidien le temps d’un congé.
Ce frein financier mérite qu’on s’y attarde. Il y est pour beaucoup dans les vacances à l’arrache. Combien de familles n’osent réserver à l’avance et attendent de voir s’il reste un peu de rab dans leur budget pour se payer une petite semaine en dernière minute ? Trop ! Le confinement nous a appris une chose : nul besoin de partir loin pour éprouver le bénéfice des vacances. C’est dans cette perspective que nous avons épinglé ces six bons plans.
► Vrienden op de fiets
C’est Mireille qui nous parle de ce bon plan avec enthousiasme. La maman de deux jeunes de 25 et 28 ans ne compte plus son nombre de nuitées chez les hôtes et hôtesses néerlandais·es ami·es des cyclistes, tant la formule est simple et conviviale.
Sa dernière échappée belle ? Un tour du lac de l’Ijssel au départ de Weesp. Cinq jours et quatre nuits plus tard (à Hoorn, Hindeloopen, Giethoorn et Hardewijk), Mireille et Louis achèvent leur boucle de 400 kilomètres.
Pour le gite et le couvert du petit déjeuner, la maman a déboursé 25€ par nuit et par personne. Prix garanti d’un hôte, d’une hôtesse ami·e des vélos à l’autre. Dans certains cas, il est possible d’ajouter une formule demi-pension. La fondation Vrienden op de fiets centralise pas moins de 5 000 offres d’hébergement aux Pays-Bas. Pour en profiter, deux conditions : être cycliste ou randonneur/randonneuse et s’affilier pour la somme de 10€ par an.
► Home exchange
Depuis 2019, Lola voyage en famille avec la plate-forme HomeExchange. La famille a déjà séjourné dans onze maisons d’hôtes et reçu pas moins de seize invité·es.
« C’est une manière super chouette de voyager. Quand on voit ce que représente le logement dans le budget vacances, ça permet une belle économie. Cela ouvre aussi à de nouveaux horizons. À la Toussaint, une famille du Cotentin (Normandie) nous a contacté pour savoir si on était preneur d’un échange de maison, nous n’avions pas cette destination en tête mais on a adoré. Autre avantage, on voyage beaucoup plus léger. Pas de jouets et de livres à trimballer, on débarque dans une maison habitée. »
Outre les 160€ d’affiliation par an, une condition essentielle pour être au diapason avec la formule : la confiance. Il faut pouvoir mettre son bien à disposition d’autrui sereinement. Si vous n’êtes pas à l’aise avec le fait que des étrangers ou des étrangères débarquent chez vous et y prennent leur quartier, HomeExchange n’est pas pour vous.
► Home camper
Que ce soit pour faire une halte sur le trajet des vacances ou y séjourner une semaine, HomeCamper permet de camper dans le jardin d’hôtes ou d’hôtesses pour une somme assez démocratique. Jennifer et son mari sont adeptes de la formule. Ils renouent avec bonheur avec le plaisir du camping traditionnelle. Beaucoup moins chère que l’option camping, elle offre surtout plus de calme et d’isolement.
Pour 17€ la nuit, le couple a planté sa tente l’été dernier en Nouvelle-Aquitaine. Sur place, des sanitaires, du matériel de jardin, un frigo et même une piscine ont été mis à leur disposition. L’accès aux offres de logement est entièrement gratuit. On apprécie aussi la possibilité qu’il offre de filtrer les résultats en fonction de l’équipement, de la superficie ou du type d’activités souhaitées.
► Welcome to my garden
Que ce soit pour mettre à disposition son jardin ou camper dans celui des autres, Amélie et sa tribu sont de tous les coups. Leur trip à eux ? Une envolée de quelques centaines de kilomètres à vélo dans les beaux coins de notre plat pays. L’été dernier, ils ont sillonné le pays des collines entre Ath et Tournai. L’année d’avant, c’est sur Dinant qu’ils avaient jeté leur dévolu.
À coups (de pédales) de 35-40 kilomètres par jour, la famille pose bagages chez plusieurs hôtes ou hôtesses par virée. « On adore ce genre de formule. C’est vraiment une manière de voyager autrement, de faire des rencontres, d’être dans un rythme assez cool ».
Amélie se souvient encore de leur toute première expérience. Arrivée à Dinant sous un soleil de plomb, la famille fait une halte chez le glacier pour rafraîchir les troupes. Amélie prévient le monsieur qui les accueille qu’ils auront un peu de retard. Leur hôte répond : ne trainez pas trop si vous voulez profiter de la piscine. « On pensait que c’était une blague, mais non. Il avait tout préparé pour qu’on puisse en profiter ».
Un plouf chez l’un, un apéro partagé chez l’autre, voire un repas complet chez un troisième, chacun met quelque chose sur la table pour alimenter cette convivialité au cœur de la formule. Cet été, la famille d’Amélie goûtera encore aux mêmes joies. La maman nous glisse justement que leur jardin, du côté de Thuin, est disponible en juillet…
► L’appel au réseau
On connaissait déjà l’appel à un·e ami·e, mais pour multiplier vos chances de bons plans, on vous invite à étendre l’appel à l’ensemble de votre réseau.
Vanessa, maman solo de quatre enfants, est coutumière de la formule. L’année dernière, elle publie un post sur les réseaux sociaux « cherche bon plan vacances contre menus services ». Une amie lui propose une semaine dans sa maison dans les Vosges. Pas de chance, cela ne tombe pas pendant la période où elle a ses enfants.
Qu’à cela ne tienne, elle récidive cet été. Son message trouve de nouveau preneur. Cette fois, c’est une amie qui habite à cinq kilomètres de chez elle qui y répond. Elle lui propose d’occuper sa maison pendant son absence. Si la distance ne permet pas un véritable dépaysement, elle offrira tout de même une vraie déconnexion à la tribu qui pourra profiter d’un grand jardin et d’une piscine. En contrepartie, ils s’engagent à nourrir et bichonner la basse-cour.
« Sans ça, on ne partirait pas »
François est aussi adepte de la formule. Cet été, il passera trois semaines dans la maison d’une amie en Angleterre avec sa femme et ses trois enfants. « C’est une vieille amie, je lui ai simplement demandé quels étaient ses plans pour l’été, en lui annonçant qu’on envisageait de voyager en Angleterre. C’est elle qui m’a proposé d’occuper sa maison ».
Ce qui est important, c’est de veiller à un certain équilibre pour que la relation ne s’abîme pas, prévient François. « J’ai demandé à mon amie quel service je pouvais lui rendre en contrepartie. On a convenu que je m’occupe de son jardin ». Que ce soit en Croatie, en France ou en Allemagne, François a toujours veillé à remercier ses hôtes et hôtesses accueillant·es. Remplacer la pompe de l’aquarium défectueuse, nettoyer la terrasse, faire quelques réparations, le papa trouve toujours de quoi s’occuper pour rendre en retour. « Je n’attends pas qu’on me le demande. Je le fais. C’est une contrepartie qui offre une certaine réciprocité ».
► Last minute
C’est encore Vanessa qui nous parle de ce bon plan bien connu : la formule last minute. Déclinée par tous les opérateurs de voyage et sites de location, elle permet une belle économie.
L’été dernier, faute de possibilité auprès de son réseau, Vanessa se met en quête d’une location à deux semaines du départ. Tout à coup, ce qui n’aurait pas été possible niveau budget quelques mois plus tôt le devient grâce à cette location encore disponible 50% moins chère. Ni une, ni deux, la tribu embarque pour Stoumont.
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