Loisirs et culture

Clubs de sport : les pièges à éviter

Votre enfant aime le sport : difficile, à partir d’un certain âge, de ne pas passer par l’inscription dans un club. Voici une petite check-list des pièges à éviter pour que tout se passe pour le mieux…

Qui dit club, dit entraînement (un ou deux par semaine, voire plus) et compétition, régulière (chaque week-end) dans le cas des sports collectifs ou plus occasionnelle pour les autres disciplines.

Qui dit compétition, dit également performance et classement, même chez les très jeunes parfois : normal, l’organisation (belge et internationale) du sport est ainsi faite que chaque club et au-delà, chaque fédération, se met en quête des jeunes talents, avant de les faire progresser. Une logique qui ne va pas nécessairement de pair avec l’épanouissement de tous les enfants, surtout s’ils ne font pas partie des meilleurs.

Dans la plupart des cas, ce fonctionnement ne gâche pas le bonheur que votre enfant retira de son activité sportive : le plaisir d’être avec les copains, de se défouler, d’apprendre de nouveaux gestes, de progresser, de gagner… Néanmoins, ne confiez pas votre enfant les yeux fermés à une structure sportive ! Mieux vaut être vigilant et détecter les mauvais fonctionnements qui doivent attirer votre attention. Petite check-list, comme autant de cartons jaunes, voire même rouges.

Pièges dans lesquels il ne faut pas tomber

● Compétition avant 10 ans : dans certaines disciplines (surtout les sports collectifs), on propose déjà des matchs dès 7 ou 8 ans et même avant. Trop tôt, selon nous : à cet âge, l’enfant n’en a pas besoin et ne le demande d’ailleurs pas. Certes, le matériel et les règlements sont adaptés : dans certains sports comme le basket, tous les jeunes joueurs doivent monter sur le terrain au cours de chaque quart-temps. À vous d’exercer votre esprit critique et de faire la part des choses : ces compétitions se déroulent-elles déjà dans l’optique de détecter les meilleurs ou pas ?

● Jouer dans la catégorie supérieure : et ce, parce que votre gamin se débrouille particulièrement bien et/ou que cette catégorie ne manque de joueurs. Bon à savoir : tout comme sauter une classe à l’école, jouer avec des plus âgés ne devrait être qu’exceptionnel. En effet, votre gamin se retrouvera forcément avec des joueurs plus grands, plus costauds voire plus matures que lui, ce qui n’est pas l’idéal, même s’il se débrouille bien dans sa catégorie. Autre danger : les exercices demandés à l’entraînement risquent de ne pas être adaptés à son âge.

● Plusieurs entraînements par semaine : un, deux, voire trois entraînements par semaine, plus un match durant le week-end. Et même plus si votre enfant est invité à jouer dans la catégorie supérieure. Rappelons que, même s’il raffole de sa discipline, accumuler les heures de pratique d’un même sport n’est pas bon pour le développement de l’enfant : la faute aux gestes répétitifs. Pour cette raison, avant 12 ans, il faut éviter de spécialiser : mieux vaut pratiquer plusieurs activités sportives différentes.

● Bobos à répétition : votre sportif en herbe se plaint régulièrement d’avoir mal aux genoux ou au dos, par exemple. Une situation à prendre avec le plus grand sérieux car ce type de douleur  n’est pas normal à cet âge et peut-être signe d’un surentraînement (trop de sport par semaine) ou que la discipline ne lui convient pas. Parlez-en donc à votre pédiatre !

● Sanctionné pour une mauvaise passe : non, il n’est pas normal que votre enfant (ou celui d’un autre, d’ailleurs) se fasse enguirlander ou encore doive descendre du terrain pour cette raison. Le sport est et doit rester un jeu ! Et c’est d’autant plus vrai encore chez les plus jeunes. Certes, en club, vous confiez votre enfant à un entraîneur, mais restez vigilant à ce qui se dit sur le terrain ou dans les tribunes. À vous de trouver les mots pour montrer votre désaccord, sans vous mettre l’entraîneur à dos. Idem lorsque des parents-spectateurs, voulant à tout prix voir l’équipe de leur gamin gagner, s’emportent ou ont des paroles et ont des paroles ou des comportements déplacés.

● Défaites-catastrophes : oui, la compétition peut être bénéfique car elle est stimulante et peut faire progresser l’équipe ou le joueur. Et ce, à une condition : que la défaite soit gérée aussi bien que la victoire.   

● Entraînements spartiates : jetez un œil aux entraînements de votre rejeton et faites appel à votre esprit critique, même si vous n’y connaissez pas grand-chose. L’intensité vous semble exagérée ? Votre gamin revient-il systématiquement exténué et s’en plaint ? À avoir à l’esprit : non, tous les entraîneurs qui encadrent les jeunes dans les clubs ne sont pas nécessairement formés pour cela. Cas très fréquents : bon nombre de coachs sont eux-mêmes joueurs, donc peuvent exceller dans leur discipline sans pour autant être de bons pédagogues, au courant des besoins, difficultés et particularités des jeunes joueurs. N’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes, vos questionnements aux responsables du club. Et, le cas échéant, à changer votre gamin de club. À proscrire, dans tous les cas jusqu’à la fin de la croissance : la musculation.

En savoir plus

Un bon contact

Pour trouver le club le plus proche de chez vous, passez par les fédérations sportives. La liste et le site web de ces dernières se trouvent notamment sur le site de l'Adeps.

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