Loisirs et culture
Envie de frissons et de réflexion quand les enfants sont couchés ? On a ce qu’il vous faut avec un thriller sociologique et psychologique qui se décline en huit épisodes de 45 minutes.
Toutes ses fautes est une mini-série adaptée du roman éponyme d’Andrea Mara, transposée de Dublin à une bourgeoise banlieue de Chicago, où des parents, Marissa – interprétée par l’excellente Sarah Snook, vue dans la non moins excellente série Succession – et Peter Irvine, sont confrontés à l’enlèvement de leur fils de 4 ans, Milo.
Si Megan Gallaghern, la créatrice, offre à voir un début de série très typé avec une lumière sombre, un rythme effréné et une galerie de personnages assez classiques (parents, oncle, tante, nounou, inspecteurs…), Toutes ses fautes prend vite de l’épaisseur. Outre la critique sociale d’une société américaine pervertie par l’argent, l’apparence et un patriarcat toujours très présent, la série se penche surtout sur la famille Irvine, avec ses non-dits, ses relations toxiques. Un focus est aussi fait sur les parents, entre un père plus préoccupé par ses affaires et une mère dévorée par sa charge mentale et surtout sa culpabilité d’avoir « permis » l’enlèvement de son fils. Contrairement au titre en VF, très neutre, le titre original, All her fault, appuie bien sur cette pression sociale du care que portent les mères.
Si certain·es trouveront l’intrigue un peu trop convenue, Toutes ses fautes, à voir sur Auvio, ne manquera d’embarquer d’autres dans sa tourmente. Avec, à la clé, toute une série de questionnements sur sa propre parentalité, son impact sur la vie en général et les peurs parfois irrationnelles qu’elle engendre.
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