Loisirs et culture
Est-ce parce que l’autrice est presque son homonyme ou que le personnage central de l’histoire porte le prénom de son frère dans sa version espagnole ? Toujours est-il que ce livre a tapé dans l’œil de ma Félicie, 10 ans.
Pablo, sous les traits d’un petit cochon adorable, perd tout. Sac à dos, doudou, casquette, gourde, brosse à dents, chandail, maillot de bain… Tout y passe. Au fil des pages et des pertes, Pablo est de plus en plus sympathique aux yeux de ma fille qui trouve que, décidemment, à côté de lui, elle ne perd pas grand-chose. J’en viens moi aussi à dédramatiser les pertes des enfants aux côtés du porcelet trognon.
La société des objets perdus est un album bourré d’humour qui parle d’un thème du quotidien, les objets perdus par les enfants, avec beaucoup de légèreté et fraîcheur. Ce n’est pas un hasard s’il est publié par la maison d’édition québécoise La Pastèque. L’autrice et illustratrice, Felicita Sala, parvient même à trouver une issue farfelue et heureuse à tous ces objets égarés.
« C’est un album jouette qui va amuser les enfants » assure Félicie
Au-delà du côté marrant de l’histoire, on épingle aussi le livre pour son univers haut en couleurs et ses illustrations très réussies. Que ce soit à la gouache, à l’aquarelle ou aux crayons de couleur, Felicita Sala nous fait plonger à pieds joints dans le monde de l’enfance. Un monde peuplé de figurines, de trolls, de billes. Un monde loufoque qui nous offre une respiration bienvenue pour nous évader du monde réel. D’ailleurs, Félicie ne s’y trompe pas : le livre à peine terminé, elle en redemande. « Tu as ramené d’autres livres ? ». Histoire de s’extraire encore un peu, de rêver et vivre d'autres aventures aux côtés de cochons farceurs ou d’autres personnages attachants.
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