Santé et bien-être

Ils ne dorment pas assez

Ce matin, le réveil a sonné trop tôt, chez vous comme chez Julie, qui confie : « Les pauvres, j’ai dû les tirer de leurs lits, ils étaient encore fatigués ». Nos enfants manquent de sommeil, et les écarts de rythmes entre la semaine et le week-end accentuent le phénomène : ils sont en plein « décalage horaire social »…

Encore un nouveau terme pour décrire un phénomène que vous connaissez bien, ma foi. Mais cela nous permet de revenir sur l’importance du bien dormir pour le développement de nos chéris. Les écoliers sont constamment ballotés entre les horaires de sommeil que les parents imposent la semaine et qu’ils assouplissent le week-end. Parfois trop, démontre une étude menée par les universités de Tours et d’Orléans sur des enfants de 5 à 10 ans, qui indique que ces écarts jouent à la longue sur l’apprentissage scolaire. Et donc, sur leurs performances. Dans nos sociétés, on veut passer plus de temps avec les enfants, quand on le peut. On travaille plus longtemps, on recule l’heure des repas, on dort plus tard le week-end. À force de suivre le rythme des parents, nos enfants souffrent de jet-lag social, terme donné à cet insidieux dérangement de leur sommeil le reste de la semaine.

Dormir, à quoi ça sert ?

Le sommeil, c’est la nourriture du cerveau. Il permet de récupérer de toutes les activités de la journée et de le préparer à la suivante, il renforce la mémoire, il consolide les apprentissages. Les enfants qui dorment suffisamment gèrent mieux leurs émotions, se développent harmonieusement sur le plan physique et renforcent leur système immunitaire. Rien que ça ! Bref, le sommeil permet de bien grandir. Et c’est aussi important que de bien manger ou bien respirer.

Ils devraient dormir plus : les signes

► Maïa a du mal à se réveiller le matin.
► Hyppolite peine à se concentrer à l’école.
► Hervé et Dounia sont agités et irritables.
► Steve a l’air un peu déprimé.
► Matthieu a tendance à tomber malade.

Quelques conseils pour mieux dormir (selon l’âge de votre enfant)

Il existe des gestes simples pour favoriser l’endormissement et assurer un sommeil réparateur chez vos petits (et plus grands). Le premier est de les éloigner des écrans une heure avant le coucher : la lumière bleue diffusée par les tablettes et les téléphones stimule le cerveau, affecte le rythme circadien et freine l’endormissement. En plus de ces quelques recettes éprouvées par d’autres parents, à additionner aux vôtres :

► Respecter les rythmes : le coucher et le réveiller à heures fixes.
► Établir une routine du coucher : allumer la petite veilleuse, lire quelques pages ensemble.
► Ne pas surchauffer la pièce : 18°C, c’est parfait pour rêver.
► Terminer les devoirs avant le repas du soir : le cerveau a besoin de se calmer.
► Bien bouger pendant la journée, éviter les jeux excitants avant de dormir.
► C’est tentant mais… « Va te coucher ! » ne doit pas devenir une punition.
► Avoir fait un petit dodo sur la canapé ou dans la voiture ne permet pas de récupérer.
► Ne jamais donner de médicaments ou de somnifères aux enfants. Même pas aux plantes...



A. K.

Combien tu dors ?

► 5 ans : 11h30 par nuit
► 8 ans : 10h30 par nuit
► 10 ans : 10h par nuit
► Ados : plus de 12h, mais...c’est une autre histoire !

Des pistes

► A découvrir: l’étude mandatée par l’Éducation nationale française s’est intéressée à des enfants de 5 à 10 ans. Elle révèle que nos petits ont perdu 20 minutes de sommeil en 15 ans: un sommeil plus court et de moindre qualité. Ce décalage de l’horloge biologique est à surveiller de près, surtout qu’elle démontre aussi que les parents sous-estiment les besoins en sommeil de leurs enfants, alors qu’il leur faudrait en général 30 à 50 minutes de plus.

A lire: Le sommeil, le rêve et l'enfant de la naissance à l'adolescence, des pédiatres Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel. Elles répondent à toutes vos questions : la bible du bien dormir !

 

 

 

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