Développement de l'enfant

Je, tu, nous

« Il y a beaucoup d’échanges, beaucoup de complicité entre petits enfants à partir du moment où ils disposent de "brol" pour jouer », insistait déjà (au risque d’étonner) Monique Meyfroet, psychologue clinicienne, dans Le Ligueur et mon bébé dédié aux 21-23 mois. Et à 2 ans et demi-3 ans, qu’en est-il des gestes altruistes ?

Les enfants ont un élan altruiste spontané, observe Céline Alvarez dans Les lois naturelles de l’enfant (Éditions des Arènes). « Au début de la vie, la volonté d’aider l’autre n’est pas toujours très adaptée : à 14 ou 15 mois, les enfants tentent de consoler un autre enfant en lui donnant un jouet ou un nounours qui les réconforterait eux-mêmes s’ils étaient tristes, sans prendre en compte la préférence de l’autre. » Mais, si les adultes s’occupant d’eux les aident à comprendre les besoins et les intentions de cet autre, ils lui apporteront des aides de plus en plus appropriées, poursuit l’auteure. Il est clair que la bienveillance, l’empathie, la générosité dont l’enfant bénéficie de la part des adultes qui l’entourent est une clef majeure de la bienveillance, de l’empathie, de la générosité dont il va être capable en grandissant. Il s’agit aussi « d’offrir à l’enfant des situations où il aura la possibilité d’avoir régulièrement des comportements altruistes, précise Céline Alvarez : se sentir responsable du bien-être d’un autre (en situation de tutorat dans une classe d’âges mélangés, par exemple) est une composante essentielle du développement de l’altruisme ».

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