Santé et bien-être

La cuisine anti-inflammatoire

Découverte des vertus de la cuisine anti-infla

Envie de bichonner l’immunité, l’énergie, l’équilibre et la concentration de votre tribu par l’alimentation ? Découvrez les vertus de la cuisine anti-infla.

Ballonnements, perte d’énergie, sinusites chroniques, baisse d’immunité, problèmes intestinaux : tous ces maux s’abreuvent à la même source, selon Hilde Richez, nutritionniste, une alimentation trop inflammatoire. « Quand il est inflammé, notre corps est beaucoup plus sensible à tous types d’attaques, que ce soient des virus, des bactéries ou des champignons ».
Depuis dix ans, elle a fait de l’alimentation anti-inflammatoire une spécialité qu’elle partage dans des conférences et ateliers. Son approche repose sur trois grands principes. Primo : limiter les produits transformés à 20%. Deuxio : consommer davantage des aliments basifiants et de saison. Tertio : privilégier des modes de cuisson doux. La nutritionniste revendique une approche raisonnée, tout l’enjeu étant d’équilibrer son assiette.
Concrètement, la cuisine anti-inflammatoire privilégie les fruits et légumes riches en antioxydants, les bonnes graisses (oméga-3, huiles de première pression à froid, fruits oléagineux), les épices aux propriétés anti-inflammatoires, comme le curcuma ou le gingembre, les fibres et céréales complètes et les légumineuses. A contrario, elle vise à limiter les produits ultratransformés, le sucre raffiné, le gluten, les produits laitiers industriels, les graisses saturées et l’alcool.
« Plus qu’un régime, c’est un mode de vie, résume Hilde Richez. Une cuisine respectueuse de ton corps, qui te permet de mieux digérer, d’avoir plus d’énergie, un mental plus clair et un rapport plus serein à ton assiette. »

Sucres : less is more

Culturellement, on a pris l’habitude de manger sucré au petit-déjeuner, mais, en termes d’énergie et de concentration, le sucre est fort acidifiant et donc inflammatoire. Il fait aussi fonctionner notre système à plein régime pour le digérer, ce qui crée des pics d’énergie et, en contrepartie, de gros coups de pompe.

Légumes : more is more

« Ce qui manque cruellement dans l’alimentation en général, ce sont les légumes. Ils représentent souvent une portion congrue de l’assiette alors qu’ils devraient en composer au moins la moitié », constate Hilde Richez.

Cuisson : tout doux, tout doux

Autre constat : les modes de cuisson sont souvent trop agressifs. Résultat ? L’aliment perd sa valeur nutritive. « Pour bien fonctionner, le corps a besoin de vitamines, d’antioxydants et de minéraux ». Faire bouillir un brocoli ? Une hérésie selon la nutritionniste. « Tous les bons minéraux et vitamines du légume disparaissent dans l’eau ». Optez plutôt pour une cuisson à la vapeur, avec une marguerite à placer au fond de la casserole ou au cuiseur vapeur, à l’étouffée, dans une cocotte ou en wok maitrisé, de quoi conserver le côté croquant des légumes.

Le décodage anti-infla des étiquettes

  • Optez pour des produits qui ont une liste d’ingrédients limitée.
  • Évitez les « E » en tous genres, il s’agit d’additifs alimentaires utilisés pour améliorer la conservation, la couleur, la saveur ou la texture des produits. C’est le cas des nitrites (E249-E252) que l’on trouve en tant qu’additifs conservateurs dans la charcuterie, pour leur rôle antimicrobien et leur couleur rosée.
  • Privilégiez les graisses non hydrogénées.
  • Choisissez des collations non fourrées, car cette partie n’est constituée que de mauvaises graisses et de sucre.
  • Privilégiez les sucres naturels, comme le sucre de canne ou de betterave, au détriment des sirops de riz ou autres céréales.
  • Optez pour des farines complètes ou semi-complètes plutôt que les blanches qui sont raffinées.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les papilles gustatives se renouvellent tous les 21 jours. Si vous diminuez progressivement les doses de sucre de vos préparations, elles s’adapteront au fur et à mesure à ce nouveau goût moins sucré.

EN PRATIQUE

La cuisine anti-infla en quatre repas

  • Petit-déjeuner : 1 à 2 œuf(s)- 1 tranche de jambon ou saumon fumé - 1 tranche de pain complet au levain (plus digeste), ½ avocat ou de la purée d’amandes, des crudités ou un fruit.
  • Diner : salade de riz rouge/complet ou sauvage, une boite de thon, un œuf cuit dur, du brocoli et des petits pois cuits vapeur, persil haché, vinaigrette à base d'huile de colza et vinaigre balsamique
  • Goûter : 1 fruit - Une poignée de noix ou graines - Un yaourt chèvre/brebis/végétal  - Un smoothie vert (une banane, une pomme, une date, quelques feuilles d’épinard, une poignée de noix de cajou, de l’eau et mixez le tout).
  • Souper : dahl de lentilles corail aux légumes. Une recette à retrouver sur leligueur.be

ALLER + LOIN

Scanner ce QR code pour retrouver « La cuisine anti-inflammatoire à la portée de tous », un guide gratuit proposé par Hilde Richez.