Loisirs et culture
Allez, on ne va pas vous cacher la vérité : si j’ai choisi ce livre lors d'un passage dans ma librairie fétiche, c’est que l’héroïne exerce le merveilleux métier de journaliste et qu’elle porte le prénom d’une de mes filles. Un choix totalement subjectif qui s’est finalement révélé une très jolie pioche !
Peuple de verre est une dystopie qui aborde frontalement la question de la pauvreté dans les pays riches – ici au Canada. Pour cela, Catherine Leroux a choisi le prisme du logement à travers le manque d’habitations correctes pour tous ceux et toutes celles qui sont les « inlogés » dans le roman. Les tribulations de l’héroïne dans une société qui se fragmente peu à peu sont autant d’occasions pour l’autrice de mettre sous le feu de la critique le contrôle de l’État, la privation de la liberté individuelle, la place de l’écriture et de l’information face au mensonge et à la vérité…
Partant souvent d’abord d’un point de vue sociologique, l’autrice développe ensuite un propos qui navigue intelligemment entre politique et philosophie. A priori roman d’anticipation, le livre interpelle ainsi à de nombreuses reprises et on se dit que l’expression qui dit que la réalité dépasse la fiction a fort bien sa place. Pour couronner le tout, le propos est servi par une écriture vive et percutante.
- Peuple de verre, Catherine Leroux (Éditions de l’Olivier)
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