Santé et bien-être

Miel raisons de manger du miel

l’intense phase de miellée printanière, le bon moment pour parler miel

On ne va pas se piquer ici de vous convaincre des vertus du miel. On vous sait déjà armé·es d’or liquide en tout genre dans vos placards, que vous dégainez pour accompagner un fromage de chèvre, une tartine du p’tit déj’ ou pour soigner un mal de gorge. Le miel, on sait combien vous l’aimiel. Mais le connaissez-vous sur le bout du dard ?

Ne croyez pas que l’on vous parle de miel pour faire le buzz. On profite seulement de l’intense phase de miellée printanière, de son pic de production avec les floraisons successives et haute agitation des essaims, pour faire le point sur cette substance sucrée à part. Impossible de l’aborder, sans évoquer ses qualités multiples. Enzymes, minéraux, vitamines et antioxydants, chaque goutte de miel est une offrande de la nature et de nos copines les abeilles.

Bzz...zen

Ce que nous apprend toute la joyeuse ruche de la famille Barras, productrice gaumaise, c’est qu’en plus de ses vertus anti-inflammatoires, antiseptiques et cicatrisantes, le miel apaise. Il détend et ça, on le dit peu. Qu’il soit acacia, lavande, châtaigner, oranger, tournesol, de printemps, de montagne ou de garrigue, si chacun possède son propre goût et son propre pouvoir magique, tous ont la vertu de calmer. Pourquoi cela ? Une bouchée de miel active de subtiles mécaniques complexes et met en ébullition les neurorécepteurs de toute la famille. Dopamine, sérotonine coulent comme du miel, libérant un sentiment de satisfaction profond.
Soigner, cicatriser, apaiser, génial. Seulement, comme toute saveur authentique, le miel ne plaît pas toujours aux mômes.

Initier ses petites abeilles

Mais au fait, existe-t-il des contre-indications ? Peu. La consommation de miel est proscrite pour les bébés de moins de 12 mois en raison des risques de botulisme (maladie paralytique très rare) chez les nourrissons. L’analyse de nos correspondant·es de la Gaume risque de piquer la curiosité de certains parents : « Les enfants qui n’aiment pas le miel, bien souvent, ont été confrontés à des miels peu adaptés, souvent trop forts ».
Pour les débuts, préférez des miels doux. L’erreur classique, nous apprend notre rapide tour de table, c’est celle d’initier les enfants avec du miel liquide. Peu pratique, souvent trop transformé. L’idéal ? Sur la première marche du podium fait en alvéoles : le miel de tournesol. Esthétique, doux et sans acidité. Il donne presque envie de tomber dans des travers poétiques en affirmant qu’il est plein de lumière.
Deuxième marche de notre compétition internationale ? Le miel de romarin, pour sa texture crémeuse, aux accents de vanille. Enfin, le plus fruité, celui qui plaira aux amateurs et amatrices de pâtes d’amandes, le miel de rhododendron. Tous ont en commun de ne pas agresser les palais et donc d’acclimater les papilles, cuillérée après cuillérée. 

L’abeille qui sommeille en chacun·e d’entre nous

Chaque printemps, après la floraison des fruitiers et de l’acacia, chaque été, avec le tilleul ou le châtaignier, et parfois de façon plus tardive en automne, avec le lierre ou la bruyère, les récoltes sont accompagnées de festivals en tout genre. Un que l’on aime particulièrement ? Le festival Matrimiel. Que cela ne vous empêche pas de vous ruer sur les prochaines éditions. Le principe ? Miel et matrimoine. La symbolique est splendide. L’équipe nous la résume : procéder, comme les abeilles âgées qui, en nourrissant les plus jeunes, retrouvent une vitalité inattendue. Ici, les femmes aînées transmettent leurs savoirs et se renouvellent dans l'acte même du partage.
Une démarche active et salutaire loin d’une simple nostalgie qui vous refilerait le… bourdon.

RECETTE

Et pourquoi pas… un velouté de miel ?

Les recettes avec le miel ne manquent pas. Côté sucré, on vous recommande vivement le cheesecake d’une finesse inégalable du Maître Ottolenghi que vous trouverez partout sur les internets. Côté salé, le miel est proposé en accompagnement de poulet, agneau et autres joyeusetés carnivores. Il accompagne à merveille les choux de Bruxelles et… les navets.
Non, non revenez, vous allez être conquis·e. Même vos enfants seront bluffés avec ce beau velouté blanc. Parce que oui, on vous propose ici un velouté frais et léger, idéal pour les soupers printaniers. Rien de plus simple. Cuisez 4 navets et 2 pommes de terre, prenez 1 oignon, 1 gousse d'ail, 200 g de lait de coco, 2 ou 3 cuillères à soupe de miel, 20 g de gingembre, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive. Mixez le tout dans 300 ml de bouillon de légumes ou de poulet. Agrémentez d’une petite feuille de céleri pour le style. Eh, bien, vous savez quoi ? Vous en redemanderez.