Loisirs et culture
Un nouvel acteur qui arrive sur le marché, c’est toujours un évènement en soi. Kiwizou, lancé par deux anciens de la maison Djeco, arrive avec quelques jeux qui vont faire le bonheur des plus jeunes. Nos parents et enfants chroniqueurs vous les présentent.
Peut-être que nous sommes un peu trop suspicieux à force de chroniquer des jeux. Toujours est-il que, lorsque nous avons reçu les jeux Kiwizou à la rédaction, nous n’y avons pas cru. Pire, nous avons crié à l’imposture. Puis, Marc Sybile, vieux routard du monde du jeu et patron de Lolipop à Chimay, nous apprend que non seulement ces jeux sont très bons, mais qu’ils font le bonheur des enfants et de leurs parents. Il ne nous a pas fallu longtemps pour vérifier que l’expert avait vu juste.
Castel Boom est LE jeu qui a le plus attiré les enfants de cette sélection. Il a, en plus, le mérite de les maintenir devant son plateau. Ce sont d’abord trois « gosses » âgés qui l’ont testé. Robin, 11 ans, Jérôme, 24 ans, et Constant, 66 ans, se sont bien amusés lors de plusieurs parties qui ont titillé mémoire et équilibre. S’ils déplorent quelques coquilles dans les règles, ça ne gâche en rien la compréhension du jeu. « Il suscite pas mal de tricheries, s’amuse Robin. C’est un bon critère chez moi ». Plus tard, différents enfants y jouent et les parents viennent nous poser des questions sur ce jeux qu’ils ne connaissent pas encore. À chaque fois, il fait mouche.
À partir de 5 ans
Carton plein aussi avec Bidibirdy, favori des plus petit·es. Il se joue dès 3 ans. Son matériel de toute beauté tape dans l’œil. « Tout le monde joue en même temps, ça crée une belle dynamique. Cela permet aux filles de rester concentrées sur le jeu plutôt que d’attendre leur tour et de risquer de se disperser dans autre chose », approuve François, papa de jumelles de 3 ans. Même constat chez Benoît, papa d’Ezekiel, 4 ans, et Lucie, 5 ans : « C’est super. En revanche, les règles sont incompréhensibles. Il faut se les faire expliquer. Après, on y joue en quelques minutes et on enchaîne les parties. Il y a même un niveau de difficulté progressif. Bien pensé et surtout superbe avec ses petits oiseaux en bois et ses tuiles cartonnées bien épaisses ».
À partir de 3 ans
On passe à des joueurs et joueuses un tout petit peu plus âgé·es avec Pic Challenge, un jeu qui monte, qui monte, avec des éléments de décor, des cartes et un dé. Il a captivé six comparses qui ont enchaîné trois parties pendant plus d’une heure. Les profs présent∙es, qui animaient le jeu, faisaient monter la mayonnaise en stimulant une certaine compétition entre équipes. Iris, une petite présente, refait la partie : « J’étais stressée et, en même temps, j’aimais bien ce suspense ». Une des profs complète : « C’est très dynamique. Il y a plein de rebondissements. On peut échanger nos cartes, s’affronter en duel. C’est un jeu de l’oie revisité et très pimenté ».
À partir de 5 ans
Nos tours de jeux se sont déroulés en pleine période pré-Halloween, il va de soi que Potion Express et sa mignonne petite sorcière ont enchanté les enfants. Conçu par le couple star dans le monde du jeu - Théo Rivière et Élodie Clément -, vous devez au fil des tours, mémoriser la position des chauves-souris afin de récupérer les ingrédients utiles pour la préparation des potions. Lyne, 7 ans, et Stanislas, 6 ans, y ont joué avec Nicolas. « On comprend tout de suite, c’est rapide, intuitif, l’édition est de bonne qualité et on a très envie de rejouer à peine la partie terminée ».
À partir de 6 ans
ZOOM
Où sont les jouets ?
Cette année, nous avons fait un maximum de place aux jeux. Sur leur présentation, mais aussi sur différentes réflexions à leur endroit. Parce qu’on sait que beaucoup d’entre vous viennent d’abord chercher ces infos dans ces pages. Mais nous ne négligeons pas les jouets pour autant. Cette sélection jouets s’appuie entre autres sur les différents magasins indépendants que nous avons rencontrés. Nous vous incitons vivement à passer par eux pour les fêtes. Leur bonne santé dépend de vous. Le commerce en ligne, vorace et imbattable, est leur plus grand ennemi. Le projet de société que l’on défend consiste d’abord à les protéger, non ?
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