Société

Septembre 2002 : « Un an après »

L'ARCHIVE DU LIGUEUR

Il y a vingt ans, le numéro du Ligueur de la mi-septembre revient sur l’événement de ce début de millénaire qui a chamboulé le monde : les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Tout juste vieilles d’une petite année, les images des tours en feu tourmentent les pages de votre magazine à l’instar d’un sinistre souvenir. Le Petit Ligueur décrypte les conséquences de l’attaque avec précision et pédagogie. Le terrorisme. La pression sur l’Irak. Le Conseil de sécurité de l’ONU. Le poids des mots. Le traitement est complet. Une carte blanche de l’écrivain Michel Gheude apporte aussi un éclairage particulier sur l’importance du « dialogue des civilisations ».
Dans tous les textes publiés à cette occasion dans le Ligueur, celui de Jacques Sepulchre, secrétaire général de la Ligue des familles, parvient aussi à relever le défi de prendre de la distance tout en se mettant à hauteur des tribus. Dans son article, simplement intitulé Un an après, il se refuse à ne voir dans les attentats du 11 septembre « qu’un acte délibéré de quelques fanatiques contre une civilisation garante de la liberté et des droits ».
Et Jacques Sepulchre de dresser le portrait d’un monde malade de ses inégalités et de son manque d’éthique. « La liberté et la justice ne valent rien si elles n’existent pas réellement pour tous. Elles ne recouvrent aucune pertinence si elles ne se concrétisent pas par une solidarité indéfectible. (…) La gouvernance, d’une manière générale et plus particulièrement au niveau mondial, a besoin d’une éthique forte et claire. Le moins que l’on puisse dire est que l’on nage, au contraire, dans l’ambiguïté la plus complète ».
Ces mots restent d’actualité. Ne résonnent-ils pas face aux crises successives qui nous tombent sur le râble ? Combien de fois l’injustice, l’inégalité, le manque d’éthique ont-ils été mis en relief lors de ces derniers mois ? Que ce soit lors de la pandémie covidienne, des inondations de l’année dernière ou de la flambée des prix de l’énergie aujourd’hui. Les incohérences sont toujours là.
Pas de solution ? Pas d’issue ? Jacques Sepulchre veut garder espoir, mais il y n’a pas pléthore de voies à explorer. « La tradition de partage, d’équité et de solidarité qui est celle qui prévaut généralement dans les cellules familiales doit être le modèle que nous devons promouvoir dans tous les rapports au sein de la société. (…) Espérons qu’à force de persuasion, cette vue des rapports dans le monde s’imposera pour le bien de tous ».
Bon, au vu de l’évolution observée depuis 2002, le pari n’est pas gagné. Mais peut-être qu’à force de défendre certaines valeurs essentielles…

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