Vie pratique
L’ARCHIVE DU MOIS
Alors que l’été déroule son cadre propice aux romances de vacances éphémères, c’est d’amour avec un grand « A » dont il est question dans une rubrique du Ligueur baptisée « Le courrier de Roberte Franck ». Il y est question de fiançailles et de mariage, d’engagements sur la durée, pas d’idylle passagère ou de tocade d’un soir. Sur le sujet, Roberte Franck est une crack. À force de recevoir du courrier d’âmes en peine ou en détresse, elle a appris, au fil des numéros, à peser ses mots et à être de bon conseil.
Le 23 juillet, elle se penche ainsi sur la missive envoyée par un jeune homme désarçonné. La question, la voici : « J’ai 26 ans et suis fiancé à une jeune fille de 28 ans. J’apprends, par hasard, que ma future belle-mère lit toute notre correspondance. J’en suis bouleversé, furieux, froissé… Est-ce moi qui suis trop susceptible ou est-ce ma belle-mère qui est abusive ? ». Roberte Franck rassure son correspondant : le sentiment qu’il exprime est parfaitement justifié. Mais que faire ?
Dans ce courrier du cœur, la plume du Ligueur interroge. Et la dulcinée, qu’en pense-t-elle ? « Est-elle également froissée du procédé ou le trouve-t-elle normal ? ». De là, la chroniqueuse propose une union sacrée entre les deux tourtereaux pour ramener la belle-mère indiscrète à plus de raison et de confiance. En toute bienveillance, elle explique quand même que « s’il est difficile à certains enfants de quitter la main de leurs parents, il est encore plus difficile aux parents d’accepter de n’être plus nécessaires ».
Comme en écho aux déboires de ces fiancés de l’an 65, le Ligueur publie un petit article destiné à celles et ceux qui n’ont pas encore trouvé l’âme sœur. Est ainsi relayée la tradition, en Grande-Bretagne, de placer sous son oreiller une cuillère en bois lorsqu’il s’agit de mettre un terme à un célibat sentimental. Selon les infos venues d’outre-Manche, cette pratique séculaire aurait une chance sur deux de réussir. On a interrogé Google sur cette coutume, si la tradition est avérée, son efficacité, elle, (on s’en doutait un peu) ne serait pas scientifiquement prouvée. En fait, les chances de succès seraient, semble-t-il, aussi faibles que les possibilités de réconciliation entre une belle-mère maladivement soupçonneuse et son futur gendre meurtri.
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