Loisirs et culture
Cette semaine, deux livres pour le prix d’un: Tôa, Moä, de Stéphane Ebner et Nicolas Mayné (Esperluète éditions) et Pas de géant, d’Anaïs Lambert (Éditions des Éléphants).
Pas de géant
Dès la couverture de son deuxième album, Pas de géant (publié par les Éditions des Eléphants en 2018), Anaïs Lambert nous invite à suivre pas à pas deux grandes bottes vertes… Ne ratons pas au passage le double sens du titre qui est comme le pitch de l’histoire. Nous voilà parti.es pour une exploration dans un jardin qui va nous révéler plusieurs de ses trésors. L’imaginaire de l’enfant qui nous sert de guide joue à plein régime. Sous ses yeux, tout prend une autre dimension : deux scarabées, des limaces, des bogues de châtaignes, des fourmis, des empreintes, des nuages et plein d'autres éléments se prêtent à diverses interprétations et aventures. Cet univers paisible et poétique est néanmoins très réaliste à travers des illustrations naturalistes, en particulier de végétaux, à dominante vert tendre. La fin, marquée par le surgissement d’un géant inattendu, nous tire un sourire complice. (à partir de 3 ans)
Tôa, Moä
D’un jardin à la jungle, il n’y a qu’un… pas. À condition de s’enhardir derrière le mur en briques roses et rouges de l’école n°5 qui se dresse devant nous sur la couverture de Tôa, Moä (publié aux éditions Esperluette en 2021), écrit par Stéphane Ebner et illustré par Nicolas Mayné. Une fois ce cap franchi, il suffit de se laisser entraîner dans la jungle dense et colorée qu’il cachait. Une jungle touffue d’arbres et de plantes où se cachent des paires d’yeux timorés. Des dialogues s’esquissent en phylactères ondoyants et des vagues de phrases avec des mots parfois complètement inventés rythment le récit. Dans un univers chatoyant qui pourrait faire penser aux tableaux de Le Douanier-Rousseau, surgissent des animaux de toutes sortes, en particulier des singes à la queue-leu-leu qui chantent, dansent et parfois provoquent des bêtes qui les effrayent. Tout ça dans la cour d’une école ? Et si tout cela était une sorte de terrain vague, le terrain de jeu de trois gamins qui s’ennuyaient, où l’on se querelle, où l’on se fait peur, où on se bagarre, où on se réconcilie, où l’on se crée des amis, où l’on cherche sa place. Car oui, une cour de récréation peut être une sacrée jungle. (à partir de 4 ans)
En voici le trailer et la fameuse dans Tôa Moä à découvrir ici.
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