Société

Une semaine de congé parental ? C’est possible !

Recourir au congé parental par semaine peut constituer une solution pour faciliter l'organisation familiale

L’été rime avec grandes vacances bien méritées pour les enfants. Mais pour les parents, occuper sa progéniture pendant sept longues semaines (neuf si les enfants sont scolarisés dans le système néerlandophone) relève parfois du casse-tête : stages déjà complets ou qui s’accumulent, grands-parents partis en vacances, compteur de congé légaux déjà bien entamé… autant de situations qui rendent la planification compliquée. Recourir au congé parental par semaine peut constituer une solution pour faciliter votre organisation.

Congé parental : qu’est-ce ?

Il s’agit d’un congé thématique qui permet à une travailleuse ou un travailleur salarié∙e de suspendre ou réduire temporairement ses prestations pour s’occuper de ses jeunes enfants. Chaque parent salarié a la possibilité, pour chacun de ses enfants, de prendre quatre mois à temps complet de congé parental.
Beaucoup de parents connaissent ce droit, certains savent également qu’il est possible de le prendre à temps partiel (mi-temps, 1/5e temps ou 1/10e temps), mais peu savent qu’il est possible de le fractionner en semaines. Pour chaque enfant, cela représente donc 16 semaines d’interruption complète possibles. Vous pouvez les prendre de manière consécutive ou non.

Y ai-je accès ?

Pour avoir accès à cette forme de congé, plusieurs conditions doivent être remplies :

  • Votre enfant doit avoir moins de 12 ans (moins de 21 ans s’il est en situation de handicap).
  • Vous devez être salarié∙e et avoir travaillé chez votre employeur, employeuse au moins douze mois lors des quinze mois précédant votre demande.
  • Vous devez faire la demande par écrit à votre employeur, employeuse.

Bon à savoir : contrairement aux interruptions prises par tranche d’un mois, le congé parental fractionné en semaine nécessite l’accord de l’employeur. En cas de refus, celui-ci doit être motivé par écrit.
Un conseil : introduisez votre demande le plus tôt possible afin que votre employeur puisse s’organiser et anticiper votre absence, et donc répondre positivement à votre requête.

Quelle sera ma rémunération ?

Durant votre interruption pour congé parental, vous pouvez obtenir une allocation, payée par l’ONEM (Office national de l’emploi). Celle-ci est forfaitaire : elle est la même pour tous les parents et n’est donc pas proportionnelle à votre salaire. Si vous travaillez dans le secteur privé, pour une interruption d’un mois à temps complet, l’allocation est de 932,95€ nets (au 1/7/2025). Pour les familles monoparentales (travailleuse ou travailleur isoléꞏe), le forfait mensuel est de 1 583,41€ nets. L’allocation par semaine se calcule au prorata de ce montant.
Pour une information complète sur toutes les modalités du congé parental, vous pouvez consulter le site de l’ONEM.

Une vraie solution ?

Si le congé parental s’avère un vrai outil de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle pour certains parents, il ne représente pas pour autant une solution miracle. En effet, il est loin d’être accessible à toutes et tous. D’une part, les personnes avec des contrats plus précaires (intérim, CDD…) ou qui changent d’emploi peineront à remplir les conditions d’ancienneté chez le même employeur et celles sous statut d’indépendant·e n’y ont tout simplement pas droit.
D’autre part, l’allocation payée par l’ONEM est loin d’être suffisante pour compenser la perte de salaire occasionnée. De nombreux parents ne peuvent tout simplement pas se le permettre.
La Ligue des familles plaide depuis de nombreuses années pour octroyer cette possibilité à tous les parents, quel que soit leur statut, et pour une rémunération qui soit soutenable pour le budget des familles. Pour soulager les parents dans leur organisation, nous recommandons aussi de porter à vingt-cinq (au lieu de vingt actuellement) le nombre minimum de jours de vacances annuelles.

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