Développement de l'enfant
Poursuivons notre série de jeux estivaux faciles à emporter avec soi au parc, dans le train, le bus, ou sur un drakkar… Aucune excuse pour ne pas jouer. Ici, à la demande : trouve-nous un jeu de pirate, facile, nerveux. Ah ouais, et il faudrait qu’il favorise vraiment les interactions.
Mission acceptée et accomplie ! Avec Hisse et Oh. Un jeu des Tontons joueurs dont on adore le nom soit dit en passant. La première fois que l’on a vu ce jeu, c’est dans les mains du distributeur, éditeur et auteur Thibaut Quintens qui lors d’une présentation des jeux Blackrock, le met dans la main de chaque vendeur et vendeuse ludique qu’il croise en leur disant « Celui-ci, vous le testez et vous me dites ce que vous en pensez », sous-entendu : « J’y crois à mort ».
On le laisse traîner dans la ludothèque du Ligueur, l’oubliant presque.
Cap sur les trésors
Arrive ce feuilleton que vous suivez avec assiduité depuis début juillet. On se dit que vu son format peu encombrant, il a toute sa place ici. Mais s’agit-il d’un bon jeu ? Eh bien oui. Et plus que ça. Hisse et Oh est un jeu de majorité, comparable à aucun autre. Peut-être revêt-il la même saveur qu’Emblèmes de Savana, dans un thème et une mécanique très différente. Mais il n’empêche : le mélange jeu de cartes et d’ambiance qui permet autant les alliances que les trahisons nous y fait penser. Ici, vous avez plusieurs îles qui comptent différents trésors. Comprenez que chaque trésor vous fait gagner des points. Une carte île est retournée et seul·es les pionnier·es qui l’ont retournée savent ce qu’il y a à la clé. Avec vos couleurs et valeurs de pirates, vous posez des jalons. Seulement, les autres font de même. Il va donc falloir créer des alliances pour espérer être les plus fort·es et se partager le butin. Tous les coups sont permis pour cela. Et les associations sur une île, peuvent tourner en guerre impitoyable sur d’autres territoires. Vous jouez ainsi en deux manches puis comptez ce que contient votre trésor. À la fin de la partie, on se serre la pince autant qu’on se toise avec défiance.
Ce qu’en pensent les pirates : Enzo, papa de deux filles de 8 et 11 ans, a testé ce jeu très (trop) gentiment avec ses filles et un copain de 10 ans. De son charmant accent italien, il conclut : « C’est un vrai jeu de pirates. Je vais refaire une partie et je vais être moins sympa, c’est moi qui vous le dis ! ». Les jeux où la gentillesse paie ? Ils ne sont pas légion, c’est vrai !
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Le feuilleton ludique de l'été...
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