Vie pratique

Janvier 1954 : le Ligueur la joue (déjà) collective

En janvier 1954, le Ligueur ouvre une nouvelle rubrique : une chronique multimédia

L’ARCHIVE DU MOIS

En janvier 1954, le Ligueur entre dans sa sixième année. Un certain besoin de changement se fait sentir. C’est ainsi qu’une nouvelle rubrique débarque, une chronique multimédia. Au centre de celle-ci, pas la télévision qui n’a pas encore investi tous les ménages, mais bien la radio. C’est Léon Thoorens, fidèle référence de ces archives, qui s’attaque aux ondes. Il explique les raisons de la naissance de cette « petite colonne », espace réduit « si l’on pense à l’encombrement des ondes, où le meilleur voisine avec le pire, le banal avec l’original, l’immoral avec l’édifiant ». Qu’aurait dit Léon Thoorens de l’internet d’aujourd’hui ? Sans doute un peu la même chose. À chaque époque ses inquiétudes médiatico-technologiques.
Ce qui est intéressant dans le petit texte alerte rédigé par Léon Thoorens, c’est la dynamique collective à laquelle entend participer cette nouvelle rubrique. Partager les avis de lecteurs et lectrices, auditeurs et auditrices souvent seul·es face à leurs appareils radio. « Un dialogue est donc nécessaire et ces premières notes se veulent surtout un appel (…). Il y a une chronique à faire, à faire vivre : au lieu de la laisser être un monologue, transformons-la en dialogue ».
Des nouveautés, il y en aura encore en 1954 pour le Ligueur. Le 1er octobre, une nouvelle maquette s’impose. Le format est doublé (trois fois le Ligueur actuel) et se déplie comme un quotidien. « Voici le nouveau Ligueur, non pas tel encore que nous le désirons, mais embelli déjà, plus vaste, plus accueillant, - prêt à lutter plus vigoureusement que jamais pour la transformation de notre société dans un sens familial ».
Et la rédaction d’inviter ses lecteurs et lectrices à la réaction : « Demeurez vigilants, exigeants. Faites-nous part de vos souhaits, ne ménagez pas vos critiques. Les unes et les autres seront précieux et permettront d’améliorer notre bulletin. (…) Le travail qui nous attend est aussi vaste qu’exaltant ». En 2024, septante ans plus tard, l’enthousiasme est le même au Ligueur. Écrire avec vous les plus belles pages de la vie des familles grâce à une interactivité toujours renforcée.