Société

La Ligue des familles a une nouvelle présidente : Achilvie Docketh-Yemalayen

Élue en novembre, Achilvie trace ce court autoportrait pour se présenter et partager sa vision et ses souhaits pour l’avenir de notre institution centenaire.

Voilà qui je suis

Née en République centrafricaine il y a quarante ans, j’ai été élevée en Belgique par une maman solo partie à l’aventure et dotée d’une ténacité incroyable. Je tiens à lui rendre ici hommage. Son courage lui a permis d’acquérir le droit de s’instruire et de conquérir une vie meilleure pour elle et ses enfants.
Voilà l’expérience de vie qui m’a façonnée et amenée à m’engager en faveur d’une société plus solidaire, inclusive et équitable où nul n’est mis en marge de la société. Fruit de l’union de deux mondes, j’ai embrassé une personnalité colorée, métissée, avenante, avec un sens aigu de la Justice.

Une longue expérience à mettre au service de la Ligue des familles

C’est donc tout naturellement que je me suis engagée dans un cursus universitaire en droit international, privé et public. J’ai découvert les réalités de terrain en faisant des stages et du bénévolat auprès d’associations dans le domaine des droits humains.
À l’obtention de mon Master en droit, après une brève expérience dans un cabinet d’avocats, je me suis consacrée à la défense des droits humains au sein d’associations prônant une société plus inclusive et équitable pour tou·tes. Mon domaine de prédilection est la défense des droits fondamentaux des enfants et de leur famille, dans lequel j’ai officié ces dernières années.
Je suis devenue membre de l’Organe d’administration animée par la volonté de mettre à disposition de la Ligue des familles mes services et mes réseaux. Cet engagement m’apparait comme une manière d’agir en faveur d’une véritable justice sociale où nul n’est mis en marge de la société. Puis, grâce à la confiance de mes collègues administrateurs et administratrices, je me suis vue confier, le 25 novembre, la présidence de cette prestigieuse institution.

Ma vision de la gouvernance de l’Organe d’administration 

En tant que présidente, je souhaite motiver chaque membre de l’OA à participer activement au débat. De cette manière, les compétences individuelles seront mises à profit. Notre conseil d’administration rassemble en effet des expériences venues du secteur public (la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi que de l’Office de la Naissance et de l'Enfance…) et du secteur privé (services de l’Aide à la jeunesse, de la santé infantile, du secteur de la consultance…). Ces savoir-faire s’enrichissent et se complètent pour animer un dialogue vibrionnant.
Je souhaite également favoriser une participation démocratique, innovante et responsable pour assurer l’indépendance de la Ligue avec un modèle de prise de décision impartial et neutre. Loin des influences idéologique, religieuse, politique ou philosophique.
Ce groupe hétérogène d’expert·es a pour vocation de garantir le bon fonctionnement institutionnel de la Ligue des familles, mais aussi de servir de caisse de résonance à la direction générale. Son rôle est de la soutenir dans la réalisation des missions qui sont les siennes.
À ce titre, je tiens à saluer l’implication quotidienne de notre directrice générale à la bonne gestion de l’institution, car ce n’est pas une mince affaire !

Mon souhait pour l’avenir de l’institution

En tant que présidente, représentante de l’OA et de l’Assemblée générale, mon souhait pour l’avenir de la Ligue des familles est de continuer à soutenir les familles, en saisissant les enjeux qui traversent l’ensemble du secteur associatif, par un monitoring régulier de la bonne santé de notre institution en vue d’implémenter, au besoin, toutes les stratégies utiles.
Je tiens finalement à confirmer notre engagement en faveur d’une amélioration du bien-être de tous les parents. Concrètement, cela se traduit par le développement de services qui facilitent le quotidien des familles et par la défense de politiques familiales adaptées aux réalités d’aujourd’hui.

ZOOM

Le prénom Achilvie est issu de l’union entre le prénom de mon père, Achille, et du prénom de ma mère, Sylvie. Ils ont tous deux quitté la République centrafricaine pour poursuivre des études en Europe.

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