Loisirs et culture
Un nouvel album du Français Olivier Tallec est toujours un événement. Surtout quand il nous revient avec son adorable écureuil, aux yeux gentiment étonnés face au monde. L’art de l’auteur-illustrateur est de toujours trouver un point de départ simplissime, une situation qu’à peu près tous les enfants ont déjà dû rencontrer, avec la question et la petite inquiétude qui va avec. Il la développe ensuite à son paroxysme, qui peut prêter à sourire.
Dans il paraît que (Pastel/L’école des loisirs), tout part du fait que son héros a avalé un pépin de pomme. À qui cela n’est-il jamais arrivé ? Sur base de cet incident mineur, vient se greffer une rumeur comme une branche sur un tronc. Elle donne lieu à une inquiétude qu’il cherche à dissiper auprès de ses amis. Mais une fois lancée, une rumeur ou une croyance se développe et enfle même si bien souvent elle finit par se dégonfler.
Tout cela pourrait paraître banal s’il n’y avait le sens de la narration propre à Olivier Tallec qui parvient à stimuler la réflexion de l’enfant, sans prise de tête, en allant à l’essentiel, avec humour. Et puis il y a cette tronche d’écureuil auquel le dessinateur a donné une vraie personnalité.
Il paraît que
Olivier Tallec nous revient avec son adorable écureuil, aux yeux gentiment étonnés face au monde. Étonnés parce qu’il s’interroge sur des petits faits du quotidien ou des grandes questions existentielles, comme celle de la mort dans Est-ce qu’il dort ? Il a l’art de trouver un point de départ simplissime, une situation qu’à peu près tous les enfants ont déjà rencontrée, avec l’interrogation et la petite inquiétude qui va avec. Il la développe ensuite avec cette touche d’humour, parfois de douce naïveté, qui dédramatise le propos. Dans il paraît que (Pastel/L’école des loisirs), tout part du fait que son héros a avalé un pépin de pomme. À qui cela n’est-il jamais arrivé ?
Sur base de cet incident mineur, vient se greffer une rumeur comme une branche sur un tronc. Avec cette question : va-t-il se transformer en pommier ? Elle donne lieu à une inquiétude qu’il cherche à dissiper auprès d’animaux proches de lui que les fidèles lecteurs et lectrices connaissent bien : le blaireau, le hérisson, la pie, Günther le souriceau, Momo le moustique et surtout son ami Poc, le champignon. Mais une fois lancée, une rumeur se développe en croyance et enfle par le bouche-à-oreille, même si bien souvent elle finit par se dégonfler.
Tout cela pourrait paraître banal s’il n’y avait le sens de la narration propre à Olivier Tallec qui parvient à stimuler la réflexion de l’enfant, sans prise de tête, en allant à l’essentiel et en faisant sourire. Et puis il y a cette tronche d’écureuil, terriblement expressive, auquel le dessinateur a donné une vraie personnalité. À une époque où se répandent les fausses nouvelles, il n’est pas inutile de rappeler aux enfants que tout ce qu’on raconte, y compris les adultes, n’est pas forcément vrai (de 3 à 6 ans).
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