Loisirs et culture
Votre (pré-)ado est brouillé·e avec l’histoire ? Il/elle devrait alors se reconnaître dans les traits de Zoé, l’héroïne d’une toute nouvelle série de bande dessinée : Post Mortem. Si le sujet principal de cette BD est bien l’histoire, celle-ci n’est pas traitée de façon conventionnelle, elle est mise au service de l’humour.
Durant 48 pages, on suit donc les aventures de Zoé qui, pour tricher à une interro d’histoire, n’a pas hésité à faire des incantations divines pour appeler les fantômes de certaines célébrités historiques. Son plan fonctionne merveilleusement bien jusqu’au moment de les renvoyer dans leur monde. Caramba : c’est impossible ! La voilà assortie de sept nouveaux compagnons un brin envahissants : Léonard De Vinci, Marie Curie, Jeanne D’Arc, Napoléon, Cléopâtre, Jules César et Louis XVI la suivent désormais à la trace. Certes, personne, exceptée elle, ne peut les voir, mais ceux-ci ne peuvent pas s’empêcher d’intervenir dans sa vie quotidienne. S’en suit des situations cocasses, des répliques inattendues ou des leçons de séduction d’un autre temps.
Susceptible Napoléon ?
Soyons lucides, les passionné·es d’histoire auront probablement des sueurs froides en découvrant cette bande dessinée qui n’hésite pas à jouer des anachronismes. D’autres trouveront les sketchs parfois un peu faciles. Mais les plus jeunes, dès 10 ans, pourront apprécier de trouver une version dépoussiérée de ces personnages épiques. Ou une façon plus amusante de réviser certains moments phares. Même si ce n’est clairement pas l’objectif de cette bande dessinée, l’histoire restant un prétexte. Il n’en reste pas moins vrai que découvrir ces monuments sous un autre angle reste agréable : affublé·es de petits travers, ils en deviennent bien plus accessibles.
- Post Mortem, 1. Les grands esprits se rencontrent, de Bruno Wennagel, Jeanne Frémont et Tim Charx (Quelle Histoire)
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