Développement de l'enfant

15 idées pour vous faciliter la vie… et celle de votre enfant de 8 mois

Des pistes pour vous aider avec un enfant de 8 mois

1. Votre bébé, de plus en plus sélectif

Dans ses interactions avec vous et ses autres proches, votre bébé de 8 mois agit et imite de manière de moins en moins aléatoire ou, dit autrement, il agit et imite de façon de plus en plus sélective. Ses « ma ma ma », « da da da » et « ba ba ba » qu’il s’exerce à produire depuis un petit temps déjà vont bien vite lui servir à vous appeler. Et s’il secoue la tête de droite à gauche et de gauche à droite sans intention précise au début, il va assez rapidement saisir tout l’impact de ce mouvement de tête.

2. Votre bébé s’agite devant le miroir…

Mais il n’est pas encore au stade de se reconnaître – cette étape viendra autour de ses 18 mois. En fait, son reflet dans le miroir l’intéresse, l’attire, l’amuse comme s’il y avait un autre bébé en face de lui. Il approche la main pour le toucher. Il semble en attendre quelque chose. Si vous vous mettez devant le miroir avec votre bébé dans les bras, il essaiera de réagir à vos reflets à tous les deux, se retournera vers vous et vous regardera en vrai, reviendra à votre image et à la sienne dans le miroir, et ainsi de suite. Sans doute, vous lui direz spontanément : « C’est toi là, dans le miroir. » Progressivement, au fil de ses expériences avec le miroir, il prendra conscience qu’il s’agit bien de son reflet.

3. « Je continue ou pas ? »

Fait observable avec l’enfant âgé de 8-9 mois : lorsqu’il est dans l’incertitude, il a souvent besoin d’une sorte d’approbation de son parent pour oser entreprendre quelque chose. Exemples : votre bébé est en voiture avec vous, le conducteur de la voiture d’à côté lui fait un large sourire, il faut que vous vous tourniez vers lui comme pour lui dire « Vas-y » pour qu’il sourit à son tour au conducteur d’à côté. Idem quand il veut se déplacer sur le sol mais n’est pas trop sûr de lui, il attend votre feu vert : « Je te regarde pour voir si tu acceptes que j’avance. » Selon que le parent se montre encourageant ou anxieux, le bébé aura plus ou moins l’audace d’y aller.

4. Les livres, c’est trop bon pour les bébés !

Petit moment à part. Votre bébé est lové dans vos bras et vous lui racontez un livre à sa hauteur. Il est sensible à votre voix aux intonations particulières, à la musique des mots, au jeu des couleurs, des formes, des matières. Les sons et les images émanant du livre sont comme des « caresses » qui viennent chatouiller ses oreilles et ses yeux, selon l’expression de la psychiatre Marie Bonnafé. Et puis, le livre, tout en carton, petit ou grand, il l’explore avec les mains, avec la bouche… Oui, les livres, c’est trop bon pour les bébés !

5. Le doudou – un morceau de tissu, une peluche… – contient un peu de maman et de papa

Il possède leur pouvoir tranquillisant et réconfortant. Grâce à lui, le bébé (re)trouve de la sécurité, se calme, fait plus aisément la transition entre leur présence et leur absence. Parfois, c’est la douceur au toucher du doudou qui est marquante ; parfois, c’est son odeur familière qui est prépondérante ; parfois, c’est sa succion qui prend le dessus. À son contact, l’enfant peut répéter longuement les mêmes gestes. Certains bébés ont moins besoin d’un doudou que d’autres. Certains aussi se réassurent autrement, en suçant leur pouce, en se caressant le coin d’une oreille, en jouant avec une mèche de leurs cheveux, par exemple. Au-delà de ces réalités multiples, un point commun à tous les détenteurs de doudou : ce sont eux qui se choisissent cet objet qui a tant d’importance à leurs yeux.

6. À 8 mois, les bébés se déplacent, en principe, au sol

Et là, à chacun sa manière de faire. À chacun son rythme. Sur le plan moteur, les voilà qui sont en train d’acquérir petit à petit de l’autonomie, d’aller à la conquête d’une certaine indépendance.

7. Le parc ? Oui et non

Oui, car il est bien utile lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité de votre bébé, de le mettre dans des conditions où il ne se fait pas mal. Non, parce qu’il est trop petit par rapport aux nouvelles envies exploratoires et aux nouvelles compétences motrices de votre enfant.

8. Le trotteur : à proscrire

En effet, il empêche l’enfant de déployer ses compétences au sol et « dénature » énormément ses expériences exploratoires. Il est mauvais pour son corps et lui impose la posture « debout » pour laquelle il n’est pas encore mûr. Il le met en danger devant des escaliers, un dénivelé…

9. Comment votre petit explore-t-il ses jouets ?

Bien sûr, il les attrape, les passe d’une main à l’autre, les manipule en tous sens. Il les jette aussi. Et puis, il aime casser une mini tour, il s’amuse à enlever des objets d’un contenant… mais ne les y met pas encore.

10. Pas d’écran pour votre bébé !

À éviter absolument, les écrans allumés (télé, tablette, smartphone, ordinateur…). Ils ont le pouvoir d’hypnotiser les bébés. Ils sont très mauvais pour la construction de leur cerveau, encore immature. Ils sont toxiques, car les signaux qu’ils émettent sont excessifs et les surexcitent. Ils limitent leurs échanges avec les autres, leurs jeux, leurs mouvements…

11. Si votre enfant est né prématurément, continuez à tenir compte de son âge corrigé

Ainsi, si votre bébé de 8 mois d’âge réel (âge qui correspond à sa date de naissance) est né deux mois trop tôt, dites-vous que sa croissance et son développement psychomoteur sont ceux d’un bébé de 6 mois. Les compétences à 6 mois et les compétences à 8 mois ne sont pas du tout pareilles ! Faire cette correction vous aide à considérer votre bébé dans ses justes compétences et à ne pas attendre de lui qu’il se déplace au sol maintenant, par exemple. Cette correction doit être maintenue jusqu’à ses 2 ans environ.

12. La chaise haute : d’actualité ?

Observez votre bébé. S’il ne tient pas suffisamment assis seul, se retrouver dans la chaise haute ne sera pas confortable pour lui et le fatiguera. De plus, au moment des repas, il dépensera son énergie à se maintenir assis plutôt qu’à manger. Mais peut-être que votre bébé commence à être à l’aise dans la position assise : il trouvera alors son compte, assis dans sa chaise haute.
Si votre bébé ne s’assied pas seul, laissez-le trouver cette position par lui-même. Cela prendra le temps que cela prendra. Essayez qu’il soit le moins possible attaché. Laissez-le développer ses compétences au sol (se retourner sur lui-même, pivoter, ramper, aller à quatre pattes…) – d’où l’intérêt qu’il porte des vêtements amples. Et ne le prenez pas tout le temps dans les bras.

13. Premières dents

Les temps d’apparition des dents sont très variables d’un enfant à l’autre. Elles peuvent commencer à pousser vers 6 mois. Parfois, elles percent (un peu) plus tôt. Le plus souvent, (beaucoup) plus tard. Et ce, avec ou sans douleur. Un peu de fièvre ou de diarrhée et une humeur grognonne peuvent accompagner une poussée dentaire. Tout comme une irrépressible envie de mordre ! Mais il arrive aussi que rien ne l’annonce. Si douleur dentaire il y a, donnez un anneau de dentition à votre bébé, massez-lui doucement les gencives avec un doigt… propre ou utilisez du gel antidouleur. Sur cette question de la douleur, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin. Dès l’apparition des premières dents, il est important d’en prendre soin et donc de les brosser : avec une infime quantité de dentifrice adapté aux bébés. Les détails dans votre précédent Ligueur et mon bébé.

14. Votre bébé est porteur d’un handicap et vous cherchez un(e) baby-sitter ?

Voilà une info des plus précieuses : la Ligue des familles propose un service de baby-sitters (âgé(e)s de 18 ans et plus) sélectionné(e)s, sensibilisé(e)s, encadré(e)s et assuré(e)s qui sont spécifiquement dédié(e)s à ce genre de situation. Son nom : Extrasitting. Afin que la garde se déroule de façon optimale, un entretien téléphonique préalable a lieu entre le service et les parents. Une ou plusieurs rencontres préparatoires sont également organisées entre les parents et le (ou la) baby-sitter : cela permet de faire connaissance avec l’enfant et de prendre le temps d’établir la confiance. Autre atout du service : les baby-sitters arrivent dans les familles avec un Carnet de bord, à savoir une check-list des infos indispensables pour que tout se passe au mieux sur le plan de la sécurité et du bien-être de l’enfant. Plus d’infos sur www.liguedesfamilles.be/babysitting.

15. Vous vous posez des questions, vous avez besoin d’être rassurés ?

Faites appel au pédiatre de votre bébé, à la partenaire enfants-parents et au médecin de la consultation de l’ONE, ou à la sage-femme qui vous accompagne depuis la naissance de votre enfant.

Avec Catherine Ghion, infirmière, Bénédicte Guislain, kinésithérapeute pédiatrique, Marguerite Landsberg, pédiatre, et Reine Vander Linden, psychologue clinicienne