Société

Que voulons-nous ?

On ne dira jamais assez de bien des boîtes à livres qui ont fleuri un peu partout. On y trouve matières à divertir et, souvent, objets de réflexion. Le philosophe André Gorz s’est ainsi invité à mes yeux sous la forme d’une question : « Que voulons-nous ? »

Toute simple, celle-ci nous renvoie à nos envies profondes, à nos projets. Elle nous pousse de l’avant. À hauteur de famille, elle nourrit la dynamique et les valeurs de la tribu. Car « vouloir », c’est l’antithèse de « subir » ou de « se résigner ». On est aux manettes et on refuse de se soumettre à un vent dominant.

Le texte de ce philosophe a été publié en 1974. La question centrale porte sur la toxicité du capitalisme vis-à-vis de l’environnement. Il est question d’écologie, d’évolution de la société. Les mots sont visionnaires, ils interpellent alors que se déroule la COP27 et que sont annoncés les jeux d'hiver asiatique 2029 en Arabie Saoudite.. « Que voulons-nous ? » Question qui déstabilise. Tant nous sommes, au quotidien, dans la soumission au confort alimentée par le marketing du dispensable.

"Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous"

Depuis le début de la crise de l’énergie, les familles adoptent parfois des comportements écologiques sans le savoir, c’est nécessaire d’un point de vue financier, mais il faut l’avouer un peu tardif par rapport à la prise de conscience environnementale. Et on ne peut que blâmer les chantres de la mondialisation qui ont poussé le monde politique et économique à n’exploiter qu’un seul projet de société, celui menant à l’épuisement des ressources et aux dérèglements climatiques.

« Que voulons-nous ? » Quel projet de société ? À cette question le philosophe répond. « Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne. Nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car dans une société sans privilège, il n’y a pas de pauvres. » Ce projet-là ne mérite-t-il pas d’être porté par les familles ? Malgré ces presque cinquante ans d’âge, ce texte ne dessinerait-il pas les contours lumineux de ce qu’il serait bon de vouloir ?           

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