Développement de l'enfant

Un enfant, ça remplit la maison !

L'ENFANT PAS À PAS

« Avoir un bébé occupe totalement l’esprit », disent les hommes et les femmes devenus récemment parents. Et, en effet, toutes les cases du cerveau se tapissent de pensées relatives à l’enfant et à l’organisation de la « vie-nouvelle-formule », faite d’anticipations et du sentiment d’être responsable d’une existence.

Quelques mois plus tard, nouveau constat : « Un enfant, ça remplit la maison ! » Le sol est jonché des jouets déménagés çà et là, un bavoir et un restant de panade traînent sur la table, un biberon s’ennuie au pied du lit, la salle de bains déborde de bodys, essuies, sacs de couchage et pyjamas, le séchoir tourne majoritairement pour des mini-vêtements, le hall d’entrée est embouteillé par la poussette, on se faufile entre le parc et la plante verte pour passer au salon… Pas moyen d’oublier qu’il y a un enfant dans la maison ! Quel bazar ! Et même si on range régulièrement, le désordre s’impose et donne la sensation d’un joyeux champ de bataille.
Joyeux ? Pas toujours. Vivre hors chaos est un besoin légitime qui s’exprime parfois impérativement. Alors, il est précieux de se garder un petit espace « protégé » dans lequel se réfugier quand cela déborde de partout : sa chambre, un coin de la maison, ou même du salon, interdit au petit. Cet espace peut aussi être temporel. Se sentir vraiment tranquille pendant les deux heures de sieste du ouistiti suppose un rangement rapide avant de le coucher ou quelques minutes après l’avoir mené au lit ; mais rapide et superficiel, juste de quoi se poser dans un environnement qui ne soit pas un capharnaüm, et en fermant les yeux sur le reste. Comme si vous vous asseyiez quelques instants dans un petit jardin zen, tracé de formes régulières et ordonnées. Un jardin anglais touffu et planté d’espèces mélangées n’apporte pas la même quiétude.
Ce petit moment « arrangé » et tranquille est celui qui permettra aussi de se décaler des sensations contrastées que peut nous faire éprouver un petit de 15-17 mois, parfois si ange, parfois si diable. Et de se dire qu’entre ces contrastes, on est un parent verni d’avoir un enfant qui a soif de vivre, d’explorer, d’expérimenter, et de sentir le flux de vitalité qui traverse sa maison.
À moins que, pour vraiment échapper au fourbi, la recette suivante soit adoptée : sortir de chez soi et aller se balader. Tout le monde y gagne car changer d’air fait toujours du bien.

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