Développement de l'enfant

Après sa rhéto, une année à l’étranger sans se ruiner

Laisser son jeune prendre son envol pour découvrir le monde : des solutions existent

Laisser son jeune prendre son envol pour découvrir le monde. Voilà de quoi lui donner une sacrée dose d’autonomie. Que ce soit une deuxième rhéto ou déjà une première expérience professionnelle, il existe plusieurs possibilités pour sortir de notre plat pays tout en bénéficiant d’un soutien financier.

« On ne voudrait pas que l’argent empêche une telle expérience. C’est souvent un super tremplin pour l’emploi et ça permet de développer énormément de compétences et de gagner en expérience et en autonomie ». Jessica Maty est responsable relation entreprises étrangères chez Actiris. Si le service d’accompagnement bruxellois se charge uniquement de trouver des stages ou des emplois, l’expérience à l’étranger peut aussi se décliner sous la forme d’une deuxième rhéto.
C’est ce qu’a fait Nolwen. Âgé aujourd’hui d’une trentaine d’années, le Tournaisien a profité d’une bourse pour partir à Anvers, puis à San Francisco aux États-Unis après sa rhéto. « Je n’avais jamais voyagé. Je n’avais jamais pris l’avion, explique-t-il. Je me souviens du premier soir aux États-Unis où je me demandais ce que je faisais là, pourquoi j’étais parti. Je me sentais loin de mes proches. Puis, tu découvres. Je me suis retrouvé dans une famille d’accueil totalement différente de la mienne. La culture, les habitudes, les coutumes, tout était différent. C’est intéressant de voir que ta réalité n’est pas la seule réalité qui existe. Et puis, tu gagnes en autonomie ».
Le jeune homme a ainsi amélioré le néerlandais et l’anglais. Mais il a aussi pris le goût du voyage. Après cette expérience, il est parti travailler un peu partout dans le monde, notamment dans des pays hispanophones. Les trois langues qu’il a apprivoisées lui servent aujourd’hui quotidiennement dans son travail pour une ONG internationale à Bruxelles. « Ça a clairement influencé toute ma vie future », conclut Nolwen qui n’a de cesse de promouvoir les bourses qui existent pour partir, même quand on a un petit budget. Petit tour d’horizon non-exhaustif.

Pour les Wallon·nes via le Forem

C’est en tant que demandeur d’emploi que vous pouvez bénéficier de ces programmes. La condition : habiter en Wallonie et, donc, être inscrit·e au Forem.
Infos : mobilite.internationale@leforem.be

Pour les Bruxellois·es via Actiris

Si le service d’accompagnement des demandeurs ou demandeuses d’emploi bruxellois·es a plus d’une corde à son arc pour épauler le jeune dans son envie de nouveaux horizons, Actiris ne met pas toutes les cartes sur la table. Il préfère la jouer jeu d’orientation. Pas de bénévolat ou de seconde rhéto ici, mais bien une première expérience professionnelle pour les Bruxellois·es inscrit·es comme demandeur ou demandeuse d’emploi chez Actiris. Pas besoin de diplôme spécifique tant les offres sont diverses.
Infos : actiris.brussels et la page Facebook : Actiris international

Pour les Wallon·nes et les Bruxellois·es via le BIJ

Le BIJ, le bureau international de la jeunesse, propose plusieurs programmes pour développer ses compétences : langue et volontariat, mais aussi stages professionnels une fois diplômé·e. Tous ces programmes sont cumulables jusqu’à l’âge de 30 ans et parfois même 35 ans. Pour en bénéficier, il faut habiter à Bruxelles ou en Wallonie, être étudiant·e ou demandeur/demandeuse d’emploi, peu importe le statut.
Infos : lebij.be