Développement de l'enfant

Voyager avec lui : pas de tout repos !

Les conditions pour de bonnes vacances avec un bébé

Quelles sont les vacances idéales avec un petit loulou de moins de 1 an ? Pas trop loin de la maison pour un trajet court et confortable ? Dans une maison louée ? Sous tente au grand air ? Avec des amis ou de la famille en relais ? Dans un hôtel all-in pour ne pas devoir se soucier des repas et du nettoyage ? Il existe tellement de formules de vacances que vous trouverez forcément celle qui vous convient. À condition, toutefois, de planifier un minimum le séjour pour éviter les mauvaises surprises.

« Nous avons choisi de casquer pour des vacances dans une grosse structure avec un mini-club et un service de baby-sitting. On voulait se reposer en amoureux. On n’avait pas imaginé que la varicelle s’inviterait lors de notre séjour. Résultat : deux enfants K.-O. toute la semaine, scotchés à nous et sous le parasol la plupart du temps. Alors que je rêvais de siestes crapuleuses au soleil avec mon homme… », témoigne Caroline, un peu dégoûtée.
« Moi, je suis partie trois semaines dans un chalet en Suisse avec mes enfants : une semaine avec ma sœur, une semaine avec mes parents et la dernière semaine à quatre avec mon homme qui n’avait plus beaucoup de congés cet été. C’était super. J’ai adoré ces différentes énergies et les enfants étaient bien aussi », raconte Gaëlle, maman d’une fillette de presque 1 an et d’un petit gars de 2 ans. Des grands-parents, un frère, une sœur ou des amis en relais, ça semble une bonne solution pour de nombreux parents de jeunes enfants. Si ces personnes-relais ont bien sûr toute la confiance des parents ! Mumu a tenté de partir avec ses parents, mais ce n’était visiblement pas une réussite : « C’étaient les pires vacances de famille, avec mes parents, mon mari et mon fiston. Mes parents ne comprenaient pas que notre bébé avait un autre rythme qu’eux. Il dormait à l’heure de l’apéro ? Impensable ! Je caricature à peine. Pour eux, c’est l’enfant, même tout petit, qui doit s’adapter aux adultes. Aux prochaines vacances, on partira à trois, et ce sera très bien comme ça ! », ajoute-t-elle, confiante.

Un peu de stabilité pour mieux en profiter

Le rythme du bébé, c’est sacré ! Tout dépend du type de vacances choisi, mais si elles durent moins de deux semaines, ça ne vaut pas la peine de le décaler complètement. Si votre bébé peut garder ses horaires de repas et d’endormissement, le retour a davantage de chances de se passer dans la douceur.

Un bébé peut tout à fait comprendre qu’il y a des règles différentes selon les lieux qu’il fréquente : à la maison, il dort dans son lit, chez Maminou, il dort dans le salon, à la crèche, c’est entre deux copains et, en vacances, pourquoi pas près de ses parents ou d’un frère ou d’une sœur ?

Et pour le sommeil, oui, il risque de changer en vacances. Votre petite marmotte dormira sûrement dans un autre lit que le sien, peut-être dans votre chambre alors que ce n’est plus le cas chez vous… Les vacances, c’est aussi un peu de changement, et tant mieux ! Pour passer de belles vacances avec votre bébé, le mieux est de lui offrir une certaine stabilité grâce à son doudou et au rituel du soir, c’est-à-dire la petite histoire ou la berceuse avant d’aller se coucher… Dans ce cadre stable et détendu, il ne vous reste plus qu’à profiter de vos congés !
Un bébé peut tout à fait comprendre qu’il y a des règles différentes selon les lieux qu’il fréquente : à la maison, il dort dans son lit, chez Maminou, il dort dans le salon, à la crèche, c’est entre deux copains et, en vacances, pourquoi pas près de ses parents ou d’un frère ou d’une sœur ? Si vous craignez de gros changements au retour, prévoyez un ou deux jours « tampons » entre les vacances et la reprise du rythme habituel, que ce soit à la crèche ou ailleurs.

Des trucs et astuces pour partir en vacances avec un bébé

Et les vacances… d’un jour ?

Et si des vacances familiales vous stressent trop, vous pouvez commencer par des week-ends ou des petites sorties en famille. Prendre l’air, ça fait déjà beaucoup de bien.
Il est possible aussi que votre rêve du moment soit plutôt de retrouver vos potes autour d’un repas, de refaire le monde ou de participer à un karaoké jusqu’à pas d’heure. N’hésitez pas, mais n’emmenez peut-être pas votre bébé avec vous. D’abord, c’est une façon de ne pas vous oublier, dans votre vie de femme, d’homme, de couple. Ce qui est tout bénéfice pour votre enfant : il vaut mieux un parent cool qu’un parent maboul qui s’écroule ! Et puis, ce serait dommage que votre petit s’adonne à un concert (de pleurs) à lui tout seul et que personne ne profite de son moment de détente.
Confiez votre bébé à une (ou des) personne(s) de confiance. Cela peut être les grands-parents, une tantine, un oncle, des amis, des voisins… Dans un cercle plus large, vous pouvez recourir à un(e) baby-sitter. Ce n’est peut-être pas une démarche facile pour vous. Ici aussi, c’est une chouette histoire de confiance qui débutera…

EN PRATIQUE

Destination : des vacances cool

Pour les sorties de quelques heures ou de quelques jours avec votre bébé, vous êtes certainement au point. Pour des vacances plus longues, n’oubliez pas…

  • Dans un sac accessible au moment du départ : la carte d’identité (ou Kids-ID, document d’identité électronique d’un enfant belge de moins de 12 ans) ou le passeport de l’enfant s’il traverse la frontière belge, de l’eau ou un biberon pour le trajet (même les aéroports acceptent un bibi pour les petits), des panades et fruits en réserve, le doudou si votre petit en a un, quelques jouets et le matériel nécessaire pour le changer en cours de route.
  • Mais aussi : un chapeau ou une casquette et une crème « haute protection » si vous partez au soleil, et le matériel spécifique pour bébé – un porte-bébé, une poussette, un rehausseur à mettre sur une chaise le temps des repas, une baignoire gonflable, éventuellement le babyphone, une veilleuse… Ainsi qu’une pharmacie contenant un thermomètre, du sérum physiologique, un mouche-bébé, de la crème contre l’érythème fessier, d’autres crèmes contre les coups de soleil, piqûres d’insectes, bleus et bosses, et quelques sparadraps.

Si vous avez un peu de temps avant de partir, téléchargez la brochure de l’ONE Vive les vacances ! : elle détaille la pharmacie de voyage et livre quelques autres conseils utiles pour les vacances.

ZOOM

Si vous recourez au baby-sitting…

Si vous confiez votre enfant à une tierce personne (que ce soit pour cause de travail ou pour vous octroyer un peu de temps libre), il est normal d’avoir quelque inquiétude, surtout si c’est la toute première fois. Généralement, passer progressivement de personnes de l’entourage tout proche à des personnes moins proches facilite les choses. Le plus du baby-sitting : ne pas dépendre exclusivement des ressources familiales et amicales.
Proposez à la personne qui vient faire du baby-sitting chez vous d’arriver, la première fois, un peu en avance. Cela vous permettra de lui montrer les lieux. Vous pourrez aussi lui transmettre toutes les infos utiles concernant la sécurité, le bien-être et la prise en charge de votre enfant (en plus de vos numéros de GSM, bien sûr !). Par exemple, qu’est-ce qui l’intéresse ? Comment aime-t-il être porté ? Que mange-t-il ? Et comment : dans les bras ou dans sa chaise haute ? Fait-il ses nuits ? Quel est son rituel de mise au lit ? Comment se passent ses siestes ? Se tient-il debout ? Met-il souvent des objets en bouche ? De quoi a-t-il peur dans le bain ? A-t-il des allergies ? Etc. Enfin, grâce à cette arrivée avant votre heure de départ, vous pourrez faire les présentations avec votre bébé ou attendre son réveil s’il dort. Bref, l’avantage d’une telle préparation est de rassurer tout le monde (parents, bébé, baby-sitter) et de tisser la confiance.

LES PARENTS EN PARLENT…

Sans cesse sur le qui-vive !
« 10 mois, c’est un âge craquant, mais pas du tout reposant pour les voyages. Il faut être sans cesse sur le qui-vive. Cet été, nous sommes partis en vacances à la mer chez mes parents avec notre petite Coline. Son jeu favori, c’était de grimper sur tout ce qui se trouvait à sa hauteur : les escaliers bien sûr, mais aussi le porte-revues en métal, la petite étagère pleine de bouteilles de vin ou la tondeuse à gazon ! Elle adorait voir la vie debout sur ses deux quilles mais ne gérait pas du tout la marche. Donc, soit elle explorait à quatre pattes (et se coinçait parfois) sous la table, près de la bibliothèque ou de l’armoire de la cuisine, soit elle déambulait debout, aidée par un de ses parents plié en deux pour qu’elle puisse mettre un pied devant l’autre. À la fin du séjour, j’avais le dos en compote et j’étais à deux doigts de craquer pour un dangereux trotteur pourtant mille fois déconseillé. J’en avais marre d’être voûté toute la journée. La leçon que j’en retiens : il faut un environnement adapté au bébé ou des grands-parents très souples pour nous relayer. Même s’ils ne sont plus très acrobates, des grands-parents en vacances, c’est précieux pour se reposer de temps en temps en amoureux ! »
Yannick, papa de Coline

Un porte-bébé et de l’anti-moustique
« On a pu partir loin avec nos deux filles, cette année. On a visité pendant deux mois la côte ouest des États-Unis en mobil-home. Catherine avait 2 ans et Victoria 6 mois. Pour un voyage avec un si petit enfant, l’allaitement, à côté d’une nourriture diversifiée, c’est vraiment facile. Tu as toujours tout ce qu’il faut sur toi quand la petite est affamée. Pratiques aussi : le porte-bébé et le landau. Le porte-bébé était bien utile en journée et le landau a servi de lit à Victoria la nuit. Indispensable aussi : une bonne trousse de pharmacie avec les médicaments habituels en cas de fièvre, de rhume… et de l’anti-moustique ! »
Fanny, maman de Catherine et de Victoria