Développement de l'enfant
Tout attire la petite Emma. Et elle se lance avec élan vers tout ! « Quand elle est dans nos bras, elle agrippe nos lunettes ou notre collier. Elle ne nous lâche pas des yeux lorsqu’on lui donne son biberon. Elle fonce à quatre pattes sur le chat ou le chien pour les attraper (pas pour les caresser). Elle met en bouche leurs croquettes. Elle nous regarde manger avec avidité, comme si elle voulait goûter ce qu’on avale », énumère gaiement Amélie, sa maman. Autre enfant, même intérêt pour ce qui l’entoure. Mais « Gaby analyse les choses avant de passer à l’action. C’est son mode opératoire. Il est mesuré ! », assure Valentine, sa maman. Pour Ayala Borghini, docteure en psychologie et psychothérapeute à Genève*, la curiosité des bébés âgés de 10 mois s’exprime bel et bien de diverses façons.
Autour de 10 mois, les enfants, de plus en plus à l’aise dans leurs mouvements et avec leurs mains, poursuivent un même but : comprendre le monde dans lequel ils se retrouvent. « On sent, à cet âge, une appétence de s’approprier le monde dans lequel ils sont, décode Ayala Borghini. S’approprier, c’est vraiment le mot ! "Le collier de maman, je veux le toucher, je veux le prendre, je veux qu’il soit près de moi… à moi." » Mais ce monde, ils ne se l’approprient pas tous de la même manière, insiste-t-elle encore. « On voit de mieux en mieux les différences individuelles. Leur curiosité se double de prudence, qui varie d’un enfant à l’autre. »
Dans des numéros précédents, Le Ligueur et mon bébé vous a parlé de petits plus observateurs ou plus gigoteurs, calmes ou agités. À chacun sa personnalité ! Celle-ci s’affirme. « Certains enfants sont très observateurs, ils regardent beaucoup. D’autres sont très explorateurs, ils ont besoin de tout toucher, éclaire la psychologue clinicienne. Après, il y a les enfants "mixtes" : les enfants explorateurs peuvent, par moments, devenir observateurs, en présence d’une personne inconnue par exemple. Ils se montrent alors un peu plus prudents. Il y a aussi des enfants qui sont tout le temps explorateurs : ils ne s’embarrassent pas des contextes dans lesquels ils se trouvent. »
Quel équilibre entre curiosité et prudence ?
Pour vous, parents, apprendre à connaître votre enfant est précieux. Est-il, est-elle plutôt un observateur, une observatrice qui évalue avec prudence ce qui se présente sur son chemin ou plutôt un explorateur, une exploratrice qui veut tout voir, tout toucher, tout expérimenter et se met, dès lors, plus facilement en danger ? « À 10 mois, certains bébés se mettent debout, mais ont ensuite du mal à se rasseoir : extrêmement prudents, ils restent bloqués "en haut". Ils ont peur de se laisser tomber. À l’opposé, d’autres peinent à sentir que, dans certaines situations, ils peuvent se faire mal, illustre Ayala Borghini. Autre exemple : certains bébés mettent tout et n’importe quoi en bouche, y compris des cacahuètes ou des piles qui traînent. Alors que d’autres commencent à se montrer particulièrement méfiants à l’égard de la nourriture. » Un tempérament n’est pas meilleur qu’un autre.
« Les parents aiment, en général, que leur bébé fasse preuve d’un peu de prudence : cela les rassure, ils sentent qu’ils peuvent lui faire confiance (dans une certaine limite, bien sûr). Mais quand la prudence prend le pas sur la curiosité, elle freine les explorations »
Ce qui est intéressant, c’est qu’il y ait un équilibre entre soif de découverte et prise de précautions. « Les parents aiment, en général, que leur bébé fasse preuve d’un peu de prudence : cela les rassure, ils sentent qu’ils peuvent lui faire confiance (dans une certaine limite, bien sûr). Mais quand la prudence prend le pas sur la curiosité, elle freine les explorations », dit la psychothérapeute. Laquelle ajoute : « Une nouvelle habileté chez le bébé procure souvent de la joie aux parents, mais parfois cela va juste un peu trop vite ! »
Voilà un joli plaidoyer en faveur de l’observation de l’enfant. Dans cet « exercice », cela peut être amusant, émouvant ou troublant de relever les ressemblances ou dissemblances entre son bébé et soi. « Parfois, les parents ne se reconnaissent pas du tout dans leur enfant ; parfois, ils se reconnaissent terriblement en lui », note Ayala Borghini. Un papa ou une maman intrépide qui, ado, adorait faire des cascades à vélo peut sourire de voir son petit ou sa petite multiplier les expériences corporelles – descendre d’un canapé ou escalader un pouf : même pas peur ! Un parent sujet au vertige peut, quant à lui, se sentir débordé d’effroi avec son enfant trop casse-cou à son goût.
Le plaisir d’avoir conquis une habileté
La psychologue clinicienne belge Monique Meyfroet, grande dame du monde de la petite enfance, expliquait dans une édition passée du Ligueur et mon bébé : « Vers 10 mois, le bébé est dans une phase glorieuse de la motricité. Une phase qui ne fait que démarrer… Il remporte une belle victoire sur l’espace : celui-ci s’élargit de tous côtés. Le bébé éprouve un vrai plaisir sensoriel, physique et psychique dans cette conquête de l’espace. Sensoriel parce qu’il expérimente avec tous ses sens. Physique parce qu’il monte par exemple sur un fauteuil pour, ensuite, atteindre un objet qui l’attire. Psychique parce qu’il n’y a pas que le plaisir de grimper ou d’attraper, c’est un peu comme s’il allait à la conquête de l’Everest : il y a aussi le plaisir de réussir ce qu’il entreprend, le plaisir de se sentir plus grand et plus fort de l’avoir fait ! » Finalement, son plaisir de la découverte renforce son désir de découvrir. C’est un cercle vertueux.
Ayala Borghini adhère totalement à cette vision. L’aspect sensoriel ? « 10 mois, c’est l’âge de la compréhension sensorielle des choses, avec le monde qui devient de plus en plus… sensé, qui prend sens. Les sens sont plus coordonnés. Un même objet est à la fois vu, touché, entendu, senti, goûté. Il devient "plein de tous ses sens", il prend sens à travers le sensoriel. Ce qui est vrai pour les objets l’est aussi pour soi et pour les autres. "Voilà comment maman réagit, comment papa réagit. C’est bien elle, c’est bien lui. Je les reconnais dans leur manière de bouger, de s’exprimer, dans leur tonus, leur odeur…" D’où l’intérêt d’agrandir l’univers à explorer : le bébé commence à bien connaître le sein, le biberon, les humeurs de maman, de papa, le chat, le chien, mais pas forcément le collier, la casserole, la chaleur du soleil… »
Le côté physique ? « Autour de 10 mois, le fameux lâcher-tomber prend encore plus de place. C’est typiquement l’âge où l’enfant se met debout, puis se laisse tomber sur ses fesses. Il sent ses vertèbres faire poum, poum, poum. Il découvre l’habileté de son corps, qui va aller en se développant. Cela reste du sensoriel, mais cela implique tout son appareil musculo-squelettique, en lien avec son système vestibulaire. »
Et le versant psychique ? « Il y a ce plaisir, cette fierté d’avoir conquis une habileté. » On le comprend avec des enfants plus grands qui, s’ils ne parviennent pas à leurs fins, peuvent être mal. « J’ai eu en consultation un petit garçon de 3 ans qui voulait dessiner une voiture et n’y arrivait pas, se souvient la psychothérapeute. Il voulait que sa mère l’aide à faire le dessin, mais il voulait aussi le faire seul. Vous voyez le conflit intérieur… Il balançait entre une possible fierté de voir ses efforts aboutir et un possible énervement de voir sa maman faire à sa place. Cela renvoie au concept de zone proximale de développement, proposé par le psychologue Lev Vygotski. C’est-à-dire qu’on met à l’enfant le pied à l’étrier : en lui donnant juste un petit coup de pouce, on lui permet de faire, et on lui offre ainsi la fierté d’avoir réussi. Plein de parents font cela de manière merveilleusement ajustée. L’enfant peut alors se dire : "Je sens que je ne suis pas tout seul, et donc que je peux être aidé, mais je sens aussi que je suis capable, et donc que je peux faire par moi-même." C’est super satisfaisant de ressentir cela. C’est un équilibre à trouver. »
Situations extrêmes : parfois, les parents s’épuisent à faire systématiquement à la place du bébé. Parfois, ils poussent tellement le bébé à l’autonomie que ce dernier ne se sent pas accompagné et désespère de ne pas y arriver.
Plus ou moins persévérant…
Au fil de ses explorations, votre bébé connaît des « petites colères de frustration », comme le précise Samy, un papa. Il a, certes, conquis plein de choses. Mais tant de choses restent à conquérir. Les escaliers sont encore trop vertigineux, les chaises, trop hautes, les casseroles, trop enfermées dans le placard… « Il tâtonne, il alterne les conquêtes et les échecs. »
« En fait, comment votre enfant fait-il face aux petites épreuves de la vie ? Quel style a-t-il ? Est-il évitant, persévérant, impulsivement colérique, hésitant ? »
Et là, le tempérament de l’enfant joue. « À 10 mois, ce n’est, par exemple, pas évident de dévisser le couvercle d’une petite boîte, observe Ayala Borghini. Il faut une coordination des gestes qui n’est pas forcément acquise. Soit le couvercle est facile à dévisser et la boîte va s’ouvrir un peu par hasard, soit elle est si difficile à ouvrir que l’enfant va vite la repousser. Et puis, il y a l’enfant persévérant : il est comme obsédé par l’idée qu’il va y arriver. Jusqu’au moment où il lâche l’affaire, ou jusqu’au moment où il réclame de l’aide ou refuse l’aide qu’on lui propose… » De nouveau, il est utile d’apprendre à connaître son enfant. Face à une boîte à ouvrir, va-t-il s’en désintéresser après un temps ? Appeler rapidement à l’aide ? Montrer sa ténacité ? « En fait, comment fait-il face aux petites épreuves de la vie ? Quel style a-t-il ? Est-il évitant, persévérant, impulsivement colérique, hésitant ? Cela aide de bien le connaître pour encore mieux l’accompagner à trouver des alternatives, choisir ses batailles par exemple. »
Il arrive aussi que le bébé n’exprime pas tout de suite ses frustrations. « Il prend sur lui quelques minutes, puis, tout à coup, c’est le gros pleur, décrypte la psychologue. On essaie d’imaginer ce qui se passe dans sa tête, de lui donner un sens : "Qu’est-ce que tu veux ? Tu veux la compote qui est sur la table ? Tu veux le jouet qui est derrière la compote ?" C’est tout l’art d’essayer de décoder ce qu’il vit et ressent : "S’il éprouve cette émotion-là, j’essaie de trouver pourquoi. Peut-être que je ne trouverai pas. Mais j’aurai essayé." L’enfant a peut-être juste besoin de cela : de sentir que son parent essaie. » Ce sont des tours de rôle fréquents avec l’enfant autour de 10 mois. Il pleure. « Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce que tu veux ? » Il crie. « Je vois que tu es fâché. Ah, c’est ça que tu voulais… »
À retenir : en tant que parent, on a le droit de ne pas tout comprendre de son enfant. On essaie, mais ce n’est pas toujours bingo ! On a aussi le droit de ne pas être tout le temps dans la position du parent qui essaie de comprendre son enfant. C’est le cas quand sa sécurité est en jeu (il a un objet indésirable en bouche). Ou quand on souhaite protéger un peu son espace-temps à soi (« Je finis de prendre ma douche, j’arrive ! »).
« Ça, c’est NON ! » : la fermeté clarifie la limite
« Non », « C’est interdit »… « Pour nous, il est important de mettre, dès le début, des limites claires, même s’il est trop tôt pour que Manon comprenne le sens de nos non », estime Julien, son papa. Face aux explorations de votre bébé, il est bon de savoir quelles sont les limites vraiment importantes pour vous. Évidemment, « pour tout ce qui concerne la santé et la sécurité (prises et fils électriques…), c’est assez simple de dire à l’enfant d’une voix ferme : "Ça, c’est NON !" La fermeté (et la vibration de la voix qui va avec) clarifie la limite. C’est une information qu’on lui donne », lance Ayala Borghini.
Situation plus complexe : quand le parent veut sentir son autorité, qu’il attend que l’enfant lui obéisse. « Cela devient du pouvoir. » En général, c’est là que l’enfant va essayer et réessayer de faire ce que son parent ne veut pas qu’il fasse. « "Ce n’est pas informatif, ce que tu me dis. Tu veux seulement que je t’obéisse", peut-il penser. » À tenter plutôt ? Exprimer sa fatigue : « Ça, c’est informatif : l’enfant ne va pas forcément comprendre les mots, mais, à travers le ton employé, il va saisir quelque chose du contexte. » Temporiser aussi : « Dire par exemple : "Pas maintenant, mais après, oui." Ici aussi, quelque chose dans l’intonation va lui permettre de patienter un peu. »
Bon à savoir, encore : certains enfants comprennent plus vite que d’autres. Certains ont besoin de tester un peu les limites avant de les intégrer. Pour certains, chercher, titiller les limites, c’est une manière d’accéder à leur parent, « de le mobiliser, de le voir s’animer ». Enfin, instaurer des limites, cela prend du temps.
Des moments pour récupérer
Comment votre bébé intègre-t-il toutes ses découvertes ? Une chose très intéressante, pour lui, ce sont les moments de récupération. Ayala Borghini : « Deux images me viennent. Il y a les enfants qui ont besoin de décharger : tout à coup, ils ont de gros pleurs. Ce n’est pas spécifique aux bébés de 10 mois. Mais j’en vois de cet âge qui ont de gros chagrins, c’est de la décharge. Ils prennent sur eux, ils se plient à une situation, puis, soudain, ils se libèrent de ce qu’ils ont pris sur eux. L’idée, c’est de les accompagner dans ces moments-là, d’accueillir leurs pleurs comme une décharge. Ensuite, il y a les enfants qui, tout à coup, font une pause, s’arrêtent. Ils restent assis le dos contre le canapé ou ils se couchent à côté de leurs jouets. C’est joli à regarder. Il ne faut pas forcément réagir. Il faut leur laisser ce temps de récupération. » Il y a de la compétence dans ces façons de faire, s’émeut la psychothérapeute.
Les enfants ne sont pas tous pareils, disent ces quelques pages. « Il y a les grandes lignes développementales de l’enfant, conclut Ayala Borghini. Mais ce programme développemental devient plus complexe, et donc il y a plus de variété. Ce sont cette complexité et cette variété qui font qu’une petite personne est en train d’émerger, avec son monde interne. "Je ressens à l’intérieur de moi, l’autre aussi ressent à l’intérieur de lui, et je commence à découvrir tout cela." »
* Ayala Borghini est l’auteure des petits livres La découverte sensorielle et émotionnelle du bébé et S’ajuster à l’enfant sensible au monde, yapaka.be, collection Temps d’arrêt/Lectures (ils sont téléchargeables sur www.yapaka.be).
ZOOM
Regards de grands-parents
Comment, vous, la maman ou le papa, étiez-vous quand vous étiez un bébé ? Votre enfant vous ressemble-t-il (un peu, beaucoup, pas du tout) ? En toute logique, ses grands-parents peuvent répondre à cette question. En se souvenant.
« Les 10-12 mois de l’enfant, c’est un merveilleux moment d’avoir (enfin ?!) une belle discussion avec sa belle-mère ou son beau-père ! », sourit Ayala Borghini. Depuis sa naissance, vous avez sans doute déjà eu des occasions d’échanger à ce sujet avec vos propres parents – « C’est ton portrait craché (ou pas) ». Avec les beaux-parents, peut-être pas. Voilà un chouette temps « pour partager là-dessus, rigoler, en fait fonder famille ».
LES PARENTS EN PARLENT…
« Il a des yeux partout »
« Gaston a des yeux partout, dit joliment sa gardienne, et c’est vrai ! Un bout de fil dépasse quelque part : il tire dessus. Un morceau de couverture déborde de la corbeille à linge : il l’attrape… entraînant la corbeille qui se renverse sur lui. Il bouge énormément. Il n’est pas très prudent. Il s’appuie à des endroits qui ne sont pas très stables, et paf, il tombe ! Il est alors un peu sonné, mais cela ne l’arrête pas, au contraire… Si l’appui est bon, il se met debout. À 10 mois et demi, Gaston se met assis seul, il rampe partout, mais il n’avance pas encore à quatre pattes. »
Caroline, maman de Gaston
LE REGARD DE L'EXPERTE
Jouer, imiter, échanger…
Ayala Borghini, docteure en psychologie et psychothérapeute à Genève
► Remplir-vider, prendre-donner. « Le bébé aime remplir-vider, prendre-donner. Cela est en lien avec son sentiment d’être rempli, d’avoir quelque chose à l’intérieur : "J’ai des émotions et des pensées à moi et je me rends compte que l’autre a des émotions et des pensées à lui." Ce monde interne devient plus clair, plus présent. Je pense qu’avant, c’était plus "en surface". »
► Compétences de partage. « Certains enfants ont plus de compétences que d’autres pour imiter, pointer, être dans une attention conjointe ludique, et donc être dans le partage. Cela ne veut pas dire que les autres enfants ont un problème. Ils ont juste besoin de plus de temps pour imiter, pointer, et d’un peu d’aide de leurs parents. »
► Tours de rôle. « Aborder les tours de rôle à 10 mois, c’est évoquer la richesse inhérente à la vie quotidienne. Avec des moments où l’enfant peut jouer seul dans un espace sécurisé. Des moments où il est dans l’exploration et qu’il faut avoir un œil sur lui. Des moments où on est dans l’échange, en particulier quand il demande quelque chose. Que veut-il ? Comment se fait-il comprendre ? À 10 mois, certains enfants sont très faciles à "lire". D’autres se mettent à pleurer ou se jettent en arrière en criant, et on ne comprend pas forcément pourquoi. »
► « Pa pa pa, ma ma ma ». « Pour moi, 10 mois, c’est le moment où les enfants "papaïsent" et "mamaïsent". Ils ont découvert une syllabe ou une sonorité. Du coup, ils la répètent – "papapapa", "mamamama" – pour tout, avec le parent qui rectifie – "Non, pas papa, maman", "Non, pas maman, papa". C’est le moment de l’exploration presque sensorimotrice de la bouche (langue qui claque…). »
EN PRATIQUE
Attention, terrain miné !
• Pour offrir un environnement sécurisé à leur bébé, certains parents déménagent tout, d’autres ne déménagent rien. Le mieux dans ce domaine comme en tout : viser un juste milieu.
• À consulter : Un logement sûr pour nos enfants, une brochure de l’ONE. Autres sources utiles : le Centre Antipoisons (téléphone en cas d’urgence 070 245 245), l’association Éduca Santé et la Fondation des Brûlés.
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