Loisirs et culture
En 2018, l’autrice Stéphanie Buhot publiait Les enfants au musée (éditions du Rocher), un petit guide qui propose trucs et astuces permettant aux parents d’emmener leurs enfants au musée sans craindre de les ennuyer. Petit top 3.
Pas de « Regarde ! »
En règle générale, laissez vos enfants choisir les œuvres devant lesquelles ils ont envie de s’arrêter. Il est préférable, notamment avec les plus jeunes, de privilégier leurs émotions, leurs sentiments face aux œuvres. En partant de leurs ressentis, ils seront plus à même de retenir quelques connaissances. Essayez de discuter simplement de ce qui vous entoure. Si votre petit ou votre petite s’arrête devant une œuvre, demandez-lui ce que celle-ci a de plus que les autres, ce qui l’interpelle, ce qui le ou la dérange, ce qui lui plaît. Donnez vos propres impressions également : en créant un véritable échange, vous profiterez davantage des œuvres.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, une visite au musée n’appelle pas forcément un savoir. Il n’est pas obligatoire de vouloir absolument apprendre quelque chose, retenir un nom ou des dates. Apprendre à aimer l’art, c’est aussi prendre du plaisir à le regarder sans obligatoirement y ajouter une leçon. Laissez venir les questions, cherchez ensemble les réponses et tentez surtout de privilégier l’observation.
Si vos enfants, selon leur âge, parviennent à retenir un nom de peintre, une œuvre, une technique ou juste le nom du musée, c’est déjà gagné. Essayez de les inciter à regarder vraiment une ou deux œuvres et laissez-les flâner.
Oubliez les visites trop longues
Inutile d’espérer traîner vos enfants dans les salles du Louvre toute la journée. D’ailleurs, y parviendriez-vous vous-même ? Faites des choix ! Quel département ? Quelle œuvre ? Quel peintre ?
Définissez en amont vos préférences et celles de vos enfants à l’aide des sites des musées, des blogs qui racontent les expériences des visiteurs et visiteuses dans tel ou tel lieu.
Les enfants restent concentrés au grand maximum une heure et demie dans un musée. Et encore pour des petit·e·s, il faut diviser cette durée par deux. Il faut ajuster le temps de visite à l’âge et au tempérament de votre enfant.
Certes, le prix souvent élevé des entrées au musée, les files d’attente, l’impossibilité de revenir un autre jour… tout cela pousse à nous faire rester le plus longtemps possible. Attention au quart d’heure de trop, qui peut suffire à vous gâcher tout le plaisir. Lorsque votre enfant commence à en avoir assez, laissez-le tranquille, laissez-le gambader dans le musée, s’asseoir par terre, dessiner. Ça ne pose pas de problème.
« Le plaisir du goûter »
Le goûter à la fin de la visite donne à la sortie un vrai côté festif et cela permet de se détendre et parfois de reparler des œuvres. Attention, toutefois, à ne pas trop en parler avant comme d’une récompense, vous risquez d’être confronté·e à un disque rayé pendant toute la visite : « C’est bientôt l’heure de la glace ? ».
À DÉCOUVRIR
Arts&Publics : des musées gratuits une fois par mois
Le prix ne peut plus être une excuse : 150 musées ouvrent leurs portes gratuitement tous les premiers dimanches du mois en Wallonie et à Bruxelles. Parfois, certains sont mis à l’honneur via des événements plus spécifiques.
On y retrouve, par exemple, le Centre archéologique de la grotte Scladina à Andenne, le Musée Monopoli à Barsy-Flostoy en province de Namur, le Musée International du Carnaval et du Masque à Binche ou encore la Maison de la poterie à Châtelet. Toute la liste est disponible sur artsetpublics.be.
L’association de médiation culturelle Arts&Publics a été créée en 2012 et s’est notamment donnée pour mission d’améliorer l’accès à la culture pour tou·te·s et, en particulier, pour les jeunes publics. « Les évènements poussent les musées à faire plus que de la gratuité, explique Laurent van Brussel, chargé de la promotion chez Arts&Publics. Ces week-ends-là, il y a aussi des animations comme des ateliers, des collaborations avec des artisans locaux, des liens avec le patrimoine local. C’est ce qu’on appelle la médiation culturelle ». Il ne reste plus qu’à tester.
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