Société

Biberonné·e au zéro déchet

quelques réflexes à adopter pour diminuer son empreinte écologique et augmenter son empathie environnementale

Opter pour le zéro déchet ? Même quand les enfants sont tout petits ? Ben oui, pas de charge mentale excessive, mais en y réfléchissant bien, il y a peut-être quelques réflexes à adopter pour diminuer son empreinte écologique et augmenter son empathie environnementale. Même en période couffin. Nous avons validé la chose avec l’équipe d’écoconso.

La chambre

Et si on pensait à la seconde main ? Le fait de recycler les objets évite d’en acheter de nouveau dont la fabrication aurait un impact sur l’environnement.
S’il faut privilégier un matériau ? Le bois massif (pin, sapin) que l’on peut traiter avec des huiles écologiques.

Le petit + santé

Des objets de seconde main émettent potentiellement moins de composés organiques volatils, toxiques, que ceux achetés en magasin. Ces composés ? Des colles, peintures et autres vernis utilisés par exemple lors de la fabrication de meubles neufs.

Un bisou plein de bon sens

Lorsqu’il s’agit de s’équiper pour subvenir aux besoins de bébé, les sollicitations (marketing et autres) vont bon train. Le bon conseil ? Ne pas succomber aux sirènes de la consommation, ne pas précipiter ses achats. « Pensez BISOU ! » nous confie écoconso.

B comme « besoin ». Voyage dans l’avenir… Cet objet, on se voit l’utiliser fréquemment dans le futur ? Non ? Laissons le temps de la réflexion…
I comme « Immédiat ». En a-t-on besoin maintenant de cet objet ? Non ? Attendons donc…  
S comme « similaire ». Acheter un appareil dont la mission peut être exécutée par un autre appareil ? Non, mais…
O comme « origine ». Volet éthique de notre réflexion. D’où vient le produit ? Comment est-il fabriqué ? C’est douteux. On passe.
U comme « utile ». Le marketing a l’art d’essayer de nous vendre des trucs dont on s’était passé jusque-là. Résistons !

Louer plutôt qu’acheter

Pour limiter la production de futurs déchets, l’achat en seconde main est une solution. Mais il y a aussi la location. C’est même valable pour le matériel de puériculture. Cela peut se faire via une babythèque, comme il en existe une à Bruxelles.
Les mutuelles proposent aussi des services similaires. Il faut se renseigner auprès de son organisme de référence, il est généralement possible d’y louer des tire-lait électriques, des babyphones, des pèse-bébé, etc. Bon tuyau d’écoconso, il est aussi possible de louer des aérosols en pharmacie.
Notons qu’outre la location, il y a aussi le prêt et le partage. Cela vaut toujours la peine de sonder son entourage. Combien de poussettes ou autres babyphones dorment dans les armoires ou garages de vos cousins, cousines, frangins, frangines, amis et amies ? Comme les jouets de Toy Story, ils et elles ne demandent qu’à se réveiller.  

Un label

La récup c’est bien joli, mais d’un côté sanitaire est-ce que c’est O.K. ? Si vous achetez en brocante ou sur les sites spécialisés sur internet genre ebay ou 2emain, c’est sûr que le côté hygiène n’est pas garanti. Par contre, il existe le label Rec’Up. Pour bénéficier de celui-ci, les entreprises d’économie sociale actives dans le circuit doivent respecter pas moins de 120 critères de qualité.
Les points de vente frappés de ce label se trouvent répartis sur l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles. De Bruxelles à Bastogne, de Mouscron à Lontzen, en passant par Namur, Tournai, Liège, Genappe, Andenne ou encore Florennes. En tout, ce sont 51 sites qui sont labellisés.

Livres et jouets

On adore les livres tout autant que les jouets au Ligueur. Mais c’est vrai que parfois, ils viennent encombrer les armoires après une simple lecture ou une unique manipulation. D’où la location qui s’impose encore une fois comme une solution intelligente quitte à racheter le bouquin ou le joujou qui accroche vraiment votre petite ou votre petit.
Les bibliothèques et les ludothèques sont là pour ça. On notera que la Ligue des familles est impliquée dans plusieurs ludothèques à Bruxelles et en Wallonie.

Alimentation

  • L’eau du robinet. Elle permet de ne pas utiliser d’eau en bouteille. Même l’ONE l’affirme : « L’eau du robinet est bien contrôlée en Belgique, elle est tout à fait potable. » De là à l’utiliser pour la préparation des biberons ? Oui, même si l’ONE préconise de ne l’utiliser qu’au moment où bébé fête ses 4 mois. D’ici là, l’eau en bouteille fait l’affaire. Bien vérifier toutefois que la bouteille porte la mention : « Convient pour la préparation des aliments pour nourrissons ».
  • Biberon et contenant. Priorité au verre et à la porcelaine. C’est réutilisable et on écarte le problème des substances chimiques comme le bisphénol et autres phtalates. Peur de la casse, pas de souci, on opte pour l’inox.
  • Les stérilisateurs. Pas nécessaires assure écoconso. Une casserole d’eau bouillante fait l’affaire. On y plonge biberons et anneaux de serrage pendant 20 minutes et la tétine, pendant une dizaine.
  • Les petits pots. Pour limiter les déchets, rien de tel que les petits pots faits maison. Pour gagner du temps, on peut en préparer pour la journée ou en congeler dans des récipients en verre. Avantages ? Maîtrise des ingrédients et économies substantielles. Selon Écoconso, faire ses « petits pots » soi-même, ça coûte quasiment la moitié du prix d’une préparation industrielle.

EN SAVOIR +

Entre 4 500 et 5 000 langes

C’est le nombre de langes que vous économiserez (jusqu’à ce que bébé soit propre) en utilisant des langes lavables. Une économie pour l’environnement, mais également pour votre portefeuille. Voilà le zéro déchet en mode pipi caca.

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