Crèche et école

Blocus : 10 conseils pour réussir

Pour la majorité des étudiant·es, le blocus et les examens sont une période marathon. Ils et elles vont devoir tenir sur la longueur aussi bien intellectuellement et physiquement que nerveusement. Avec l’aide de Mireille Houart, docteur en science et membre du Service de pédagogie à l’Université de Namur, le Ligueur a dressé 10 conseils, histoire de mettre toutes les chances de son côté…

Côté étudiant…

Établir son planning : fixer, jour après jour et jusqu’au bout de la session, les matières à étudier. Autant pour organiser son temps que pour se rassurer : en planifiant son temps, on le maîtrise. Reste à s’y tenir. Astuce : prévoir des demi-journées de sécurité pour rattraper un (éventuel) retard. Et pour se donner du courage et voir le « bout du tunnel » : indiquer en grand « congé » en bout de session.

● Se tenir à une journée-type : certains sont plutôt du matin, d’autres plutôt du soir, mais l’important est d’avoir les mêmes horaires d’un jour à l’autre. Exemple. Consacrer la matinée à une matière compliquée car - rien à faire ! - l’esprit est plus frais à ce moment-là. Redémarrer l’après-midi avec des exercices puisque que la forme intellectuelle est en baisse après le repas. Cette dernière ne reviendra qu’en fin d’après-midi, moment à nouveau propice à la mémorisation. Efficace aussi, à ce moment-là : revoir une matière déjà étudiée, pour bien la fixer.

● Adapter son étude selon le prof : imaginer les questions qui pourraient être posées lors de l’examen et étudier sa matière en conséquence. Idem s’il s’agit d’un écrit ou d’un oral. Stimulant et efficace : réviser sa matière avec d’autres et imaginer ensemble les questions qui pourraient être posées.

● Se raconter ses cours : des études ont prouvé que l’on retient bien mieux ce que l’on entend que ce que l’on écrit. Une bonne habitude à prendre : lire ses cours à voix haute ou mieux encore, se les raconter, - pourquoi pas face à son miroir ?

● Subdiviser sa matière pour la maîtriser : la parade pour venir à bout d’un cours extrêmement ardu ou considéré comme sa « bête noire » est de le saucissonner, du style un chapitre ou quelques questions par jour.

● Se ménager des pauses et dormir : non, faire des pauses, ce n’est jamais du temps perdu ! S’aérer, se changer les idées, c’est bon pour la concentration et la mémoire. L’idéal étant le sport au grand air: lorsqu’on se détend, on mémorise mieux ensuite. Pareil pour le sommeil, indispensable non seulement pour être en forme, mais aussi pour la mémorisation. Toujours côté pause : c’est à ce moment-là aussi que l’on retrouvera son portable. Mieux vaut, pour la concentration, le couper (voire le laisser dans une autre pièce) durant l’étude.

Ne jamais abandonner : même en cas d’échec (ou de mauvaise impression après un examen), l’important est d’aller au bout de la session, déjà rien que pour gagner en expérience s’il s’agit de la première fois. A savoir aussi : les mauvaises impressions sont souvent… mauvaises. Et un examen que l’on croyait raté s’avère souvent réussi, même de justesse. Éventuellement, si l’on est complètement dépassé : concentrer ses efforts sur certaines matières et viser les dispenses pour l’année suivante.  

… et côté parents

Encouragez et soutenez-le : certains jeunes ont besoin de parler, de raconter où ils en sont tandis que d’autres préfèrent changer tout à fait de sujet lorsqu’ils font leur pause. Mais que faire (ou que dire) pour bien faire ? Rien de plus simple pour savoir ce que votre jeune a besoin : le lui demander ! Profitez-en pour le chouchouter, par exemple en lui préparant ses plats préférés. Et évidemment, dispensez-le des tâches ménagères durant cette période.

● Ne lui refilez pas votre stress : l’angoisse du blocus et des examens à venir est déjà suffisamment présente chez votre jeune pour en rajouter une couche ! Ne montrez pas vos propres angoisses, celles-ci étant particulièrement contagieuses.

● Ménagez-lui un environnement favorable : où que votre jeune s’installe (chambre, bureau, salon…), faites en sorte que cet espace soit le plus calme possible. Et si, à la maison, l’ambiance n’est pas propice à l’étude (frères et sœurs plus jeunes, habitation très petite…), conseillez-lui d’aller étudier à la bibliothèque : la plupart des universités et autres écoles supérieures gardent ce lieu ouvert durant la période des examens.

 

 

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