Crèche et école

Blocus : comment bien se préparer aux examens ?

Tuyaux pour un blocus qui aidera votre ado dans sa dernière ligne droite

Le beau temps, pour les étudiants, signifie aussi que les examens approchent. Et dans le supérieur, universitaire ou non, ça se prépare. Comment réussir un bon blocus qui mènera à la réussite ? Voici quelques tuyaux.

Il ne reste que quelques semaines. On fait des plans et des synthèses de ses cours en combinant les syllabi et les notes, pour en avoir une vue d’ensemble, faire des liens et dégager l’essentiel. On profite des derniers cours pour vérifier que ses notes sont complètes et en ordre. Et on assiste à tous les cours (au cas où on en ratait un de temps en temps). C’est le moment où les profs expliquent leurs attentes, leurs exigences et les modalités pratiques concernant les examens (date, heure, auditoire, modalités d’évaluation …). Ils filent aussi quelques tuyaux… et enregistrent les visages !

On s’or-ga-ni-se

Bien sûr, il n’y a pas de secret. À chacun de trouver sa méthodologie. Mais en suivant quelques grands principes, on peut augmenter ses chances de réussite :

  • On fait un planning d’étude, en tenant compte du temps nécessaire à l’assimilation de la matière (selon son rythme, les matières, et son horaire d’examens) ;
  • On s’en tient à une journée-type, de 8 heures d’étude selon son rythme, et on prévoit des pauses, pour la détente ou pour les éventuels retards ;
  • Adapter sa méthode à son fonctionnement : écrire et surligner si on a une mémoire visuelle, étudier à voix haute si on a une mémoire auditive ;
  • Se donner des objectifs qualitatifs : pas sur le rapport kilopages/heure. L’important c’est de s’assurer que l’on a compris et assimilé la matière, pas d’avoir fini ;
  • S’auto-évaluer : vérifier ses connaissances en situation d’examen, sans indices visuels en faisant des liens entre les chapitres.

Faire des pauses

Ça ne sert à rien d’étudier 12 heures par jour, non-stop. Le cerveau ne peut pas fonctionner sans arrêt à un haut niveau de concentration. On s’accorde 10 minutes de détente toutes les heures, ou 20 toutes les 2 heures, même si on n’en ressent pas le besoin. Après le repas de midi, on est généralement moins productif. On en profite pour sortir se balader, faire du shopping, voir des gens, aller au ciné, ou chez le coiffeur… C’est aussi une bonne récompense lorsqu’on a bien étudié. On évite par contre de prendre racine pendant 3 heures devant la télé ou l’ordi. C’est plus fatigant que de faire réellement quelque chose.

Bouger, bouger et bien manger

Et pendant les pauses, on bouge. Une bonne condition physique prédispose le corps et l'esprit au travail intellectuel. Les étudiants qui exercent une activité physique réussissent généralement mieux que les autres. Ça dynamise le corps, facilite la détente, la concentration et la motivation, augmente l'attention, et aide à gérer son temps et son stress.
Dans le stress, on est aussi tenté de manger une crasse à la va-vite. Bas les pattes ! Ce n’est pas comme ça qu’on se met en condition pour réussir ses exams. Un bon blocus est le fruit d’une alimentation équilibrée.
On préfère :

  • 4 repas par jour, à des heures régulières ;
  • des sucres lents (pâtes, riz, pain, légumes secs et autres féculents), des fruits et légumes frais ; 
  • de l’eau, régulièrement, sans attendre d’avoir soif, pour maintenir la vivacité de son cerveau ;
  • des aliments riches en calcium, en magnésium, en fer, en zinc, en iode, en vitamines A, B, C et E ;

On évite :

  • de sauter des repas, la faim déconcentre ;
  • les sucres rapides (boissons énergisantes, Coca,  chocolat, bonbons…) qui masquent la fatigue sans la supprimer et nuisent à la concentration ; 
  • les boissons caféinées en grande quantité qui nuisent à la concentration ;
  • l’alcool qui accentue la déshydratation et nuit à la mémoire.

Dormir

Le sommeil permet d’emmagasiner ce qu’on a étudié pendant la journée, de structurer les infos étudiées. Il favorise aussi la concentration et stimule la mémoire. Ça ne sert donc à rien de potasser toute la nuit pour rattraper un retard. Il faut 1 à 3 jours pour récupérer d’une nuit blanche. Si on préfère étudier la nuit, alors on dort le jour, et on prévoit une période de transition avant les exams, pour retrouver le rythme.

CÔTÉ PARENTS

  • Encouragez-le et soutenez-le : certains jeunes ont besoin de parler, de raconter où ils en sont tandis que d’autres préfèrent changer tout à fait de sujet lorsqu’ils font leur pause. Mais que faire (ou que dire) pour bien faire ? Rien de plus simple pour savoir ce dont votre jeune a besoin : le lui demander ! Profitez-en pour le chouchouter, par exemple en lui préparant ses plats préférés. Et, évidemment, dispensez-le des tâches ménagères durant cette période.
  • Ne lui communiquez pas votre stress : l’angoisse du blocus et des examens à venir est déjà suffisamment présente chez l’étudiant. Inutile d’en rajouter. Il vaut mieux éviter de lui montrer ses propres angoisses, celles-ci étant particulièrement contagieuses.
  • Lui aménager un environnement favorable : où que votre jeune s’installe (chambre, bureau, salon…), faites en sorte que cet espace soit le plus calme possible. Et si, à la maison, l’ambiance n’est pas propice à l’étude (frères et sœurs plus jeunes, habitation très petite…), conseillez-lui d’aller étudier à la bibliothèque : la plupart des universités et autres écoles supérieures gardent ce lieu ouvert durant la période des examens.

EN PRATIQUE

Quelques astuces

  • Noter les mots-clefs de ses cours en révisant ;
  • Une matière est considérée comme assimilée lorsqu’elle a été étudiée 3 fois ;
  • Éviter de comparer son rythme avec celui de ses camarades ;
  • Alterner les matières et les niveaux de difficulté, pour rester concentré et motivé ;
  • Allier l’étude « visuelle » et « auditive » ;
  • Étudier avec des copains (bien choisis) pour diminuer son stress et réduire son sentiment de solitude ;
  • Pas de médicament « miracle » : on peut prendre un supplément vitaminé mais il doit être choisi avec l'aide d'un spécialiste. On évite absolument les stimulants et les stupéfiants : ce sont de véritables ennemis de la mémoire, qui peuvent perturber la connexion des cellules nerveuses.
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