Gare aux premiers virus

Votre bébé passe ses journées avec d’autres petits microbes, en crèche ou chez une accueillante ? Que faire en tant que parents pour lui éviter ses premières roséoles, otites ou autres bronchiolites ? Et comment s'organiser quand il doit être retiré temporairement de la crèche ? 

Premier indice d’une maladie : l’état général de votre bébé. Si votre enfant est mou, apathique ou très irritable, soyez vigilants. Si sa température corporelle dépasse 38,5°C, aucun doute, il lutte contre quelque chose. Pour faire baisser la fièvre, vous pouvez enlever son pull ou son pyjama chaud et lui donner un bain d’un ou deux degrés en moins que sa température corporelle. Si sa température est toujours trop élevée après vingt-quatre heures, téléphonez au pédiatre.  

Pour éviter ou retarder la rencontre entre votre bébé et la bronchiolite, la roséole, l’otite ou autre rhinopharyngite, une solution : le protéger. Comment ? En évitant de lui transmettre nos rhumes d’adultes qui peuvent prendre des proportions plus inquiétantes chez un tout petit, en nous lavant et en lui lavant régulièrement les petites menottes. Certains pédiatres proposent aussi de booster l’immunité des petits par une cure de cuivre-or-argent ou autre, demandez-au vôtre ce qu’il préconise. « Moi,  je rince systématiquement le nez de mon petit Antonin au sérum physiologique après sa journée en crèche », nous raconte une maman infirmière. Autre excellente protection anti-virus : le lait maternel ! « Les premiers mois de crèche sont souvent plein de microbes. Le petit loulou allaité profite des anticorps de sa maman qui l’aident à se battre et qui le protègent », explique Stéphanie Jacob, infirmière pédiatrique et consultante en lactation dans le namurois.

Et une fois que bébé est malade, le repos est son meilleur allié. C’est à ce moment-là qu’il faut s’organiser pour garder ou faire garder bébé le temps qu’il se remette. Plusieurs pistes à suivre :

  • Le congé « enfant-malade » : un des parents peut prendre congé pour garder son bébé à la maison s’il est couvert par un certificat médical. Les mamans ET les papas bénéficient de 4 à 8 jours de congé « enfant malade » annuellement.
  • L’appel aux proches. Parfois, ça vaut la peine de demander les horaires et disponibilités des proches pour garder le petit loulou malade. Demander les horaires de ceux qui travaillent mais aussi, et surtout, les disponibilités de ceux qui ne travaillent pas ou plus.
  • Des services de garde-malades peuvent aussi dépanner des parents d’enfants malades. Le top du luxe, c’est quand la crèche de votre enfant organise ce service à domicile avec ses propres puéricultrices (que votre enfant « connaît » déjà).
  • Les mutuelles aussi proposent des gardes-malades à domicile. Elles sont assurées et ne coûtent pratiquement rien aux parents, à condition bien sûr que l’enfant ait un certificat lui interdisant la vie en collectivité. L’inconvénient de cette formule: votre bébé est gardé par une personne qu’il ne connaît pas du tout.

Et si un même virus sévit de manière récurrente chez un enfant, ça vaut la peine de faire un test d’allergie ou d’intolérance alimentaire. Certaines otites cachent des allergies aux protéines de lait de vache et des bronchiolites à répétition peuvent être signe d’intolérance à la banane ! Toujours bon à savoir. 



Estelle Watterman

Chez le pédiatre la première fois :

  • Prenez avec vous le carnet de santé du bébé.
  • Demandez un certificat médical pour excuser toute absence à la crèche. (Souvent, les jours sous CM ne sont pas facturés par les crèches) et éventuellement pour pouvoir profiter d’un jour de congé « enfant malade ». 
  • Si votre bébé est écarté de la crèche, demandez à votre médecin quand il pourra retourner en collectivité. Certaines crèches n’acceptent pas de reprendre un enfant après un congé de maladie sans l’accord d’un docteur.
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