Vie pratique
La cuisine sauvage n’est pas une cuisine violente qui se mitonne en mode baston. Il s’agit simplement d’une cuisine qui se nourrit de plantes trouvées dans la nature à l’état sauvage. Pour l’occasion, l’asbl Cuisine sauvage nous a guidé dans les saveurs secrètes des baies et petits fruits d’automne. Attention, il s’agit de bien identifier les ingrédients récoltés et de respecter les quelques consignes que vous rencontrerez au gré des recettes. Pour l’identification, rendez-vous tout en confiance sur le site cuisinesauvage.org
► Le cynorrhodon
L’églantier s’assortit d’un faux-fruit rouge et arrondi appelé cynorrhodon. Sa paroi est charnue, rouge et lisse. Pour éviter de s‘irriter la bouche et la gorge, il est indispensable de retirer les poils et graines des cynorrhodons avant toute préparation culinaire. Lorsqu’ils sont mous, il suffit de les passer dans un passe-vite ou moulin à légume. S’ils sont encore fermes, on peut également les couper en deux et se débarrasser des poils et graines avec un petit couteau. Ils peuvent alors être utilisés directement ou séchés pour de futures tisanes.
Les fruits se récoltent généralement après les premières gelées lorsqu’ils sont devenus mous. Il est aussi possible de les récolter fermes et de les mettre une nuit ou deux au congélateur pour les ramollir. Les (faux-) fruits offrent une pulpe onctueuse et acidulée rappelant un peu celle du concentré de tomate. Une fois sucrée, cette pulpe est un délice.
► La nèfle
Le fruit du néflier est charnu, assez gros, arrondi en toupie et tronqué au sommet. Il renferme cinq noyaux. Son aspect fait penser à une petite pomme. La nèfle est brun verdâtre, puis, lorsqu’elle est blette, elle est brun rougeâtre. Les fruits du néflier se récoltent en général après les premières gelées. Les ancien·ne·s récoltaient parfois les nèfles encore bien fermes, les entreposaient dans le dernier foin de l’année et les y laissaient mûrir. Aujourd’hui, il est également possible de les faire mûrir en les mettant une nuit au congélateur. Cette « gelée » artificielle permet de ramollir les fruits encore fermes.
► Le gland
La récolte des glands se fait en automne lorsque les fruits sont bien mûrs et tombés au sol. Pour les consommer, il est nécessaire de supprimer une part des tanins qu’ils contiennent, tanins qui peuvent provoquer à forte dose des troubles digestifs (constipation) et des maux de tête. Pour cela, les glands, après avoir été écorcés, doivent être coupés en morceaux puis bouillis dans plusieurs eaux (les premières eaux sont très brunes, ce sont les tanins qui se solubilisent dans l’eau). Lorsque l’eau devient claire, les tanins ont été éliminés. Cette opération permet de consommer les glands sans danger et de se débarrasser de leur amertume et astringence.
► La cenelle
Les fruits rouges de l’églantier, les cenelles, se présentent comme des « mini-pommes ». Ils sont assez farineux et ont une faible saveur sucrée. Les cenelles sont généralement transformées en purée et ajoutées à de la farine pour confectionner des biscuits, des galettes et des bouillies.
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