Santé et bien-être
« Je pourrais en manger toute l’année ». Face à ces déclarations mainte fois entendues, il était temps de mettre les pâtes à l’honneur. D’autant que les pasta ont l’avantage de ne percer aucun panier, de se décliner à l’infini et de joyeusement rassasier, ma va !
Souvent boudées par les personnes au régime, les pâtes n’en demeurent pas moins intéressantes au niveau nutritif. Rangées dans la catégorie des féculents, les pâtes de blé dur ont un effet rassasiant et sont riches en magnésium, fer, phosphore et vitamines du groupe B. Elles contribuent ainsi à la production d’énergie, au renforcement du système immunitaire et à la santé osseuse. Elles sont donc recommandées avant l’effort sportif parce qu’elles fournissent des glucides complexes à diffusion lente. Parfait pour « nourrir » le muscle.
Retomber sur ses pâtes
D’ailleurs, saviez-vous que les pâtes courtes sont préférées lorsqu’on utilise des sauces riches – parce qu’elles ont une meilleure adhérence –, tandis que les pâtes longues sont favorisées pour des sauces légères ? Si les spaghettis – qui doivent leur nom au mot italien spago qui signifie ficelle - sont les plus populaires, en Italie, chaque région a sa propre variété de pâtes : les orecchiette des Pouilles, les trofie de Ligurie, les raviolis du Piémont, les gnocchis de Lombardie… Mais dans chacune de ces régions, on vous regardera de travers si vous avez l’audace de manger vos pâtes avec autre chose qu’une fourchette. Les pâtes, c’est sacré ! Elles sont d’ailleurs volontiers servies lors des mariages italiens, car celles-ci symbolisent l’union et la prospérité.
Montrer pâte blanche
La production mondiale de pâtes dépasse les 17 millions de tonnes chaque année. Comment le mélange simple de farine, d’eau et parfois d’œufs rencontre-t-il autant de succès ? Probablement grâce à sa diversité : 350 formes et 1 300 variétés de pâtes différentes ont été identifiées ! À chaque pays sa spécialité : soba, mantis, pelmeni…
Ces dernières années, l’industrie agroalimentaire a également cherché à répondre à la demande croissante d’alternatives plus saines, en développant les pâtes sans gluten (à base de riz, de maïs, de quinoa ou de légumineuses), dopées en protéines (pour les sportifs et les sportives) ou à base de konjac (pour les personnes diabétiques), pour que chacun·e y trouve son compte. C’est d’ailleurs probablement la raison pour laquelle chaque famille a sa propre recette de ragù, la sauce de base à la viande.
LA RECETTE
Salade de fusilli printanière
Je vous partage ici LA recette familiale qu’on emporte aux barbecues et autres auberges espagnoles parce qu’elle multiplie les atouts : hyper facile à préparer et économique, se mange chaude ou froide et se décline en version carnivore comme végétarienne. Et surtout, elle plaît autant aux grand·es qu’aux petit·es.
► Pour 4 personnes
500 g de fusilli / 250 g de tomates cerises / une boule (ou deux, selon votre gourmandise) de mozzarella / 200 g de lardons fumés / une petite poignée de pignons de pin (qu’on peut remplacer par des graines de tournesol ou des amandes, c’est moins cher !)/ huile d’olive / quelques feuilles de basilic / poivre et sel
Dans une large casserole, plongez les fusilli dans l’eau bouillante salée jusqu’à ce qu’ils soient al dente, puis passez-les sous l’eau froide pour éviter qu’ils ne collent et continuent à cuire. Réservez. Découpez les tomates cerises en deux et déchirez la mozzarella en petits morceaux. Faites revenir les pignons de pin dans une poêle jusqu’à ce qu’ils soient légèrement brunis. Pour l’option carnivore, faites revenir dans la même poêle les lardons jusqu’à ce qu’ils soient légèrement croquants. Assemblez le tout dans un grand saladier, en veillant à ce que chaque aliment ait refroidi auparavant pour la version froide. Salez, poivrez, arrosez d’un filet d’huile d’olive de qualité et parsemez de feuilles de basilic déchirées à la main. Dégustez.
► Astuce : selon les restes du frigo ou des humeurs, on peut également l’accommoder d’olives, d’un oignon émincé, de roquette, de pesto…
Envie de plus de recettes ? Visitez le site histoiredepates.net
LE SAVIEZ-VOUS ?
Les pâtes, c’est pas du cinéma
Dans les années 1960, les films westerns à petit budget principalement produits en Italie ont été surnommés par la critique et les journalistes de « western spaghetti », en raison de leur provenance. Le plus célèbre étant probablement Sergio Leone avec Le Bon, la Brute et le Truand. Considérablement différents des westerns américains, notamment par leurs récits cruels et leur ambiguïté morale, ces films ont influencé des générations de cinéastes.
À LIRE
Le poids de 330 000 éléphants
Votre minus adooore les pâtes bolo ? Profitez-en pour l’emmener l’air de rien vers la science grâce à ce livre qui explore les secrets de fabrication de son mets préféré. L’illustratrice Lucia Rush, elle-même passionnée de cuisine, en a profité pour remplir son livre d’anecdotes, de records et aussi d’informations plus techniques. Un objet graphiquement réussi, au contenu riche et varié, dans lequel même les adultes y trouveront leur compte. De quoi devenir un·e spécialiste en la matière.
- La science du spaghetti de Lucia Rush (Helvetiq - coll. Pointue) - Dès 6 ans
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