Vie pratique

Regard à 360 degrés sur l’accueil familial

Dans ce dossier, nous partons du slogan « Devenir une famille d’accueil, c’est changer la vie d’un enfant », choisi par la Fédération des services d’accompagnement en accueil familial, pour en prendre la mesure auprès des premiers et premières concerné·es : les parents d’accueil, les parents biologiques, les enfants accueillis ainsi que celles et ceux qui les entourent dans les structures d’accompagnement.

On aurait pu vous tirer des larmes en racontant les parcours de vie chahutés de Sacha, Lilou, Soline et Matéo. Nous avons préféré placer notre curseur ailleurs. Auprès et au plus près des familles d’accueil. Jeune, âgée, hétéro ou homo, trois familles nous ont ouvert les portes de leurs chaumières pour nous raconter leur histoire de famille d’accueil.
Du jour au lendemain, Sacha a débarqué dans la vie de Catherine et Adrien pour quelques semaines. Lilou a passé la moitié de l’année 2023 chez Hélène et Benjamin, tandis que Tom et Dominique sont devenus papas avec Soline et Matéo il y a plus de douze ans. Des temporalités qui peuvent être brèves ou durer une vie entière.

Changer la vie d’un enfant

Quelle qu’en soit la durée, l’accueil familial change la vie d’un enfant. Pour en constater la portée, nous avons rencontré Corentin, 27 ans, et ses mots forts. « Si je n’avais pas été en famille d’accueil, je ne serais pas là, debout face à vous. Je ne porterais pas les mêmes valeurs, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui ».
Si la vie en institution a offert à Corentin une parenthèse stable et « sécure », manque encore à l’appel la tendresse, l’affection, l’attention et l’amour. « Il faut en avoir manqué pour comprendre l’impact de ces denrées précieuses ». Quelqu’un qui se soucie, qui vous regarde, qui vous suit, qui vous aime, qui est là chaque jour. Quand votre milieu de vie vous en prive et que des personnes, qui ne vous connaissent ni d’Eve ni d’Adam, vous l’offre, c’est ce que Corentin a expérimenté de plus puissant.

De l’autre côté du miroir

C’est un point de vue qu’on a moins l’habitude de lire que celui du parent dont l’enfant a été placé en famille d’accueil. Pour la première fois, Jessica s’exprime sur son parcours de vie d’ex-polytoxicomane. Un itinéraire chahuté difficilement compatible avec son statut de maman. À 3 semaines, Bryan a été placé en famille d’accueil d’urgence. Le temps pour sa maman d’entreprendre un travail de fond pour couper court à vingt-sept ans d’addiction.

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