Vie pratique
Si nous mettons très souvent en avant les transports doux et l’ode à la lenteur, nous sommes parfaitement conscients qu’une immense majorité des parents opte pour la voiture pour les vacances estivales. Ce qui n’empêche pas de cultiver l’art essentiel de prendre son temps.
Nous nous en voudrions de ne pas vous rappeler les règles élémentaires en matière de sécurité avant que vous colliez à cette image idéalisée de la famille qui embarque tout sourire pour l’autoroute des vacances. C’est pourquoi nous avons demandé à l’institut Vias quels étaient les écueils.
Premier élément, la fatigue. « 1 trajet en voiture sur 20 est effectué par un conducteur somnolent. Ce qui a une incidence directe puisque 1 conducteur sur 10 se dit fatigué pour des trajets dès 60 km. L’heure la plus propice à la somnolence ? Celle prisée par les parents pour éviter les embouteillages, entre minuit et 6 heures du matin. Tant qu’à faire, évitez de conduire la nuit si vous êtes la seule personne éveillée dans la voiture ».
Parlons peu, parlons technique
Si on sait que, pour beaucoup, votre véhicule sera passé entre les mains de votre garagiste pour une révision avant de tracer la route, certains éléments sont à prendre en compte. « La pression de ses pneus est un peu trop souvent extrêmement négligée. Nous avons mené avec Recytyre une étude qui nous apprend que 46% des Belges ne la contrôlent jamais. N’oubliez pas non plus tout ce qui concerne l’huile et le réservoir lave-glace à remplir. Une attention qui concerne directement les familles : quand on roule avec beaucoup de bagages, les plus lourds doivent toujours être chargés le plus bas possible et surtout ne pas gêner la visibilité. Aussi, n’empilez pas tout et n’importe quoi sur la plage arrière. Un thermos de deux kilos, par exemple, peut s’avérer être un projectile mortel en cas de freinage brusque dès 80 km/h. Enfin, pensez à verrouiller le coffre de toit et à vous aménager des pauses, au minimum toutes les deux heures, pour vous dégourdir manger, boire ou faire un petit somme ». Un parent conducteur averti en vaut deux.
ZOOM
Mal des transports ?
Avec le célèbre « J’ai envie de faire pipi », cinq minutes après la pause, c’est un des plaisirs de voyager avec les marmots. Quelques conseils peuvent vous sauver la mise. D’abord, oubliez l’idée qu’un enfant qui voyage l’estomac vide a moins de chance de vomir. Votre petit·e copilote doit manger légèrement avant d’avaler les bornes. Ce qui évite les symptômes de mal du transport. Habillez-le, habillez-la de façon confortable avec des vêtements amples. Son petit estomac ne doit pas être comprimé. Installez les plus susceptibles d’être malades en voiture là où ils seront les moins secoués : le siège à l’avant dans la voiture ou celui du milieu à l’arrière. Une petite envie de rendre ? On aère. On regarde devant soi et on chante. L’idée ? Éviter d’être trop concentré sur son état nauséeux.
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