Développement de l'enfant

Apprendre à profiter sans ses enfants

Le temps des vacances, c’est aussi celui des séparations parfois douloureuses pour les parents séparés. Vos enfants ne sont pas là et vous sentez que la déprime vous guette ? Quelques pistes pour dire non à la morosité et profiter pleinement de ces quelques jours.

Lorsqu’on se sépare de son conjoint, on se sépare aussi un petit peu de ses enfants. Que ce soit pour un week-end, une semaine ou la moitié des vacances, vos petits bouts passeront du temps chez votre ex, loin de vous. Il vous arrivera de rater leur première dent qui tombe, la rentrée des classes, voire même leur anniversaire. Et ça, ça fait mal au cœur !
Maman solo, je suis l’exemple type de la mère crevée quand sa fille est là et déprimée dès qu’elle s’en va plus de deux jours. J’erre d’une pièce à l’autre, et tout ce que j’aimerais faire sans en avoir le temps quand elle est là me semble dépourvu d’intérêt. Soudain, je donnerais tout pour jouer à la poupée ou regarder La Reine des Neiges.
La recette anti-déprime est pourtant simple : profiter du temps sans les enfants pour se ressourcer et être disponible pour eux à 100 % quand ils sont là. Mes amis, ma famille et ma psy me l’ont expliqué en long, en large et en travers.
Certains de mes amis en couple m’envient. Moi, je peux faire la grasse matinée, sortir le soir sans prendre de baby-sitter, voire m’offrir quelques jours de vacances sans devoir m’organiser avec les grands-parents.
Oui, mais l’absence de nos enfants n’est pas toujours facile à accepter, surtout quand on n’a pas (encore) refait sa vie et que la maison semble si grande et si silencieuse. Alors, pour éviter de déprimer (et de m’en vouloir après de ne pas en avoir profité), j’ai exploré quelques pistes pour vous.

Du temps pour… se reposer

Soyons honnêtes : même si nous adorons nos enfants, être parent, c’est fatigant ! Entre les réveils matinaux, les multiples activités, les couchers qui durent deux heures et les nuits interrompues, ce à quoi beaucoup de parents aspirent, c’est du repos.
Que vos enfants soient absents pour le week-end ou pour la semaine, profitez-en donc pour vous reposer ! Oui, on se dit qu’on devrait plutôt laver les carreaux, faire le repassage en retard ou tondre la pelouse. Et c’est vrai que, parfois, il faut s’y coller.
Mais de temps en temps, on peut aussi lâcher prise. Et faire la grasse matinée, s’accorder une loooooongue sieste, buller dans le fauteuil avec un livre ou regarder notre série préférée sans être interrompu·e dix fois. Un seul mot d’ordre : laisser la culpabilité sur le pas de la porte. Se reposer, bien dormir, c’est important pour être en forme quand nos loulous reviendront.
Petite astuce pour vous détendre au mieux : prenez quelques instants pour ranger les jouets de vos enfants, inutile d’avoir leurs jeux sous les yeux pendant toute leur absence. Vous avez même le droit de cacher leurs moches bricolages et dessins dans un tiroir (sans oublier de les remettre avant leur retour !) pour profiter d’un bel environnement d’adulte.

Du temps pour… s’amuser

Quand on devient parent, en tout cas les premières années, on met souvent ses loisirs et ses envies de côté. C’est encore plus vrai quand on se sépare et qu’on se retrouve seul·e à la barre. C’est sûr, quand les enfants sont là, c’est un peu le rodéo. Mais quand ils s’en vont pour quelques jours, à nous, la liberté ! On retrouve du temps pour soi, ses amis et ses loisirs.
Au début, c’est parfois un peu déroutant. Après avoir mis ses envies entre parenthèses, on ne sait pas toujours comment occuper ce temps retrouvé. Prenez le temps de réfléchir : qu’est-ce qui vous amusait, vous passionnait, vous faisait vibrer quand vous aviez du temps pour vous ? Resto, ciné, sport, théâtre, peinture… revenez quelques années en arrière et reconnectez-vous à celui/celle que vous étiez. Autre option : tenter quelque chose de nouveau, seul·e ou avec des ami·e·s. Testez un nouveau sport, apprenez un loisir créatif, prenez enfin ces cours de guitare dont vous rêviez !
Vous n’êtes qu’à moitié motivé(e) ? Forcez-vous un petit peu. L’énergie appelle l’énergie et vous vous sentirez bien plus en forme après vous être changé les idées (même si de prime abord l’option pyjama-télé peut sembler moins contraignante). Croyez-moi, je vous parle d’expérience !

Du temps pour… l’amour

Quelques jours sans les enfants, c’est aussi quelques jours pour remettre sa vie amoureuse au centre des préoccupations. Hop, on enlève son costume de papa/maman et on redevient un homme/une femme libre et sexy.
Si vous êtes en couple, passez du temps en tête-à-tête avec votre partenaire. Même si sa relation avec vos enfants est bonne (et ce n’est pas toujours le cas), il/elle appréciera de vous avoir juste pour lui/elle. Resto, ciné, voire - pourquoi pas ? - un petit week-end à la campagne, saisissez ces moments pour vous retrouver en amoureux et penser à votre couple.
Vous êtes célibataire ? Pourquoi ne pas en profiter pour faire de nouvelles rencontres ? Fana des applications et sites de rencontres ? C’est le moment de passer du virtuel au réel et de se donner rendez-vous quelque part pour faire connaissance. Sinon, vous pouvez aussi rester dans le classique et aller draguer (ou vous faire draguer) dans une soirée, un bar, un musée… tous les feux sont verts !

Du temps pour… travailler

Durant les congés, ou quand les enfants ne sont pas là, on est libéré des contraintes de l’école. Si votre boulot le permet, pourquoi ne pas aménager légèrement vos horaires ? Sans la contrainte de la garderie qui ferme à 18h, vous pouvez par exemple arriver un peu plus tard et finir un peu plus tard. Ou encore, prendre une longue pause de midi afin de manger avec un·e ami·e ou aller faire un peu de shopping.
A contrario, vous pouvez en profiter pour faire quelques heures supplémentaires et être plus cool quand vos enfants sont là. Vous avez occasionnellement des réunions tardives ? Vous souhaitez prouver votre engagement ou avoir une promotion ? Durant les jours « sans enfant·s », il vous est loisible d’être plus flexible. Quel que soit le sens dans lequel vous allez, profitez de ces moments de liberté pour organiser vos journées de travail autrement.

Bref

Que vous décidiez de vous reposer, de sortir, de travailler ou toute autre option que nous n’aurions pas mentionnée, le plus important est de vous occuper. Croyez-moi sur parole : vous coucher dans le lit de Petit·e Chéri·e en écoutant sa berceuse les larmes aux yeux n’accélérera pas le temps !
Prenez sur vous et vous verrez que, quand on s’amuse, le temps passe beaucoup plus vite. Et même si ces périodes de séparation resteront toujours un peu douloureuses, vous finirez (qui sait) par apprécier de pouvoir penser un petit peu à vous.

EN PRATIQUE

Les contacter ou pas ?

Nouvelles technologies obligent, on est désormais joignable partout et tout le temps. En vocal, mais aussi en vidéo ou en photo. Faut-il pour autant joindre nos enfants à tout bout de champ ? Il n’y a pas de réponse toute faite. Cela dépend, entre autres, de leur âge, de la durée de la séparation, de l’entente avec votre ex, etc.
Souvent, c’est davantage le parent qui a envie/besoin de savoir comment va et ce que fait son enfant. Contacter chaque jour votre enfant peut l’empêcher de profiter du temps passé avec l’autre parent ou même le perturber s’il sent que vous êtes un peu triste sans lui. Parfois, votre appel peut le couper dans son jeu, il vous adressera à peine deux mots et vous raccrocherez plus frustré·e/triste qu’autre chose.
Une solution est de le laisser prendre l’initiative de vous joindre quand il en ressent le besoin ou, si la durée de la séparation est longue, de convenir de fréquences d’appels avec votre ex. Et si vraiment vous avez besoin d’avoir des nouvelles de votre loulou, vous pouvez aussi demander à votre ex-conjoint de vous envoyer un sms ou une petite photo sans pour autant impliquer votre enfant.

À lire aussi

La pédopsychiatrie, c’est aussi pour les tout-petits (et leurs parents)

Développement de l'enfant

La pédopsychiatrie, c’est aussi pour les tout-petits (et leurs parents)

Abonné
Un·e ex qui ne paye pas ? Appelez le Secal

Droits et congés

Un·e ex qui ne paye pas ? Appelez le Secal

Déménager ou se séparer : quand le foyer change de toit

Vie pratique

Déménager ou se séparer : quand le foyer change de toit

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Par exemple, pour vous éviter de devoir indiquer à nouveau vos préférences lors de votre prochaine visite.
Cookies