Développement de l'enfant
1. Chouette, une balade !
Votre bébé fait bien le lien entre les préparatifs en vue d’une promenade et la promenade elle-même. Il comprend le mot « promenade » (ou « balade », ou « sortie »), il vous suit à quatre pattes jusqu’au portemanteau… Oui, il est content à l’idée de faire une balade avec vous. Tant mieux ! Sortir pour s’aérer et profiter de la lumière du jour, c’est essentiel pour les enfants (et les parents). C’est tout bon en toute saison. La médecin et pédagogue Maria Montessori disait : « Il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais équipements. »
2. Loin, loin, les câlins et vos bras ?
Votre petit se révèle, par moments, incroyablement indépendant : il rejette les câlins et vos bras, si appréciés il n’y a pas si longtemps. C’est comme cela, vous ne pouvez qu’en faire le constat ! Et vous dire qu’il les apprécie encore, mais à des moments qu’il a choisis, lui…
3. Observer, ce n’est pas s’ennuyer
Bon à savoir : les bébés qui observent les activités et jeux d’autres enfants ne s’ennuient pas forcément. Ils aiment regarder les autres qui sont dans l’action pour mieux les imiter quand ils se sentiront prêts à se lancer.
4. Le goût des pitreries
À presque 1 an, votre bébé est peut-être de ceux qui adorent faire des pitreries avec tout le monde et charmer leur public. D’où de gros fous rires collectifs. Mais peut-être qu’il n’est pas encore sorti de la fameuse phase de l’angoisse des 8 mois. D’où sa grande méfiance à l’égard des personnes inconnues ou qu’il connaît peu.
5. Sur le chemin de la socialisation
C’est toujours bénéfique d’offrir à votre bébé des occasions de rencontrer d’autres enfants, surtout s’il ne fréquente pas un milieu d’accueil, n’a pas de frère ou de sœur, ou de petits cousins ou cousines. Alors, rendez-vous avec lui au parc, dans un bébés-rencontre de la Ligue des familles ou dans un autre lieu de rencontre enfants et parents. Mais, comme on l’indique au point n° 4, il y a un risque que votre bébé se montre craintif s’il est toujours dans la phase de son développement marquée par la peur des inconnus et l’angoisse des 8 mois.
6. Les grands-parents, votre bébé et vous
Maintenant que votre bébé se déplace non-stop et explore à tout-va, le garder plusieurs heures d’affilée ou toute une journée demande une énergie différente de celle déployée lorsqu’il était petit et gigotait (pas toujours sagement !) sur son tapis de jeu ou sous son portique d’activités. La plupart des grands-parents s’occupant régulièrement de leur petit-enfant âgé de 11-12 mois en savent quelque chose. Heureux de lui consacrer de leur temps, ils disent avoir pleinement conscience de leur responsabilité en le faisant. Ils constatent combien cela leur demande de l’attention, parlent de stress accru (« J’ai tout le temps en tête l’idée "C’est vite fait", "C’est vite arrivé" », confie ainsi une grand-mère). Certains évoquent une plus grande fatigue. D’autres, riches de leur expérience, estiment que ce n’est pas l’âge le plus épuisant. À chaque grand-parent son vécu ! Sûr que cela vaut la peine de (re)discuter à cœur ouvert de tout cela entre parents et grands-parents.
7. Être pieds nus : toujours un point fort !
La marche à quatre pattes est sans doute le moyen de déplacement favori de votre bébé. De plus, il se met probablement debout ou il s’y exerce. S’il y arrive déjà, cela ne signifie pas qu’il va bientôt marcher. Avant de faire ses premiers pas, il va réaliser beaucoup d’expériences. S’il ne se met pas encore debout, pas de souci à condition qu’il ait trouvé une façon de se déplacer.
Il est plus que jamais intéressant de laisser votre enfant pieds nus, afin qu’il perçoive un maximum de sensations au niveau de ses pieds. Il trouve au mieux ses appuis. Ses voûtes plantaires et ses chevilles se musclent.
8. Pour garder les pieds de votre bébé au chaud…
Les chaussons souples en cuir à semelles antidérapantes, ou les chaussettes antidérapantes, sont nécessaires quand il fait froid (à l’extérieur, en hiver…) et qu’il faut garder les pieds de votre petit au chaud. En ce qui concerne les (bonnes) chaussures, rendez-vous dans le prochain Ligueur et mon bébé, celui consacré aux 12-14 mois, pour leur description.
9. Ne laissez jamais votre bébé seul
Ayez toujours un œil sur lui, même s’il est endormi dans sa poussette, qu’il est attaché dans son siège-auto dans la voiture ou qu’il s’amuse avec un enfant plus grand dans le bain ou ailleurs.
10. Des jeux tous azimuts
Les terrains de jeux sont variés pour les bébés âgés de 11 mois. Ils aiment monter, grimper, passer au-dessus, en dessous… Et aussi retrouver des objets cachés, foncer derrière un enfant plus grand, jouer à cache-cache avec lui… Et toujours manipuler des petits pots, des récipients en plastique et des cuillères en bois. Sans oublier les jeux d’encastrement, les anneaux, les balles… et tant d’autres choses encore !
11. L’eau : attirante et terrifiante
Même si, dans leur bain, les petits de 11-12 mois adorent jouer avec l’eau, ils n’apprécient pas qu’on leur lave les cheveux et qu’on penche leur tête en arrière pour les rincer. Ce n’est pas drôle ! Un conseil soufflé par une maman : faire de ce moment un jeu, en utilisant un gant de toilette en guise de marionnette. Et, bien sûr, éviter l’eau et la mousse de shampooing dans les yeux de l’enfant.
12. Normal que votre bébé bave !
Quand les dents poussent, les enfants salivent et bavent beaucoup. Un peu de patience, cela finit toujours par s’arrêter… Si votre bébé bave énormément, vous pouvez lui mettre un petit bandana ou un bavoir anti-bave, histoire que ses vêtements ne soient pas constamment trempés au niveau du torse. Comme un foulard de cow-boy. Trop mignon !
13. Petites bosses et grandes frayeurs
Votre petit aventurier intrépide fonce et se faufile partout, il franchit les obstacles rencontrés, il se met peut-être déjà debout… Et, boum, il tombe – rarement de très haut. C’est inévitable. Certes, ce n’est pas agréable, mais ce n’est souvent pas très grave. Bien utiles, alors : un gant de toilette contenant un coolpack ou des glaçons, une crème à base d’arnica et, à l’effet tout aussi magique, un gros câlin.
En cas de plaie profonde ou de grosse brûlure (rien à voir avec les petits bobos de tous les jours), mieux vaut consulter un médecin.
14. La crèche de votre bébé, au rythme des petites maladies
Si votre petit fréquente un milieu d’accueil, le fait d’être avec d’autres enfants augmente le risque qu’il rencontre des virus et des bactéries. Normal, dès lors, qu’il tombe souvent malade. Mais ce n’est simple ni pour lui, ni pour ses puéricultrices (ou son accueillante), ni pour vous. Alors, comment faire si, pour cause de maladie, votre bébé ne peut momentanément plus fréquenter son milieu d’accueil ? Pas mal de parents font appel aux grands-parents. En l’absence d’une personne de confiance disponible au pied levé, beaucoup d’autres gardent eux-mêmes leur petit malade. Légalement, le père et la mère ont chacun droit à dix jours de congé – non rémunérés – par an pour raison impérieuse. Certains employeurs prévoient, en plus, des jours de congé « enfant malade » rémunérés. Il est, dès lors, utile de se renseigner auprès de son employeur (ou de relire le règlement de travail). Attention, des règles différentes s’appliquent aux fonctionnaires. D’où l’intérêt, pour eux aussi, de s’informer auprès de leur service ressources humaines. Bon à savoir : la Ligue des familles demande un congé « enfant malade » rémunéré pour tous les parents. Affaire à suivre, donc… Autre piste (à l’accès variable en fonction des régions et plus ou moins coûteuse selon les organismes) : recourir à un service de garde d’enfants malades (via sa mutuelle, certaines crèches, des asbl…) ; ici aussi, renseignez-vous.
15. Un environnement sécurisé pour votre bébé
Votre « grand » explorateur a besoin d’un espace qui ne présente pas de danger pour lui. Cet espace, vous le sécurisez ni trop, ni trop peu, à votre mesure à vous, en visant un juste milieu.
Des sources utiles en la matière ? La brochure de l’ONE Un logement sûr pour nos enfants, ainsi que l’association Éduca Santé, le Centre Antipoisons (téléphone en cas d’urgence 070 245 245) et la Fondation des Brûlés.
Et n’oubliez pas : rien ne vous empêche de discuter de cette question de la sécurité avec les professionnels de l’enfance que vous côtoyez, par exemple à la consultation de l’ONE dont les services, rappelons-le, ont une visée préventive.
Avec Catherine Ghion, infirmière, Bénédicte Guislain, kinésithérapeute pédiatrique, Marguerite Landsberg, pédiatre, et Reine Vander Linden, psychologue clinicienne
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